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Bébé Vallée
3-5 ans

Alba et le panier du pique-nique

Alba veut partir vite pour pique-niquer près du grand chêne, mais le panier reste à préparer. Avec l’aide de sa maman, elle trouve une façon douce de rassembler les affaires et de partir le cœur léger.

À lire en 4 minutes

Le soleil se levait entre les feuilles. Alba, une jeune biche, ouvrit les yeux. Aujourd’hui, elle allait pique-niquer près du grand chêne, avec sa maman. Alba sauta de son lit. Ses sabots firent toc, toc, toc sur le sol doux. « On part tout de suite ? » demanda-t-elle.

Maman Biche sourit. Elle posa un panier rond sur la table. « Quand le panier sera prêt, nous partirons. » Alba regarda le panier. Il était vide. Elle voulait déjà courir dans l’herbe. Elle souffla fort. Le panier lui semblait grand, très grand, et la matinée semblait toute petite.

« Je ne sais pas par où commencer », dit Alba. Maman s’assit près d’elle. « Nous allons regarder tranquillement. » Elle ouvrit le placard. Alba choisit une petite nappe jaune. Elle la plia doucement. Ploc, ploc, ses petits sabots tapèrent contre la table.

La nappe entra dans le panier. Puis Maman prit deux gobelets. Alba les posa l’un près de l’autre. Ils firent cloc, cloc. « Voilà, ils aiment voyager ensemble », murmura Alba. Elle commença à sourire. Le panier avait encore de la place, et Alba savait déjà ce qui venait après.

Dans la cuisine, une bonne odeur flottait. Maman avait préparé des morceaux de pain tendre et des pommes bien rouges. Alba porta la petite boîte à deux mains. Elle marcha lentement jusqu’au panier. Une miette tomba sur le chemin. Alba la ramassa et la donna aux petits oiseaux dehors.

« Il faut aussi de l’eau », rappela Maman. Alba prit sa gourde bleue. Elle la secoua. Glou, glou. Elle était pleine. Alba la plaça contre la boîte. Le panier pencha un peu. « Ouh là ! » dit-elle. Tout bougea. Le gobelet roula jusqu’au bord.

Alba resta immobile. Son cœur fit boum, boum. Elle avait envie de tout laisser là. Maman posa doucement son museau contre le sien. « Nous pouvons faire une pause. Nous respirons avec le panier. » Alba inspira. L’air sentait le pain chaud. Elle souffla lentement. Le panier resta tranquille.

Maman montra le fond du panier. « Les choses lourdes vont dessous. Les choses légères vont dessus. » Alba retira la gourde. Elle la posa au fond, puis ajouta la boîte. La nappe vint par-dessus. Les gobelets trouvèrent leur place dans un petit coin.

Alba regarda le panier. Il était plein, et son couvercle fermait bien. Elle le souleva un peu. « Il est lourd. » Maman prit une anse avec elle. « Nous pouvons le porter à deux. » Elles avancèrent ensemble dans le jardin. Un pas, puis un autre. Doucement, doucement.

Le chemin menait au grand chêne. Les herbes dansaient autour de leurs pattes. Alba entendit les feuilles frissonner. Frou, frou. Elle sentit son ventre devenir léger. « Je pensais que nous n’arriverions jamais », dit-elle. Maman répondit : « Nous avons pris le temps qu’il fallait. »

Sous le grand chêne, Alba étendit la nappe jaune. Elle posa les gobelets, puis la boîte. La gourde resta bien droite. Maman coupa le pain. Alba croqua une pomme. Crac, crac. Le soleil chauffait son dos. Le panier attendait près d’elles, tout calme.

Après le goûter, Alba rangea la boîte vide. Elle replia la nappe avec Maman. Puis elle porta le panier jusqu’à la maison. Ses pas étaient lents et joyeux. Le soir venu, elle posa le panier à sa place. « Demain, nous saurons déjà comment faire », murmura-t-elle avant de fermer les yeux.