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Bébé Vallée
Allaitement et biberon

Alimentation pendant l’allaitement : boissons et précautions

Pendant l’allaitement, votre alimentation peut rester variée et proche de vos habitudes. L’alcool, la caféine et certains traitements demandent en revanche un avis adapté, tandis que les coliques du nourrisson ne justifient pas un régime d’exclusion sans signe médical.

Mis à jour le 7 min de lecture

Sommaire10 parties
  1. Une alimentation variée suffit généralement
  2. Alcool : la prudence reste l’abstinence
  3. Caféine : comptez aussi le thé et les boissons énergisantes
  4. Les traitements se vérifient au cas par cas
  5. Les coliques ne justifient pas un régime automatique
  6. Quand demander un avis pour vous ou votre bébé
  7. Quand consulter ?
  8. Questions fréquentes
  9. Testez-vous
  10. Sources

Une alimentation variée suffit généralement

L’allaitement ne demande pas de supprimer des familles d’aliments ni de suivre un menu spécial. Mangez selon votre faim, avec des légumes et des fruits, des féculents, des légumineuses, des produits laitiers ou leurs équivalents, ainsi qu’une source de protéines à plusieurs repas.

Votre appétit peut augmenter pendant les premières semaines, surtout si les tétées sont nombreuses et les nuits courtes. Les besoins énergétiques varient selon votre corpulence, votre activité, le nombre de tétées et la part éventuelle de lait artificiel.

Buvez selon votre soif et gardez un verre à portée de main pendant une tétée si cela vous aide. Boire beaucoup plus que nécessaire ne fait pas produire davantage de lait et peut vous donner des nausées ou des réveils nocturnes.

Une alimentation végétarienne peut convenir pendant l’allaitement avec un accompagnement adapté. Un régime végétalien nécessite notamment de vérifier les apports en vitamine B12, en fer, en iode, en calcium et en vitamine D avec un médecin ou une sage-femme.

  • Variez les couleurs et les familles d’aliments au fil de la semaine.
  • Prévoyez une collation simple si la faim revient entre deux repas.
  • Lavez les fruits et les légumes avant de les consommer.
  • Demandez un avis si vous avez perdu beaucoup de poids ou si vous êtes très fatiguée.

Alcool : la prudence reste l’abstinence

L’alcool passe dans le lait maternel, avec une concentration qui suit celle du sang. Le foie du nourrisson l’élimine moins efficacement que celui d’un adulte, car il est encore immature.

La recommandation la plus protectrice pendant l’allaitement est de ne pas boire d’alcool. Cette précaution concerne le vin, la bière, les cocktails et les alcools forts, y compris en petite quantité lors d’une fête.

Tirer son lait puis le jeter ne fait pas disparaître l’alcool plus rapidement. Seul le temps permet à l’organisme de l’éliminer, et la durée varie selon la quantité consommée, le poids, le repas et la vitesse de consommation.

Si vous avez bu ou si vous prévoyez une occasion particulière, demandez à votre sage-femme, à votre médecin ou à votre maternité comment organiser les repas de votre bébé. Un lait tiré avant la consommation ou un lait infantile peuvent être envisagés selon votre situation, sans interrompre définitivement l’allaitement.

  • Ne conduisez pas avec votre bébé après avoir consommé de l’alcool.
  • Ne partagez jamais un lit ou un canapé avec votre bébé si vous avez bu.
  • Ne donnez pas de boisson alcoolisée au nourrisson, même diluée dans un aliment.
  • Appelez le 15 ou le 112 si votre bébé a ingéré de l’alcool ou présente une somnolence inhabituelle.

Caféine : comptez aussi le thé et les boissons énergisantes

La caféine passe dans le lait en petite quantité. Les nouveau-nés la dégradent lentement, surtout pendant les premières semaines, ce qui peut favoriser une agitation, des difficultés d’endormissement ou des tremblements chez certains bébés sensibles.

La caféine se trouve dans le café, le thé, les boissons énergisantes, certains sodas au cola, le maté, le guarana et plusieurs produits contenant du cacao. La quantité varie fortement selon la marque, le volume et la durée d’infusion.

Pendant l’allaitement, limitez votre consommation, par exemple autour de 200 mg de caféine par jour. À titre indicatif, une tasse de café filtre peut apporter environ 80 à 120 mg, tandis qu’un expresso, un thé ou une boisson au cola en apportent souvent moins, avec de grandes variations.

Si votre bébé devient nettement plus irritable après plusieurs boissons caféinées, réduisez progressivement et observez l’évolution pendant quelques jours. La caféine a une durée d’action prolongée, donc un changement peut demander plus d’une journée avant d’être visible.

  • Lisez l’étiquette des boissons énergisantes avant de les consommer.
  • Évitez de cumuler café, thé, cola et compléments contenant du guarana.
  • Privilégiez une boisson décaféinée si vous aimez le goût du café.
  • Parlez-en au médecin si votre bébé tremble, dort très peu ou reste difficile à apaiser.

Les traitements se vérifient au cas par cas

La plupart des médicaments compatibles avec l’allaitement peuvent être choisis par un professionnel en tenant compte de la molécule, de la dose, de l’âge du bébé, de sa prématurité éventuelle et de votre fréquence de prise.

Avant un traitement prescrit, signalez toujours que vous allaitez. Pour un médicament acheté sans ordonnance, une plante, une huile essentielle ou un complément alimentaire, demandez conseil à un pharmacien, à un médecin ou à votre sage-femme.

Ne stoppez pas seule un traitement régulier, notamment un antidépresseur, un anxiolytique, un traitement de l’épilepsie ou un médicament contre une maladie chronique. Un arrêt brutal peut vous exposer à des symptômes de sevrage ou à une rechute.

Le Centre de référence sur les agents tératogènes, appelé CRAT, fournit des informations professionnelles sur de nombreux médicaments pendant l’allaitement. Votre médecin ou votre pharmacien peut vérifier la notice et rechercher une alternative lorsque cela est nécessaire.

  • Donnez le nom exact, le dosage et l’heure de prise du produit.
  • Précisez l’âge, le poids et la prématurité éventuelle de votre bébé.
  • Signalez les plantes, huiles essentielles et compléments déjà utilisés.
  • Consultez rapidement si votre bébé devient très somnolent, tète moins ou respire anormalement après votre traitement.

Les coliques ne justifient pas un régime automatique

Les pleurs et les coliques sont fréquents pendant les premières semaines, avec un pic souvent situé autour de 6 semaines et une amélioration progressive vers 3 ou 4 mois. Ils peuvent survenir chez un bébé allaité quelle que soit l’alimentation de sa mère.

Supprimer le lait, les produits laitiers, le gluten, les choux, les légumineuses ou les agrumes sans signe précis peut vous fatiguer et réduire vos apports nutritionnels. La colique seule ne prouve pas une allergie alimentaire.

Une allergie aux protéines de lait de vache est rare chez le nourrisson allaité exclusivement, mais elle peut être évoquée en présence de signes associés comme du sang dans les selles, un eczéma important, des vomissements répétés, une mauvaise prise de poids ou une gêne respiratoire.

Dans ce cas, ne commencez pas un régime d’exclusion seule. Le médecin évalue les symptômes, la croissance et les autres causes possibles, puis organise si besoin un essai limité dans le temps avec un suivi nutritionnel et médical.

  • Notez les horaires des tétées, des pleurs, des selles et des vomissements.
  • Observez la prise de poids avec le carnet de santé plutôt qu’avec la durée des pleurs seule.
  • Gardez une alimentation habituelle jusqu’à l’avis d’un professionnel.
  • Consultez si les pleurs s’accompagnent d’un signe inhabituel chez votre bébé.

Quand demander un avis pour vous ou votre bébé

Un rendez-vous avec le médecin, la sage-femme ou la puéricultrice est utile si vous avez des vertiges répétés, une fatigue qui vous empêche de vous occuper de vous, une perte de poids rapide, des vomissements ou une difficulté persistante à manger et à boire.

Pour votre bébé, demandez un avis médical le jour même s’il tète nettement moins, mouille beaucoup moins ses couches, vomit de façon répétée, présente du sang dans les selles, a une fièvre ou ne prend pas correctement du poids.

Appelez le 15 ou le 112 si votre bébé respire difficilement, devient très mou ou difficile à réveiller, bleuit, convulse, présente un gonflement soudain du visage ou a ingéré de l’alcool ou un produit dangereux.

  • Médecin traitant ou pédiatre pour un symptôme qui dure ou s’associe à une mauvaise prise de poids.
  • Sage-femme pour les questions sur l’allaitement, les boissons et les traitements après l’accouchement.
  • Pharmacien pour vérifier un produit acheté sans ordonnance avant sa prise.
  • Maternité si votre bébé a moins de quelques semaines et que vous avez un doute urgent.

Quand consulter ?

  • Bébé tète nettement moins ou mouille beaucoup moins ses couches que d’habitude.
  • Vomissements répétés, sang dans les selles, eczéma important ou prise de poids insuffisante.
  • Somnolence inhabituelle, tremblements marqués ou respiration anormale après la prise d’un traitement par le parent.
  • Difficulté à respirer, gonflement du visage, bébé bleu, très mou ou difficile à réveiller : appelez le 15 ou le 112.
  • Fatigue intense, vertiges répétés, perte de poids rapide ou impossibilité de boire et de manger pour le parent.

Questions fréquentes

Dois-je boire du lait pour fabriquer assez de lait maternel ?

Non. Le lait que vous buvez n’est pas transformé directement en lait maternel. Une alimentation variée couvre généralement vos besoins, avec des produits laitiers ou des équivalents selon vos habitudes et vos apports en calcium.

Puis-je manger du chou ou des légumineuses pendant l’allaitement ?

Oui, sauf allergie ou problème digestif personnel. Ces aliments ne provoquent pas automatiquement des coliques chez le bébé. Introduisez-les selon votre tolérance et évitez les suppressions répétées sans avis médical.

Combien de temps après un café la caféine passe-t-elle dans le lait ?

La caféine passe dans le lait en petite quantité et sa concentration varie avec la dose consommée. Limitez la quantité quotidienne et surveillez surtout le sommeil ou l’irritabilité de votre bébé, sans modifier toute votre alimentation au premier épisode.

Puis-je prendre un médicament courant en allaitant ?

La réponse dépend du médicament, de sa dose et de l’âge du bébé. Demandez confirmation à un médecin, à une sage-femme ou à un pharmacien avant une prise, et ne stoppez pas seule un traitement régulier.

Testez-vous

3 questions sur cette page. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quelle attitude est recommandée concernant l’alcool pendant l’allaitement ?
  2. 2.Que faut-il faire si votre bébé a des coliques sans autre signe inquiétant ?
  3. 3.Qui peut vérifier la compatibilité d’un médicament avec l’allaitement ?
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La caféine se cache partout

La caféine ne vient pas seulement du café : thé, cola, maté, guarana, chocolat et boissons énergisantes peuvent aussi augmenter la quantité consommée dans la journée.

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Répondez à 3 questions sur cette fiche, dans le jeu ou plus haut dans « Testez-vous » : avec 2 bonnes réponses, la carte « La caféine se cache partout » rejoint votre album de cartes savoir.

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Sources

  1. Santé publique France, site 1000 premiers jours 1000-premiers-jours.fr
  2. Ameli, Assurance Maladie, alimentation et allaitement ameli.fr
  3. ANSES, alimentation et boissons énergisantes anses.fr
  4. CRAT, Centre de référence sur les agents tératogènes lecrat.fr
  5. OMS, alimentation du nourrisson et du jeune enfant who.int

Mis à jour le , d’après les recommandations françaises en vigueur. Ces informations générales ne remplacent pas une consultation.

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