Oskar et le petit au revoir
Oskar découvre que le matin peut sembler difficile quand sa maman part travailler. Avec elle, il invente un petit rituel d’au revoir qui l’aide à attendre le moment des retrouvailles.
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Chaque matin, le soleil glissait entre les branches. Oskar, le petit écureuil, se réveillait dans son nid douillet. Il aimait le matin. Il aimait le bruit des feuilles et l’odeur du petit déjeuner. Pourtant, depuis quelques jours, son ventre se serrait quand sa maman préparait son sac.
Ce matin-là, maman posa son sac près de la porte. Elle enfila ses bottes. Oskar la regarda en silence. Il serra son petit coussin contre lui. Quand maman ouvrit la porte, il courut vers elle et lui attrapa la patte.
« Maman, reste encore un peu. » Maman s’accroupit près de lui. Elle posa sa joue contre sa joue. « Je t’entends, Oskar. Les au revoir peuvent être difficiles. Je reviendrai après le goûter. » Oskar regarda le chemin. Il connaissait les mots, pourtant son ventre faisait toujours boum, boum.
Maman réfléchit doucement. « Que dirais-tu d’un au revoir rien qu’à nous ? » Oskar leva les oreilles. Ils cherchèrent une idée. Oskar toucha le bout du nez de maman. Maman sourit. « Comme ceci ? » Oskar hocha la tête. Leur petit nez fit toc.
Puis Oskar choisit une phrase. Il voulait des mots faciles à retenir. « À tout à l’heure, maman. » Maman répondit : « À tout à l’heure, Oskar. » Ils répétèrent ensemble, tout doucement. À tout à l’heure. À tout à l’heure. Les mots roulèrent comme de petites billes chaudes.
Il restait une dernière chose. Oskar prit une feuille ronde tombée près du nid. Il la posa dans sa poche. « Quand je verrai cette feuille, je penserai à notre au revoir », dit-il. Maman caressa sa tête. « Et moi, je penserai à toi pendant ma journée. »
Le lendemain, maman remit ses bottes. Oskar sentit son ventre se serrer un peu. Il respira près de la fenêtre. Une fois. Puis encore une fois. Maman attendit à côté de lui. Oskar toucha son nez, comme la veille.
« À tout à l’heure, maman. » « À tout à l’heure, Oskar. » Maman fit un petit signe de la main. Oskar lui répondit. Il regarda le chemin jusqu’à ce qu’elle arrive au grand rocher. Puis il rentra dans le nid avec sa feuille dans la poche.
Sa grand-mère était là pour le garder. Elle lui proposa une tartine de noisette. Oskar s’assit près d’elle. Au début, il pensa à la porte. Puis il sentit la feuille ronde contre sa patte. Il la sortit et la lissa doucement. « Maman reviendra après le goûter », murmura-t-il.
Le matin passa lentement, puis plus vite. Oskar construisit une petite maison avec des brindilles. Il entendit les oiseaux chanter. Quand le soleil descendit un peu, il entendit des pas sur le chemin. C’était maman. Oskar courut jusqu’à la porte, le cœur léger.
Maman ouvrit ses bras. Oskar se blottit contre elle. « Tu es revenue ! » « Oui, me voilà. » Ils touchèrent leurs nez. Toc. Oskar rangea sa feuille dans une boîte près de son lit. Le lendemain, elle serait là pour le petit au revoir. Puis le nid retrouva son calme, tout doux, tout chaud.
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