Aller au contenu
Bébé Vallée
Bien manger enceinte

Prise de poids au 3e trimestre : quels repères ?

Au troisième trimestre, le poids peut augmenter plus régulièrement, mais 500 g par semaine ne constitue ni une norme ni un objectif. La prise de poids dépend de votre corpulence avant la grossesse, de la croissance du bébé, de la quantité de liquide amniotique et parfois d’un œdème. Une alimentation variée et quelques gestes simples peuvent aussi réduire les brûlures d’estomac et la constipation.

Mis à jour le 7 min de lecture

Sommaire10 parties
  1. Une prise de poids variable selon chaque grossesse
  2. Manger suffisamment sans augmenter les portions à volonté
  3. Réduire les brûlures d’estomac
  4. Prévenir la constipation en fin de grossesse
  5. Fer, calcium et alimentation équilibrée
  6. Un suivi régulier pour interpréter les changements
  7. Quand consulter ?
  8. Questions fréquentes
  9. Testez-vous
  10. Sources

Une prise de poids variable selon chaque grossesse

Le poids pris pendant la grossesse comprend le bébé, le placenta, le liquide amniotique, l’utérus, les seins, le volume sanguin et des réserves énergétiques. La proportion de chaque élément change d’une femme à l’autre et ne permet pas de déduire la quantité de graisse stockée.

Les repères de prise de poids sont généralement établis à partir de l’indice de masse corporelle calculé avant la grossesse. Pour une grossesse unique, les fourchettes souvent utilisées sont d’environ 12,5 à 18 kg en cas de maigreur, 11,5 à 16 kg avec une corpulence dite normale, 7 à 11,5 kg en cas de surpoids et 5 à 9 kg en cas d’obésité. Ces chiffres servent de repères, pas de note à obtenir.

Au deuxième et au troisième trimestre, une femme dont l’IMC avant grossesse était dans la zone habituelle prend souvent autour de 300 à 500 g par semaine, avec des variations naturelles. La progression peut être irrégulière pendant plusieurs semaines, puis augmenter davantage en cas de rétention d’eau. Votre sage-femme ou votre médecin interprète la courbe avec votre tension artérielle, vos analyses et la croissance du bébé.

  • Une prise de poids rapide sur quelques jours peut correspondre à un œdème ou à une rétention d’eau.
  • Une prise de poids faible ne signifie pas automatiquement que le bébé ne grandit pas.
  • Le suivi de la courbe compte davantage qu’une mesure isolée.
  • Une pesée hebdomadaire suffit généralement à domicile si votre professionnel vous l’a conseillé.

Manger suffisamment sans augmenter les portions à volonté

Les besoins énergétiques augmentent surtout à partir du deuxième trimestre, avec une hausse variable selon votre activité, votre corpulence, votre âge et le déroulement de la grossesse. Les recommandations françaises ne demandent pas de compter chaque calorie ni de manger deux fois plus.

Une assiette comprenant des légumes, un féculent ou du pain, une source de protéines et une matière grasse en petite quantité couvre une grande partie des besoins. Ajoutez un fruit ou un produit laitier selon votre faim. Les collations peuvent être utiles si les repas deviennent difficiles à terminer ou si les nausées, le reflux ou le diabète gestationnel modifient votre organisation.

La faim et la satiété restent des repères utiles, sauf consigne médicale particulière. Les boissons sucrées, les pâtisseries et le grignotage fréquent augmentent rapidement les apports sans fournir autant de fibres, de vitamines ou de protéines qu’un repas structuré.

Une activité physique adaptée, comme la marche, la natation ou la gymnastique prénatale, peut être poursuivie si votre grossesse le permet. La durée et l’intensité dépendent de votre état de santé, d’éventuelles contractions, du placenta et des recommandations de votre maternité.

  • Prévoyez des repas réguliers, sans vous forcer à finir.
  • Associez les féculents à des légumes et à une source de protéines.
  • Gardez de l’eau à portée de main pendant la journée.
  • Demandez un avis avant toute restriction alimentaire ou activité intense.

Réduire les brûlures d’estomac

En fin de grossesse, l’utérus prend de la place et les hormones relâchent le muscle situé entre l’estomac et l’œsophage. Le contenu acide de l’estomac peut alors remonter, surtout après un repas copieux ou en position allongée.

Des repas plus petits, pris quatre à six fois dans la journée, peuvent limiter la sensation de trop-plein. Mangez lentement, restez assise ou debout après le repas et évitez de vous allonger dans les deux à trois heures qui suivent le dîner.

Les aliments déclencheurs varient. Les repas très gras, les plats épicés, le chocolat, le café, les boissons gazeuses et les agrumes aggravent les symptômes chez certaines femmes, tandis qu’ils sont bien tolérés par d’autres. Un carnet sur deux ou trois jours peut aider à repérer ce qui vous gêne.

Si les brûlures perturbent votre sommeil ou reviennent plusieurs fois par semaine, parlez-en à votre sage-femme ou à votre médecin. Certains traitements sont compatibles avec la grossesse, mais ils doivent être choisis avec un professionnel ou un pharmacien connaissant votre terme.

Prévenir la constipation en fin de grossesse

La constipation devient fréquente lorsque les hormones ralentissent le transit, que l’utérus comprime l’intestin ou que l’activité physique diminue. Les compléments de fer peuvent aussi modifier le transit chez certaines femmes.

Augmentez progressivement les fibres avec des légumes, des fruits, des légumineuses, du pain complet et des féculents complets. Une augmentation brutale peut provoquer des ballonnements. Buvez régulièrement, souvent autour de 1,5 litre par jour, davantage en cas de chaleur ou d’activité, sauf restriction prescrite.

Une marche quotidienne, même courte, stimule le transit lorsque votre état de santé l’autorise. Allez aux toilettes dès que le besoin apparaît, installez les pieds sur un petit marchepied et évitez de pousser longtemps.

Une constipation douloureuse, des vomissements, du sang dans les selles ou plusieurs jours sans selles malgré ces mesures justifient un avis médical. Ne prenez pas de laxatif, de plante ou d’huile sans demander conseil pendant la grossesse.

Fer, calcium et alimentation équilibrée

Le besoin en fer augmente pendant la grossesse, notamment parce que le volume sanguin maternel s’accroît. Les aliments qui en apportent sont la viande, le poisson, les œufs, les lentilles, les pois chiches, les haricots et certains produits céréaliers enrichis. Le fer des végétaux est mieux absorbé lorsqu’il accompagne une source de vitamine C, comme un kiwi, une orange ou du poivron.

Une anémie se recherche par une prise de sang et ne se diagnostique pas uniquement avec la fatigue. Une supplémentation en fer est prescrite lorsque les analyses ou le contexte le justifient. Elle peut provoquer de la constipation, une gêne digestive ou des selles plus foncées, effets à signaler au professionnel qui vous suit.

Le calcium se trouve dans les produits laitiers, certaines eaux minérales, les légumes verts, les amandes et les produits enrichis. La grossesse ne signifie pas automatiquement que vos os vont perdre du calcium. Une alimentation variée couvre généralement les besoins, avec une adaptation si vous consommez peu ou pas de produits laitiers.

Le poisson peut être consommé deux fois par semaine en variant les espèces, dont un poisson gras, avec les précautions habituelles concernant les poissons prédateurs et les produits crus. La viande, le poisson et les œufs doivent être suffisamment cuits afin de réduire les risques infectieux.

Un suivi régulier pour interpréter les changements

À chaque consultation, le professionnel qui vous accompagne évalue la tension artérielle, les symptômes, la hauteur utérine et, lorsque cela est indiqué, les résultats d’échographie. Une prise de poids isolée ne permet pas de juger la croissance du bébé ni la qualité de votre alimentation.

Un gonflement progressif des chevilles en fin de journée est fréquent. Il peut être amélioré en évitant la station debout prolongée, en bougeant régulièrement les jambes et en vous reposant sur le côté. Les bas de contention peuvent être proposés après avis médical ou sage-femme.

Une alimentation très restrictive, une peur intense de grossir ou des compulsions alimentaires méritent un accompagnement sans jugement. Votre sage-femme, votre médecin ou une diététicienne formée à la grossesse peut adapter les conseils à vos habitudes, votre culture alimentaire et votre santé.

Quand consulter ?

  • Appelez votre maternité le jour même en cas de saignement, de perte de liquide, de contractions régulières et douloureuses, ou de diminution nette des mouvements habituels du bébé.
  • Contactez rapidement votre sage-femme, votre médecin ou la maternité en cas de prise de poids très rapide avec gonflement soudain du visage ou des mains, maux de tête intenses, vision brouillée, douleur sous les côtes ou tension élevée.
  • Consultez sans attendre en cas de douleur abdominale intense, de fièvre, d’essoufflement brutal, de douleur dans la poitrine ou de malaise important.
  • Appelez le 15 ou le 112 si vous avez une difficulté respiratoire sévère, une perte de connaissance, une hémorragie abondante ou un état général qui se dégrade rapidement.

Questions fréquentes

Est-il normal de prendre 500 g par semaine au troisième trimestre ?

Cela peut arriver, surtout pendant une période de croissance du bébé ou de rétention d’eau, mais ce chiffre ne constitue pas une règle. La corpulence avant grossesse, la courbe sur plusieurs semaines et les autres signes cliniques doivent être pris en compte.

Dois-je manger davantage au troisième trimestre ?

Vos besoins augmentent, mais les portions ne doivent pas automatiquement doubler. Une faim plus fréquente peut être accompagnée d’une collation structurée, par exemple un fruit avec un yaourt ou une tartine avec un morceau de fromage.

Que faire contre les brûlures d’estomac enceinte ?

Fractionnez les repas, mangez lentement, restez redressée après avoir mangé et repérez les aliments qui déclenchent vos symptômes. Si les brûlures sont fréquentes ou douloureuses, demandez un traitement compatible avec la grossesse.

Une prise de poids rapide est-elle toujours liée à l’alimentation ?

Non. En quelques jours, une hausse peut être liée à une rétention d’eau. Une prise de poids rapide associée à des maux de tête, des troubles visuels ou un gonflement soudain du visage doit être signalée rapidement.

Testez-vous

3 questions sur cette page. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quelle affirmation décrit le mieux la prise de poids au troisième trimestre ?
  2. 2.Quel geste peut aider à limiter les brûlures d’estomac ?
  3. 3.Quel signe associé à une prise de poids rapide doit être signalé rapidement ?
Carte savoir
Bien manger enceinte

Le poids ne raconte pas tout

À terme, le volume sanguin maternel a augmenté pour accompagner les besoins du placenta et du bébé. Cette adaptation participe à la prise de poids, au même titre que l’utérus et le liquide amniotique.

Bébé Vallée

Gagnez cette carte dans Bébé Vallée

Répondez à 3 questions sur cette fiche, dans le jeu ou plus haut dans « Testez-vous » : avec 2 bonnes réponses, la carte « Le poids ne raconte pas tout » rejoint votre album de cartes savoir.

Répondre aux 3 questions

Sources

  1. Assurance Maladie, grossesse et suivi médical ameli.fr
  2. Santé publique France, les 1000 premiers jours 1000-premiers-jours.fr
  3. Manger Bouger, alimentation pendant la grossesse mangerbouger.fr
  4. Haute Autorité de Santé, recommandations en santé de la femme enceinte has-sante.fr
  5. Ministère de la Santé, recommandations sanitaires et calendrier vaccinal sante.gouv.fr

Mis à jour le , d’après les recommandations françaises en vigueur. Ces informations générales ne remplacent pas une consultation.

À lire aussi