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Bébé Vallée
3-5 ans

Bim et le jouet oublié au parc

Bim rentre du parc avec sa maman et découvre que son petit bateau est resté sur un banc. Avec son aide, il retourne le chercher et trouve une nouvelle façon de vérifier ses affaires.

À lire en 4 minutes

Ce matin-là, Bim le petit castor se réveilla avec une idée joyeuse. Il voulait aller au parc avec son petit bateau rouge. Le bateau avait une voile blanche et deux petits ronds bleus. Bim le serra contre lui. « Bonjour, bateau. Aujourd’hui, nous allons glisser sur le sable ! »

Dans le sac, maman castor rangea une gourde, une petite serviette et quelques rondelles de pomme. Bim posa son bateau tout en haut. Il courut ensuite vers la porte. « Attends, Bim », dit maman. « Nous allons regarder ensemble. » Elle vérifia le sac. Tout semblait prêt.

Au parc, le soleil faisait des taches dorées sur l’herbe. Bim grimpa sur le petit pont, descendit le toboggan et fit rouler son bateau près du bac à sable. « Vroum, vroum », chantait-il. Le bateau avançait sur le sable doux, entre les petits chemins tracés par ses pattes.

Puis Bim construisit un port avec trois bâtons et une feuille. Il posa le bateau près du banc. « Le capitaine se repose ici », murmura-t-il. Maman s’installa un peu plus loin avec sa tasse. Bim joua encore. Il remplit un seau, vida le seau, puis recommença.

Le temps passa doucement. Le vent fit danser les feuilles. Maman regarda le ciel. « Il est bientôt l’heure de rentrer », dit-elle. Bim rangea sa pelle et son seau dans le sac. Il prit la main de maman. Ensemble, ils quittèrent le parc d’un pas tranquille.

Sur le chemin, Bim sautait sur les lignes du trottoir. Une ligne, deux lignes, trois lignes. Tout à coup, il s’arrêta. Quelque chose lui manquait. Il fouilla dans ses poches. Une feuille, un petit caillou, une ficelle. Son bateau n’était nulle part.

Bim sentit son ventre se serrer. Ses yeux devinrent brillants. « Mon bateau est resté au parc », souffla-t-il. Maman s’accroupit près de lui. Elle posa une patte douce sur son épaule. « Nous allons réfléchir ensemble. Où l’as-tu posé pour la dernière fois ? »

Bim ferma les yeux. Il revit le sable, le port de bâtons, la feuille qui dansait. Puis il se rappela le banc. « Près du banc ! » dit-il. Maman sourit. « Alors nous pouvons retourner voir, calmement. » Ils reprirent le chemin du parc, main dans la patte.

Au parc, le banc était là, sous le grand arbre. Le bateau rouge était posé contre un pied du banc. Sa voile blanche bougeait dans le vent. « Te voilà », chuchota Bim. Il le prit avec soin et le serra contre son pull.

Bim regarda le bateau, puis le sac. Il réfléchit. « Avant de partir, je peux faire le tour de mes affaires », dit-il. Maman hocha la tête. Ensemble, ils cherchèrent la pelle, le seau, la gourde, la serviette et le bateau. Chaque objet retrouva sa place.

Sur le chemin du retour, Bim inventa une petite chanson. « Sac, poches, banc et sol. Je regarde tout autour de moi. » Maman la chanta avec lui. Les pas firent toc, toc. Les feuilles firent chhh, chhh. Le bateau resta bien blotti dans le sac.

À la maison, Bim posa son bateau sur l’étagère. Il rangea aussi ses chaussures et sa casquette. Puis il but une gorgée d’eau. Le soir venu, maman lui fit un câlin. Bim ferma les yeux. Dans son rêve, le petit bateau voguait doucement sur une mer de coussins.