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Bébé Vallée
3-5 ans

Pacha demande un câlin

Pacha ressent un grand besoin de tendresse après une journée pleine de petites émotions. Avec l’aide de sa maman, il découvre des mots simples pour demander un câlin et retrouver son calme.

À lire en 4 minutes

Ce soir-là, Pacha le petit panda range ses cubes dans une boîte. Un cube rouge, un cube jaune, un cube bleu. Clac, clac, clac. La journée a été longue. Il y a eu le bain, le pyjama, puis une chaussette qui grattait son pied. Maintenant, Pacha se sent tout mou.

Maman Panda arrive avec une petite couverture douce. « Voilà ton nid pour la nuit », dit-elle. Pacha grimpe sur le tapis. Il regarde sa maman. Il ouvre les bras un tout petit peu, puis les referme. Maman commence à plier les vêtements. Pacha pousse un long soupir : « Hmmm… »

Il aimerait se blottir contre elle. Il aimerait sentir sa fourrure chaude et entendre son cœur. Pourtant, les mots restent cachés quelque part dans sa bouche. Pacha apporte son doudou. Il le pose près de maman. Puis il apporte une chaussette. Puis une autre. Maman sourit et les range.

Pacha tapote le tapis. Tap, tap, tap. Il regarde encore sa maman. Ses yeux deviennent brillants. Maman s’assoit près de lui. « Tu cherches quelque chose, Pacha ? » demande-t-elle doucement. Pacha hausse les épaules. Il serre son doudou contre son ventre. Sa petite voix sort en murmure : « Je ne sais pas. »

Maman Panda se rapproche. « Ton corps peut nous aider à chercher », dit-elle. Elle pose une main sur son propre cœur. « Est-ce que ton cœur veut boire ? » Pacha secoue la tête. « Est-ce que ton ventre veut manger ? » Il secoue encore la tête. Puis il pense à ses bras tout chauds dans ceux de maman.

Pacha lève les yeux. « Je veux… » commence-t-il. Le mot s’arrête. Maman attend tranquillement. La chambre est calme. On entend seulement le petit tic-tac de l’horloge. Pacha respire. Une fois. Deux fois. Puis il ouvre ses bras bien grands comme deux branches de bambou.

« Je veux un câlin », dit Pacha. Maman sourit. « Oui, Pacha. Tu veux un câlin. » Elle ouvre les bras à son tour. Pacha avance doucement. Plouf ! Il se glisse contre elle. Sa joue se pose sur son pull. Le grand câlin commence.

Le câlin est doux et serré. Il fait un petit bruit de couverture : froufrou, froufrou. Pacha écoute le cœur de maman. Boum, boum. Son propre cœur ralentit. Ses épaules descendent. Ses pattes se détendent. Maman caresse son dos, lentement, de haut en bas.

Après un moment, Pacha murmure : « Encore un peu. » Maman répond : « Encore un peu. » Ils restent ainsi, sans se presser. Le doudou est contre la joue de Pacha. La lampe fait une lumière ronde sur le mur. Tout semble à sa place.

Quand Pacha se sent prêt, il se redresse. « J’avais besoin d’un câlin », dit-il. Maman embrasse son front. « Tu as trouvé les mots », répond-elle. Pacha regarde ses bras. Ils savent maintenant quoi faire. Ils peuvent s’ouvrir. Ils peuvent demander.

Dans son lit, Pacha tire la couverture jusqu’au menton. Maman reste assise près de lui. « Si tu as encore besoin de moi, tu peux dire : “Maman, un câlin, s’il te plaît.” » Pacha répète doucement : « Maman, un câlin, s’il te plaît. » Les mots dansent sur l’oreiller.

Maman éteint la lampe. Pacha garde son doudou contre lui. Dans le noir doux, il pense aux mots du câlin. Sa respiration devient lente. Froufrou, froufrou. Ses yeux se ferment. « Bonne nuit, Pacha », chuchote maman. « Bonne nuit. » Et la maison s’endort avec lui.