La petite histoire de Lina et des grelots
Lina, une petite chèvre, suit le tintement de grelots pour rentrer chez elle après une promenade. Quand le son disparaît, elle demande de l’aide et retrouve son chemin avec sa maman.
À lire en 4 minutes

Dans la vallée douce, Lina, la petite chèvre, aimait marcher près de sa maman. Chaque matin, elle allait voir les fleurs, les cailloux ronds et les herbes qui dansaient. Au bord du chemin, de petits grelots tintaient doucement. Ding, ding. C’était le son du retour.
Ce jour-là, Lina suivit un papillon jaune jusqu’à une touffe de trèfles. Elle avança encore un peu. Le papillon monta dans le ciel, léger comme une plume. Lina leva le nez, puis regarda autour d’elle. Le chemin avait disparu derrière les grandes herbes.
Lina fit un pas. Elle entendit un grelot. Ding. Elle fit un autre pas. Le son venait de derrière un buisson rond. Lina passa à côté, avec ses petits sabots qui faisaient toc, toc sur les pierres. Puis le grelot se tut. Tout devint très calme.
Lina s’arrêta. Ses oreilles se dressèrent. Devant elle, il y avait trois petits sentiers. Un allait vers les fleurs blanches. Un descendait près du ruisseau. Un montait vers les arbres. Lina regarda longtemps. Son cœur fit boum, boum, tout doucement.
Elle pensa à sa maman, qui l’attendait près de la vieille barrière. Lina posa ses deux pattes sur une pierre chaude. Elle inspira par le nez. Une fois. Deux fois. Puis elle appela d’une voix claire : « Maman ! Maman, je suis ici ! »
Le vent emporta sa voix entre les branches. Lina écouta. Elle entendit une feuille tomber. Froufrou. Elle entendit une abeille passer. Bzzz. Puis, très loin, un petit son répondit. Ding, ding. Lina redressa la tête. Les grelots étaient là, quelque part.
Lina suivit le tintement pendant quelques pas. Le son tournait autour d’elle, comme s’il jouait à cache-cache dans les herbes. Alors Lina s’arrêta près d’un gros rocher et appela encore : « Maman, viens près de moi, s’il te plaît ! »
Cette fois, une voix douce répondit : « Je t’entends, Lina. Reste près du rocher. » C’était maman. Lina sentit ses épaules se détendre. Elle posa sa joue contre la pierre et attendit tranquillement. Ding, ding. Les grelots se rapprochaient.
Maman apparut entre deux genêts. Elle avançait lentement, en faisant sonner la petite clochette attachée à son sac. « Me voilà », dit-elle. Lina courut vers elle et se blottit contre son flanc chaud. Maman frotta son front contre le sien.
« J’ai suivi les grelots, puis je ne savais plus quel chemin prendre », expliqua Lina. Maman hocha la tête. « Tu as appelé. Je t’ai entendue. Maintenant, nous allons regarder ensemble. » Elles observèrent les pierres, les fleurs et la pente douce.
Maman montra une petite marque blanche sur un tronc. Elle suivit ensuite trois pierres plates, posées l’une après l’autre. Au bout du sentier, on entendit le ruisseau. Puis la vieille barrière apparut. Lina reconnut le pommier, le banc et le panier du goûter.
Ding, ding, faisaient les grelots en rentrant. Lina marchait tout près de maman. Le soleil descendait derrière les collines. À la maison, une couverture moelleuse attendait près de la fenêtre. Lina but une gorgée d’eau, bâilla et murmura : « Je connais le chemin maintenant. »
Maman lui donna un petit baiser sur le front. Dehors, le vent faisait danser les herbes. Froufrou, froufrou. Lina ferma les yeux. Dans son rêve, les grelots tintaient doucement, et chaque tintement lui montrait le chemin de la maison.
Une autre histoire
- 4-6 ans4 minDorian attend son dessinDorian a très envie que sa grande sœur ajoute un joli détail à son dessin. Avec l’aide de Papa, il découvre des façons douces d’attendre que quelqu’un termine son travail.
- 4-6 ans4 minLison et la photo dans la pocheLison passe une nuit chez Mamie pendant que ses parents sont partis quelques jours. Une petite photo glissée dans sa poche l’aide à retrouver le calme au moment du coucher.
- 4-6 ans4 minMélie et le cartable trop lourdMélie se prépare pour l’école, mais son cartable pèse lourd sur ses épaules. Avec l’aide de sa maman, elle trouve une solution simple et retrouve le plaisir d’avancer.