Froid, rhumes et tabagisme passif : protéger bébé
En hiver, les rhumes circulent davantage dans les familles et les lieux de garde, surtout quand les enfants sont nombreux. Les sorties restent possibles par temps froid, tandis que l’aération, le lavage du nez, l’hygiène des mains et un logement sans fumée réduisent les risques d’infection et de complications.
Mis à jour le 7 min de lecture

Sommaire10 parties
- Sortir avec un bébé quand il fait froid
- Réduire la transmission des virus
- Un logement sans fumée protège les voies respiratoires
- Fièvre, rhume, otite : quels repères ?
- Bronchiolite : reconnaître la gêne respiratoire
- Quand garder l’enfant à la maison ?
- Quand consulter ?
- Questions fréquentes
- Testez-vous
- Sources
Sortir avec un bébé quand il fait froid
Un bébé peut être promené en hiver si son état général est bon, quelle que soit la température extérieure. Habillez-le avec plusieurs couches fines, un bonnet couvrant les oreilles et des vêtements qui ne compriment ni le cou ni la poitrine.
Dans une poussette, vérifiez régulièrement sa nuque ou son thorax. Une peau très chaude, moite ou rouge indique qu’il faut retirer une couche, tandis que des lèvres bleutées, une extrémité très froide ou un bébé inhabituellement somnolent justifient de rentrer et de demander un avis médical.
Le froid ne provoque pas à lui seul un rhume. Les rhumes, les bronchiolites et la plupart des gastro-entérites sont liés à des virus transmis par les sécrétions respiratoires, les mains et certains objets. Les lieux collectifs comme la crèche favorisent les contacts rapprochés, surtout pendant les premières années.
Évitez les sorties dans un lieu très fréquenté si votre bébé est fiévreux, respire difficilement ou boit nettement moins. Une promenade calme à l’extérieur peut en revanche être maintenue pour un enfant enrhumé qui joue, respire normalement et s’alimente correctement.
- Aérez le logement environ 10 minutes matin et soir, même en hiver.
- Évitez les rassemblements intérieurs lorsque plusieurs personnes sont enrhumées.
- Lavez vos mains avant de prendre le bébé et après vous être mouché.
- Ne couvrez jamais la poussette avec une couverture qui bloque la circulation de l’air.
Réduire la transmission des virus
Le lavage des mains à l’eau et au savon pendant environ 30 secondes est utile avant les repas, après un mouchage, après un changement de couche et au retour d’un lieu collectif. Une solution hydroalcoolique peut dépanner chez l’adulte, mais elle doit rester hors de portée du bébé et ne remplace pas le lavage quand les mains sont sales.
Pour nettoyer le nez d’un nourrisson, utilisez du sérum physiologique en dosette ou un dispositif propre adapté à son âge. Le geste est particulièrement utile avant les repas et le coucher lorsque le nez est encombré. Il n’existe pas un nombre obligatoire de lavages par jour : chez un bébé enrhumé, plusieurs lavages peuvent être nécessaires selon sa gêne.
Le mouche-bébé peut être utilisé avec douceur s’il aide à dégager les sécrétions, sans aspiration forte ni répétition qui irriterait la muqueuse. Un mouchoir jetable doit être jeté immédiatement après usage, puis les mains doivent être lavées.
Un adulte enrhumé peut continuer à s’occuper de son enfant en appliquant des précautions simples : lavage des mains, toux dans le coude, mouchoir jetable et absence de baisers sur le visage. Le port d’un masque peut être envisagé lors des contacts rapprochés avec un nourrisson, notamment en période de circulation importante des virus respiratoires.
Les jouets lavables, les poignées et les surfaces fréquemment touchées peuvent être nettoyés selon les consignes de la collectivité. Les vêtements ou les tables à langer ne sont pas des réservoirs infectieux pendant plusieurs jours dans toutes les situations : la durée de survie varie selon le virus, la surface, l’humidité et la température.
Un logement sans fumée protège les voies respiratoires
La fumée de tabac augmente chez l’enfant le risque d’otites, de toux, de sifflements respiratoires, de bronchites et de crises d’asthme. Chez le nourrisson, l’exposition à la fumée de cigarette augmente aussi le risque de mort inattendue du nourrisson.
Fumer dans une autre pièce, près d’une fenêtre ou sous une hotte ne suffit pas à protéger l’enfant. La fumée se déplace dans le logement et des résidus restent sur les mains, les cheveux, les vêtements, le siège auto et les meubles. Cette exposition dite tertiaire persiste après la cigarette.
La mesure la plus protectrice consiste à ne pas fumer dans le logement ni dans la voiture, même lorsque l’enfant est absent. Après avoir fumé, l’adulte peut se laver les mains et changer de vêtement avant un contact rapproché, mais ces gestes ne suppriment pas toute l’exposition.
Un professionnel de santé peut aider un parent à réduire ou arrêter le tabac. Le médecin, la sage-femme, le pharmacien ou le service public d’aide à l’arrêt du tabac peuvent proposer un accompagnement adapté. La démarche peut commencer pendant la grossesse ou après la naissance, sans culpabiliser les parents.
Fièvre, rhume, otite : quels repères ?
La fièvre correspond à une température d’au moins 38 °C. Elle accompagne souvent une infection virale et sa gravité dépend surtout de l’âge de l’enfant, de son état général, de sa respiration et de son hydratation.
Chez un bébé de moins de 3 mois, une température mesurée à 38 °C ou plus nécessite un avis médical rapide le jour même, même si l’enfant semble encore réactif. Appelez la maternité, le médecin ou le 15 selon les consignes locales et l’état du bébé.
Après 3 mois, surveillez la capacité de l’enfant à boire, uriner, respirer, dormir et interagir. Une fièvre qui dure plus de 48 heures, qui réapparaît après une amélioration ou qui s’accompagne d’une douleur d’oreille doit être évaluée par un médecin.
Une otite ne peut pas être confirmée uniquement en regardant le comportement de l’enfant. Le médecin examine le tympan avant de décider d’une surveillance ou d’un traitement. Les antibiotiques ne sont utiles que dans certaines infections bactériennes et ne raccourcissent pas une infection virale.
Bronchiolite : reconnaître la gêne respiratoire
La bronchiolite touche surtout les enfants de moins de 2 ans, avec un pic de fréquence chez les nourrissons de moins de 6 mois. Elle débute souvent par un nez bouché, puis une toux, une respiration plus rapide et parfois des sifflements.
Le traitement repose principalement sur le lavage régulier du nez, des repas plus petits et plus fréquents si le bébé se fatigue, ainsi qu’une surveillance rapprochée. Les antibiotiques, les bronchodilatateurs et les corticoïdes ne sont pas prescrits systématiquement, car la bronchiolite est le plus souvent virale.
La kinésithérapie respiratoire de désencombrement bronchique n’est pas recommandée en routine pour la bronchiolite aiguë. Un professionnel peut toutefois expliquer les gestes de lavage du nez et évaluer l’enfant si sa respiration ou son alimentation se dégrade.
Pour certains nourrissons, une prévention contre le virus respiratoire syncytial peut être proposée selon la saison, l’âge, les antécédents et les recommandations en vigueur. Demandez à la maternité, au médecin ou au pédiatre quelle prévention est adaptée à votre enfant.
- Respiration rapide, creusement entre les côtes ou sous les côtes.
- Narines qui s’écartent à chaque inspiration ou pauses respiratoires.
- Bébé qui boit moins de la moitié de ses quantités habituelles.
- Couches nettement moins mouillées ou absence d’urines pendant plusieurs heures.
- Lèvres bleutées, grande somnolence ou difficulté à réveiller l’enfant.
Quand garder l’enfant à la maison ?
Une infection bénigne ne nécessite pas toujours une éviction de la crèche ou de l’école. La décision dépend de l’état général, de la capacité de l’enfant à participer aux activités et des règles de la collectivité.
Gardez votre enfant à la maison s’il est trop fatigué pour jouer, s’il vomit, s’il a une diarrhée importante, s’il respire difficilement ou si son état nécessite une surveillance rapprochée. Prévenez la structure d’accueil afin qu’elle applique ses propres consignes.
Le retour est possible lorsque l’enfant va mieux, boit correctement et peut participer à la vie du groupe. Une fièvre persistante, une gêne respiratoire ou une dégradation après une amélioration doivent conduire à demander un avis médical plutôt qu’à attendre la reprise de la collectivité.
Quand consulter ?
- Appelez rapidement un médecin ou le 15 pour un bébé de moins de 3 mois dont la température atteint 38 °C ou plus.
- Consultez dans la journée si l’enfant respire vite, creuse entre les côtes, siffle fortement ou semble s’épuiser pour respirer.
- Demandez un avis médical si le bébé boit moins de la moitié de ses quantités habituelles, vomit chaque prise ou mouille nettement moins ses couches.
- Appelez le 15 ou le 112 si l’enfant devient bleu, fait une pause respiratoire, est difficile à réveiller ou présente une détresse respiratoire.
- Consultez si une fièvre dure plus de 48 heures après 3 mois, réapparaît après une amélioration ou s’accompagne d’une douleur importante de l’oreille.
Questions fréquentes
Le froid rend-il les enfants malades ?
Le froid ne crée pas un rhume ou une bronchiolite. Ces infections sont provoquées par des virus, dont la transmission est facilitée par les contacts rapprochés en intérieur. Une sortie adaptée reste possible si l’enfant va bien.
Combien de fois faut-il laver le nez d’un bébé enrhumé ?
Il n’y a pas de fréquence fixe. Faites-le surtout avant les repas et le sommeil, puis chaque fois que l’encombrement gêne la respiration ou l’alimentation. Utilisez du sérum physiologique et un geste doux.
Fumer près d’une fenêtre protège-t-il le bébé ?
Non. La fumée et ses résidus restent dans l’air, les textiles, les cheveux et les surfaces. Le logement et la voiture doivent être totalement sans tabac, y compris lorsque l’enfant n’est pas présent.
Les antibiotiques soignent-ils la bronchiolite ?
Non, la bronchiolite est généralement virale. Les antibiotiques ne sont utiles que si une infection bactérienne associée est diagnostiquée, par exemple dans certaines otites ou pneumonies.
Testez-vous
3 questions sur cette page. Choisissez une réponse pour lire l’explication.
La fumée reste sur les vêtements
Même après avoir éteint une cigarette, des résidus de fumée restent sur les mains, les cheveux et les vêtements. Fumer dehors réduit l’exposition, sans la supprimer complètement.
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Répondez à 3 questions sur cette fiche, dans le jeu ou plus haut dans « Testez-vous » : avec 2 bonnes réponses, la carte « La fumée reste sur les vêtements » rejoint votre album de cartes savoir.
Répondre aux 3 questionsSources
- Assurance Maladie, bronchiolite et gestes de prévention ameli.fr
- Santé publique France, les 1000 premiers jours 1000-premiers-jours.fr
- Haute Autorité de Santé, recommandations sur la bronchiolite du nourrisson has-sante.fr
- Santé publique France, tabac et grossesse, tabagisme passif santepubliquefrance.fr
- Service public d’aide à l’arrêt du tabac, Tabac Info Service tabac-info-service.fr
Mis à jour le , d’après les recommandations françaises en vigueur. Ces informations générales ne remplacent pas une consultation.
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