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Bébé Vallée
Accouchement

Péridurale : déroulement, bénéfices et effets indésirables

La péridurale soulage la douleur du travail grâce à un petit cathéter placé dans le bas du dos. La consultation d’anesthésie permet de vérifier votre état de santé, de répondre à vos questions et de préparer la prise en charge, avec ou sans péridurale le jour de la naissance.

Mis à jour le 8 min de lecture

Sommaire10 parties
  1. La consultation d’anesthésie prépare votre accouchement
  2. Dans quels cas la péridurale peut-elle être déconseillée ?
  3. Quand la péridurale est-elle posée ?
  4. Que ressent-on après la pose ?
  5. Quels effets indésirables sont possibles ?
  6. Après la naissance, quand demander un avis ?
  7. Quand consulter ?
  8. Questions fréquentes
  9. Testez-vous
  10. Sources

La consultation d’anesthésie prépare votre accouchement

En France, une consultation avec un médecin anesthésiste est généralement organisée pendant le huitième mois de grossesse, même si vous pensez accoucher sans péridurale. Elle sert à connaître vos antécédents, vos traitements, vos allergies, vos opérations précédentes et les éventuelles difficultés rencontrées avec une anesthésie.

Le médecin consulte votre dossier de grossesse, notamment les résultats de votre groupe sanguin, de la recherche d’anticorps irréguliers et de la numération sanguine. Le taux de plaquettes, qui participent à la coagulation, peut orienter la décision au moment du travail. Un résultat ancien ne suffit pas toujours, car la situation peut évoluer pendant la grossesse.

La consultation permet aussi d’examiner votre dos, d’évaluer l’ouverture de votre bouche et la mobilité de votre cou, puis d’anticiper une autre technique d’anesthésie si une césarienne devenait nécessaire. Vous pouvez demander une explication avec un schéma et signaler ce qui vous inquiète, par exemple la peur de ne plus sentir vos jambes ou celle de rester immobile pendant la pose.

Votre consentement est nécessaire. Vous pouvez accepter une péridurale, la refuser ou changer d’avis pendant le travail. L’équipe tient compte de votre demande, de l’avancée de l’accouchement et de votre état de santé.

  • Apportez votre dossier de maternité le jour de l’accouchement.
  • Signalez tout traitement anticoagulant ou antiagrégant, même pris ponctuellement.
  • Mentionnez une maladie neurologique, une opération du dos ou un trouble de la coagulation.
  • Demandez à la maternité quand un bilan sanguin récent sera nécessaire.

Dans quels cas la péridurale peut-elle être déconseillée ?

La principale raison de ne pas poser une péridurale est votre refus. D’autres situations demandent une évaluation médicale, notamment une infection près du point de ponction, un trouble important de la coagulation, un nombre de plaquettes trop bas ou la prise récente de certains médicaments qui fluidifient le sang.

Une déformation de la colonne vertébrale, une scoliose ou une ancienne chirurgie du dos ne rendent pas automatiquement la péridurale impossible. La pose peut demander davantage de temps, une autre position ou l’utilisation d’une échographie pour repérer les reliefs du dos.

Les antécédents neurologiques sont étudiés au cas par cas. Une migraine, un tatouage lombaire ou une ancienne douleur du dos ne constituent pas, à eux seuls, des contre-indications. Lorsque la peau est tatouée, l’anesthésiste choisit si possible une zone saine ou une technique adaptée. Les pigments d’un tatouage ne sont pas considérés comme une raison générale d’interdire la péridurale.

Une allergie vraie aux produits utilisés est rare. L’anesthésiste vérifie vos réactions antérieures et adapte les médicaments si nécessaire. Il peut aussi vous proposer une autre stratégie d’analgésie lorsque la péridurale ne convient pas.

Quand la péridurale est-elle posée ?

Il n’existe pas de règle nationale imposant une dilatation précise, comme 3 ou 6 centimètres. La péridurale peut être proposée dès que les douleurs deviennent difficiles à supporter et que le travail est suffisamment installé. La sage-femme et l’anesthésiste tiennent compte de vos souhaits, de la vitesse du travail et du temps nécessaire pour réaliser la pose.

Une demande très tardive peut être plus difficile à organiser si la naissance est imminente, si vous devez pousser rapidement ou si l’anesthésiste est déjà mobilisé auprès d’une autre patiente. Cela ne signifie pas qu’une péridurale est interdite au-delà d’un certain nombre de centimètres.

Avant la pose, une perfusion est généralement installée et votre tension artérielle, votre fréquence cardiaque et l’activité du bébé sont surveillées. Vous vous asseyez ou vous vous allongez sur le côté, le dos arrondi, en restant immobile pendant quelques minutes. La peau est désinfectée, une anesthésie locale insensibilise la zone, puis une aiguille guide un cathéter entre les vertèbres lombaires.

L’aiguille est retirée dès que le cathéter est en place. Le cathéter reste fixé dans le dos et permet d’administrer progressivement le médicament pendant le travail. La pose prend souvent quelques minutes, avec des variations selon l’anatomie et les conditions du travail.

Que ressent-on après la pose ?

La douleur des contractions diminue généralement en quinze à vingt minutes, avec des variations selon le produit, la dose et la position du cathéter. Vous pouvez encore sentir la pression du bébé, les contractions ou l’envie de pousser. Cette perception aide souvent à participer aux efforts expulsifs.

Une pompe permet à l’équipe de diffuser le médicament en continu. Dans de nombreuses maternités, un bouton vous autorise à demander une dose supplémentaire limitée par un dispositif de sécurité. Vous ne réglez pas vous-même la quantité maximale, qui est programmée par l’équipe médicale.

La sage-femme vérifie votre tension, votre température, vos sensations et la force de vos jambes. Elle accompagne aussi les changements de position lorsque la surveillance et votre état le permettent. Un sondage urinaire ponctuel ou une sonde temporaire peuvent être nécessaires si vous ne sentez plus suffisamment votre vessie.

La péridurale n’empêche pas forcément de pousser. Le dosage est ajusté selon vos sensations, l’avancée de la naissance et les habitudes de la maternité. Si une césarienne devient nécessaire, le cathéter peut parfois être utilisé pour renforcer l’anesthésie, ce qui évite une nouvelle ponction.

Quels effets indésirables sont possibles ?

La baisse de la tension artérielle est l’un des effets connus. Elle est recherchée par la surveillance et traitée rapidement selon votre situation. Des frissons, des démangeaisons, une sensation de jambes lourdes ou une difficulté temporaire à uriner peuvent aussi survenir. Ces effets disparaissent habituellement lorsque le médicament est diminué ou après le retrait du cathéter.

Une légère augmentation de la température maternelle peut apparaître pendant un travail long sous péridurale. L’équipe vérifie alors votre état et celui du bébé afin de distinguer un effet lié au travail d’une infection. La péridurale ne supprime pas la surveillance du rythme cardiaque fœtal.

Les complications sévères sont très rares. Une infection, un hématome autour de la colonne vertébrale ou une atteinte neurologique peuvent survenir exceptionnellement. Le risque d’hématome explique l’attention portée aux plaquettes, aux traitements qui fluidifient le sang et à l’examen clinique.

Un mal de tête après la pose peut être lié à une petite fuite de liquide autour des enveloppes qui entourent la moelle épinière. Il est souvent plus marqué en position assise ou debout et soulagé allongée. Il doit être signalé à la maternité, car un traitement peut être proposé.

Les données actuelles ne montrent pas que la péridurale augmente à elle seule le risque de césarienne. Elle ne provoque pas de séquelles chez le bébé lorsqu’elle est réalisée avec une surveillance adaptée. Comme pour toute intervention, l’équipe évalue les bénéfices et les risques dans votre situation.

Après la naissance, quand demander un avis ?

Après le retrait du cathéter, la sensibilité et la force des jambes reviennent progressivement. Le délai varie selon les médicaments et la durée de l’analgésie. La maternité vérifie que vous pouvez vous lever avec aide, uriner et marcher suffisamment avant un déplacement seule.

Une douleur locale modérée au point de ponction peut durer quelques jours. Elle doit s’améliorer progressivement. Une douleur dorsale intense, une faiblesse persistante d’une jambe, des fourmillements qui s’aggravent ou une difficulté à contrôler les urines ou les selles nécessitent un avis médical rapide.

La sage-femme ou le médecin vous expliquera qui joindre avant votre sortie. Gardez le numéro de la maternité dans votre téléphone et décrivez précisément la date de la pose, le type de douleur et les signes associés.

Quand consulter ?

  • Appelez la maternité dans la journée si vous avez un mal de tête intense, surtout s’il augmente assise ou debout et s’améliore allongée.
  • Demandez rapidement un avis à la maternité si la zone de ponction devient rouge, chaude, gonflée ou très douloureuse, ou si vous avez de la fièvre.
  • Contactez la maternité sans attendre si une faiblesse, une perte de sensibilité ou des fourmillements persistants apparaissent dans une ou deux jambes.
  • Appelez la maternité rapidement en cas de difficulté inhabituelle à uriner ou de perte de contrôle des urines ou des selles.
  • Appelez le 15 ou le 112 en cas de difficulté à respirer, de perte de connaissance ou de faiblesse brutale importante.

Questions fréquentes

La péridurale est-elle obligatoire si je la demande pendant la grossesse ?

Non. Elle repose sur votre consentement et peut être refusée. Vous pouvez aussi changer d’avis pendant le travail, sous réserve que le délai et votre état permettent une pose dans de bonnes conditions.

Une péridurale empêche-t-elle de sentir les contractions ?

Elle réduit fortement la douleur, mais vous pouvez souvent sentir la pression de la contraction et l’envie de pousser. Le dosage peut être adapté si vous ressentez trop peu vos jambes ou si la douleur reste importante.

Peut-on avoir une péridurale avec un tatouage dans le bas du dos ?

Un tatouage ne constitue pas automatiquement une contre-indication. L’anesthésiste examine la peau et choisit le point de ponction le plus adapté, lorsque cela est possible.

La péridurale fait-elle mal ?

La piqûre de l’anesthésie locale peut être désagréable. La pose du cathéter provoque surtout une pression dans le bas du dos. Prévenir l’équipe de votre peur permet d’adapter les explications et la position.

Combien de temps faut-il pour récupérer après une péridurale ?

La sensation et la force des jambes reviennent habituellement progressivement après l’arrêt du médicament, souvent en quelques heures. Le délai dépend de la durée du travail, des produits utilisés et de votre état.

Testez-vous

3 questions sur cette page. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quand la consultation d’anesthésie est-elle généralement organisée ?
  2. 2.Que reste-t-il dans le dos après la pose ?
  3. 3.Quel signe doit être signalé rapidement après une péridurale ?
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Accouchement

La péridurale reste ajustable

Le cathéter reste en place après le retrait de l’aiguille. L’équipe peut donc adapter l’analgésie pendant le travail et parfois renforcer l’anesthésie si une césarienne devient nécessaire.

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Cet article fait partie du dossierLe suivi médical de la grossesse, mois après mois

Sources

  1. Haute Autorité de santé, recommandations sur l’accouchement et l’anesthésie has-sante.fr
  2. Société française d’anesthésie et de réanimation sfar.org
  3. Collège national des gynécologues et obstétriciens français cngof.fr
  4. Assurance Maladie, rubrique Grossesse ameli.fr
  5. Santé publique France, Les 1000 premiers jours 1000-premiers-jours.fr

Mis à jour le , d’après les recommandations françaises en vigueur. Ces informations générales ne remplacent pas une consultation.

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