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Santé

Petits maux d’hiver de bébé : les bons gestes

Rhume, toux, bronchiolite et otite circulent davantage pendant les mois froids, surtout lorsque votre bébé fréquente une collectivité. La plupart de ces infections guérissent avec des soins simples, une surveillance attentive et un avis médical adapté à l’âge de l’enfant.

Mis à jour le 7 min de lecture

Sommaire10 parties
  1. Pourquoi les bébés sont souvent malades en hiver
  2. Rhume et rhinopharyngite : dégager le nez
  3. Toux et bronchite : observer la respiration
  4. Bronchiolite : reconnaître l’aggravation
  5. Otite : soulager et faire examiner
  6. Les gestes qui protègent toute la famille
  7. Quand consulter ?
  8. Questions fréquentes
  9. Testez-vous
  10. Sources

Pourquoi les bébés sont souvent malades en hiver

Les virus respiratoires se transmettent par les gouttelettes, les mains et les objets partagés. Un bébé accueilli en crèche peut donc avoir plusieurs épisodes infectieux pendant la même saison, sans que cela signifie que ses défenses immunitaires fonctionnent mal.

Avant 3 mois, les voies respiratoires sont étroites et la respiration se fatigue plus vite. Le nourrisson respire aussi principalement par le nez, ce qui rend un simple nez bouché gênant pour boire et dormir.

Le lavage des mains pendant au moins 30 secondes, l’aération quotidienne du logement et l’absence de fumée de tabac réduisent l’exposition aux virus et aux irritants. Évitez aussi les visites lorsqu’une personne présente un rhume, de la toux ou de la fièvre.

  • Lavez-vous les mains avant de prendre votre bébé ou de préparer son repas.
  • Aérez les pièces environ 10 minutes chaque jour, même en hiver.
  • Ne partagez pas les cuillères, les tétines, les biberons ou les mouchoirs.
  • Lavez régulièrement les jouets portés à la bouche.
  • Faites dormir votre bébé sur le dos, dans une chambre autour de 18 à 20 °C.

Rhume et rhinopharyngite : dégager le nez

Une rhinopharyngite associe généralement un nez qui coule ou qui se bouche, des éternuements, une toux liée aux sécrétions et parfois une fièvre modérée. Les antibiotiques ne guérissent pas cette infection, qui est le plus souvent virale.

Le lavage du nez avec du sérum physiologique en dosette est le geste le plus utile. Chez un nourrisson, installez-le sur le côté ou sur le dos avec la tête tournée sur le côté, placez l’embout à l’entrée de la narine située vers le haut, puis faites couler doucement le contenu de la dosette. Essuyez ensuite les sécrétions et recommencez de l’autre côté.

Vous pouvez laver le nez avant les repas et avant le coucher, puis chaque fois que les sécrétions gênent la respiration. Un bébé très encombré peut avoir besoin de plusieurs lavages par jour pendant quelques jours.

Les sprays décongestionnants vasoconstricteurs sont contre-indiqués chez le jeune enfant. Les médicaments contre la toux ne doivent pas être donnés de votre propre initiative, en particulier avant 2 ans. Le miel est interdit avant 1 an en raison du risque de botulisme.

Toux et bronchite : observer la respiration

Chez le bébé, le mot bronchite désigne souvent une infection virale des bronches qui accompagne un rhume. La toux peut durer une à deux semaines, parfois davantage, même lorsque la fièvre et le nez qui coule ont disparu.

Des glaires jaunes ou vertes ne prouvent pas une infection bactérienne. Le médecin décide d’un éventuel traitement antibiotique selon l’examen, l’âge de l’enfant, la durée des symptômes et son état général. Une bronchite simple ne nécessite habituellement pas d’antibiotiques.

Proposez régulièrement le sein ou le biberon en petites quantités si la toux gêne les prises. Gardez votre bébé légèrement redressé dans vos bras lorsqu’il est éveillé, tout en le faisant dormir à plat sur le dos dans son lit. Les oreillers, coussins et cale-bébés augmentent le risque d’étouffement.

Consultez rapidement si la respiration devient plus rapide, bruyante ou difficile, si les côtes se creusent à chaque inspiration, si votre bébé boit nettement moins ou si son état général se dégrade.

Bronchiolite : reconnaître l’aggravation

La bronchiolite débute souvent par un rhume, puis une toux et une gêne respiratoire apparaissent en un à trois jours. Le virus respiratoire syncytial est une cause fréquente, mais d’autres virus peuvent aussi être responsables.

La gêne peut se traduire par une respiration rapide, des sifflements, des pauses, un creusement sous les côtes ou un bébé qui s’épuise pendant les biberons. Les symptômes sont souvent plus marqués pendant les deux ou trois premiers jours, puis s’améliorent progressivement.

Le traitement repose surtout sur le lavage du nez, la surveillance de la respiration et des prises alimentaires. La kinésithérapie respiratoire de désencombrement n’est pas réalisée systématiquement pour une bronchiolite aiguë. Les bronchodilatateurs et les corticoïdes ne sont pas utilisés en routine chez le nourrisson.

Un bébé de moins de 3 mois, né prématurément ou atteint d’une maladie cardiaque ou respiratoire doit être évalué rapidement dès l’apparition d’une gêne respiratoire. L’hospitalisation dépend de l’examen, de l’oxygénation, de l’alimentation et de l’état général, pas du seul âge.

  • Lavez le nez avant chaque repas et avant le sommeil.
  • Fractionnez les biberons ou les tétées si votre bébé se fatigue.
  • Surveillez le nombre de couches mouillées et la quantité réellement bue.
  • Ne donnez aucun médicament respiratoire sans prescription médicale.
  • Appelez le 15 ou le 112 si votre bébé bleuit, fait des pauses respiratoires ou semble s’épuiser.

Otite : soulager et faire examiner

Une otite moyenne aiguë survient fréquemment après un rhume, lorsque l’inflammation atteint la zone située derrière le tympan. Le bébé peut pleurer davantage, se réveiller la nuit, boire moins, avoir de la fièvre ou vomir. Le fait de toucher son oreille ne suffit pas à confirmer une otite, car ce geste peut aussi accompagner la fatigue ou la poussée dentaire.

Seul l’examen du tympan permet de poser le diagnostic. Une otite avec épanchement, appelée otite séreuse, ne se traite pas comme une otite aiguë infectée et ne justifie pas automatiquement des antibiotiques.

Le médecin peut recommander une simple surveillance lorsque l’enfant est plus grand, peu atteint et que le diagnostic le permet. Chez le nourrisson, en cas de forte douleur, de fièvre importante, d’atteinte des deux oreilles ou de signes particuliers, une consultation et parfois un antibiotique sont nécessaires.

Pour la douleur ou la fièvre, utilisez uniquement le médicament et la dose indiqués pour le poids de votre enfant par un professionnel de santé ou la notice adaptée. Ne mettez jamais d’huile, de gouttes ou de coton-tige dans l’oreille sans avis médical.

Les gestes qui protègent toute la famille

Le lait maternel ou infantile reste l’alimentation adaptée au bébé malade. Il peut boire moins à chaque prise pendant un ou deux jours, mais les prises doivent rester fréquentes. Ne forcez pas un biberon et demandez un avis si les quantités diminuent nettement.

Le vaccin contre la grippe concerne certaines personnes selon leur âge et leurs facteurs de risque, conformément au calendrier vaccinal et à la campagne en cours. La vaccination contre la coqueluche pendant la grossesse protège le nouveau-né durant ses premières semaines grâce aux anticorps transmis par la mère.

Pour la bronchiolite à virus respiratoire syncytial, une vaccination pendant la grossesse ou un traitement préventif par anticorps monoclonal peut être proposé selon la saison, l’âge du bébé et les recommandations en vigueur. La maternité ou le médecin vous indiquera la mesure adaptée.

Évitez les huiles essentielles, les fumigations, les baumes camphrés et les remèdes maison chez le nourrisson. Leur innocuité n’est pas garantie et certains peuvent provoquer une irritation, une intoxication ou une gêne respiratoire.

Quand consulter ?

  • Appelez rapidement un médecin, une sage-femme ou la maternité pour un bébé de moins de 3 mois ayant une température rectale d’au moins 38 °C.
  • Consultez dans la journée si votre bébé boit nettement moins, vomit plusieurs prises, mouille beaucoup moins ses couches, a la bouche sèche ou paraît inhabituellement somnolent.
  • Demandez un avis médical le jour même si la respiration est rapide, sifflante, irrégulière, si les côtes se creusent ou si les narines battent.
  • Consultez si une fièvre dure plus de 48 heures, réapparaît après une amélioration ou s’accompagne d’une douleur importante, d’un écoulement de l’oreille ou d’un état général altéré.
  • Appelez le 15 ou le 112 en cas de lèvres bleues, de pauses respiratoires, de grande difficulté à respirer, de bébé qui ne réagit presque plus ou d’épuisement visible.

Questions fréquentes

Combien de temps un rhume de bébé peut-il durer ?

Les symptômes s’améliorent souvent en 7 à 10 jours. La toux peut persister jusqu’à deux semaines, parfois plus longtemps. Une aggravation après une amélioration ou une fièvre qui dure justifie un avis médical.

Faut-il donner des antibiotiques pour des glaires vertes ?

Non. La couleur des sécrétions ne permet pas de distinguer seule une infection virale d’une infection bactérienne. Le médecin décide du traitement après avoir examiné l’enfant.

Puis-je surélever le matelas de mon bébé enrhumé ?

Non. Le couchage recommandé reste à plat sur le dos, sur un matelas ferme et dégagé. Pour aider la respiration, gardez votre bébé redressé dans vos bras lorsqu’il est éveillé et lavez son nez.

Quand consulter pour une fièvre ?

Chez un bébé de moins de 3 mois, une température rectale de 38 °C ou plus nécessite une évaluation médicale rapide. À tout âge, consultez si l’enfant est très abattu, boit mal, respire difficilement ou présente une fièvre mal tolérée.

Testez-vous

3 questions sur cette page. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quel geste aide le plus un bébé enrhumé à respirer ?
  2. 2.Que signifie une glaire jaune ou verte ?
  3. 3.Quel signe impose d’appeler le 15 ou le 112 ?
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Le nez joue un grand rôle

Pendant ses premiers mois, un bébé respire surtout par le nez. Un simple encombrement peut donc le gêner pour téter ou boire, même si ses poumons vont bien.

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Cet article fait partie du dossierBébé en hiver : froid, infections et bons réflexes

Sources

  1. Assurance Maladie, Santé du nourrisson et de l’enfant ameli.fr
  2. Haute Autorité de santé, recommandations sur la bronchiolite aiguë du nourrisson has-sante.fr
  3. Santé publique France, prévention des infections respiratoires santepubliquefrance.fr
  4. Ministère de la Santé, calendrier des vaccinations sante.gouv.fr
  5. Les 1000 premiers jours, santé et prévention du jeune enfant 1000-premiers-jours.fr

Mis à jour le , d’après les recommandations françaises en vigueur. Ces informations générales ne remplacent pas une consultation.

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