Aller au contenu
Bébé Vallée
Accouchement

Rôle du coparent à l’accouchement : gestes utiles

Le coparent peut aider pendant le trajet, soutenir la personne qui accouche et participer aux premiers soins du nouveau-né. Les gestes utiles dépendent du moment, de l’état de santé et des règles de la maternité.

Mis à jour le 7 min de lecture

Sommaire9 parties
  1. Avant de partir : préparer un trajet calme et sûr
  2. Pendant le travail : soutenir sans prendre la place
  3. Avec l’équipe : devenir un relais fiable
  4. À la naissance : accueillir le bébé avec douceur
  5. Les premières heures : aider sans s’épuiser
  6. Quand consulter ?
  7. Questions fréquentes
  8. Testez-vous
  9. Sources

Avant de partir : préparer un trajet calme et sûr

Le coparent peut garder dans son téléphone le numéro de la maternité, l’adresse exacte et l’itinéraire avec une solution de repli. L’équipe vous indiquera quand venir selon les contractions, la perte des eaux, le terme et les antécédents de grossesse.

Pendant le trajet, la personne enceinte porte la ceinture avec la sangle ventrale sous le ventre, au niveau du bassin, et la sangle diagonale entre les seins. Le coparent conduit prudemment, évite les arrêts inutiles et s’arrête dans un lieu sûr si la douleur empêche la personne de parler ou de rester assise.

Un sac facilement accessible peut contenir les documents de suivi, la carte Vitale, les résultats d’examens, un chargeur, une bouteille d’eau, des vêtements amples et un siège-auto adapté au nouveau-né. Le siège-auto dos à la route doit être installé avant le départ de la maternité, conformément à sa notice.

Si la poche des eaux se rompt, notez l’heure, la couleur et l’odeur du liquide, puis suivez les consignes de la maternité. Un liquide verdâtre ou brunâtre, du sang rouge abondant ou une douleur continue justifient un appel rapide à l’équipe.

  • Téléphone chargé et numéro de la maternité enregistré
  • Dossier de grossesse et documents administratifs
  • Serviette propre et tenue de rechange
  • Siège-auto dos à la route déjà fixé
  • Adresse et itinéraire vérifiés à l’avance

Pendant le travail : soutenir sans prendre la place

La première aide consiste à demander régulièrement : « Voulez-vous que je vous touche, que je vous parle ou que je vous laisse de l’espace ? » Les préférences peuvent changer entre deux contractions, notamment après une péridurale ou lorsque la fatigue augmente.

Le coparent peut aider à trouver une position confortable : debout avec appui, assise sur un ballon si la maternité l’autorise, à quatre pattes ou allongée sur le côté. Une main posée sur le bas du dos ou une pression ferme sur le sacrum soulage certaines personnes, tandis que le toucher devient désagréable pour d’autres.

Une voix lente et une phrase courte aident à traverser une contraction : « Je respire avec vous », « La contraction monte puis redescend », ou « Je vais chercher la sage-femme ». Évitez de multiplier les questions pendant la douleur et transmettez à l’équipe une demande précise.

Le coparent peut proposer de petites gorgées d’eau, aider à humidifier les lèvres et rappeler d’aller aux toilettes si l’équipe le permet. Après une péridurale, la personne peut avoir besoin d’aide pour changer de position, car ses jambes peuvent être moins sensibles ou moins mobiles.

La personne qui accouche conserve son droit à l’information et au consentement. Vous pouvez demander une explication à l’équipe, répéter une question oubliée ou signaler un changement, sans décider à sa place. Le projet de naissance peut servir de repère, mais la situation médicale peut nécessiter une adaptation.

  • Demander avant de masser ou de toucher
  • Proposer une position, puis respecter le refus
  • Mesurer le temps des contractions seulement si l’équipe le demande
  • Transmettre une douleur nouvelle, une envie de pousser ou un malaise
  • Parler calmement et utiliser des phrases courtes

Avec l’équipe : devenir un relais fiable

Le coparent peut noter les informations utiles : heure de rupture des membranes, température si elle a été mesurée, allergies connues et traitements habituels. Il peut aussi garder les lunettes, le téléphone et les affaires de la personne qui accouche pendant les examens.

La maternité peut limiter le nombre d’accompagnants, les visites, les photos, les vidéos, les boissons ou les déplacements dans les couloirs. Ces règles varient selon l’établissement, la situation sanitaire et le type de chambre : demandez-les à l’arrivée ou lors de la visite prénatale.

La sage-femme ou l’obstétricien peut proposer une anesthésie, une surveillance supplémentaire, une aide instrumentale ou une césarienne lorsque l’état de la mère ou du bébé le nécessite. Le coparent peut écouter, demander une reformulation et aider à retenir les informations, tout en laissant les décisions médicales à la personne concernée et à l’équipe.

Une personne accompagnante peut aussi ressentir de la peur, des nausées ou un malaise. Elle doit s’asseoir, prévenir l’équipe et sortir quelques minutes si nécessaire, car rester debout près du lit après un malaise expose à une chute.

À la naissance : accueillir le bébé avec douceur

Si l’état du bébé et de la mère le permettent, un contact peau à peau peut être proposé dès les premières minutes. Le bébé est placé contre la poitrine nue, séché et couvert selon les consignes de l’équipe, avec le visage dégagé et la tête tournée pour permettre une respiration libre.

Le coparent peut aider à maintenir une couverture sur le dos du bébé, vérifier avec l’équipe que le nez et la bouche restent dégagés et signaler immédiatement une coloration bleutée, une respiration irrégulière ou un bébé très mou. Il ne doit jamais s’endormir avec le nouveau-né installé sur son torse.

Si la mère ne peut pas faire le peau à peau, le coparent peut parfois le proposer à son tour, après accord de l’équipe. Cette pratique aide le bébé à conserver sa température et permet un premier contact, que le bébé soit ensuite nourri au sein ou au biberon.

Les premiers soins comprennent notamment l’identification, la pesée lorsqu’elle est prévue, l’examen du nouveau-né et les conseils sur l’alimentation. La vitamine K est proposée selon les recommandations et le protocole de la maternité ; l’équipe explique son administration au parent.

Le coparent peut prendre une photo seulement si la personne qui accouche est d’accord et si la maternité l’autorise. Dans les premières heures, sa présence peut aussi servir à protéger un temps calme, limiter les appels et prévenir les proches du rythme choisi par la famille.

Les premières heures : aider sans s’épuiser

Après l’accouchement, la personne qui a accouché peut avoir des tremblements, une grande fatigue, des douleurs ou des saignements. Le coparent peut appeler la sage-femme si le saignement augmente nettement, si un malaise apparaît ou si la douleur devient inhabituelle.

Pour le bébé, le coparent peut apprendre à soutenir la nuque et le dos avec deux mains lors d’un déplacement. Il se lave les mains avant les soins, ne secoue jamais le bébé et demande une démonstration avant le premier change ou le premier habillage.

L’alimentation se met en place avec le choix de la famille. En cas d’allaitement, le coparent peut installer des coussins, apporter de l’eau et demander de l’aide si la position fait mal. En cas de biberon, il peut participer à la préparation et au portage en suivant strictement les indications de la maternité.

Le coparent a aussi besoin de boire, manger et dormir par périodes courtes. Une organisation simple, avec une personne chargée des appels et une autre des repas, réduit la fatigue pendant le séjour.

Quand consulter ?

  • Appelez la maternité selon les consignes reçues si les contractions deviennent régulières, plus rapprochées ou difficiles à gérer.
  • Appelez rapidement la maternité en cas de perte des eaux, surtout si le liquide est verdâtre, brunâtre ou malodorant.
  • Appelez la maternité pour un saignement rouge abondant, une douleur abdominale continue, un malaise ou une diminution nette des mouvements du bébé.
  • Appelez le 15 ou le 112 si la personne est inconsciente, respire mal, présente une hémorragie importante ou si le trajet vers la maternité ne peut pas se faire en sécurité.

Questions fréquentes

Le coparent doit-il assister à tous les gestes médicaux ?

Non. Il peut rester présent selon les règles de la maternité et le souhait de la personne qui accouche. Certains examens ou gestes nécessitent davantage d’intimité, et l’équipe précisera où vous placer.

Que faire si je ne sais pas comment aider pendant une contraction ?

Demandez une consigne courte : toucher, pression dans le bas du dos, silence, respiration ou appel de la sage-femme. Une préférence peut changer d’une contraction à l’autre.

Puis-je couper le cordon ombilical ?

Cela dépend du souhait des parents, de la situation du bébé et du protocole de la maternité. Le geste se fait uniquement sur proposition ou accord de l’équipe, après la naissance et selon le moment retenu pour le clampage.

Que faire si le bébé doit être pris en charge loin de la mère ?

Demandez où va le bébé, pourquoi et quand vous pourrez recevoir des nouvelles. Selon la situation et les règles du service, le coparent peut parfois accompagner le nouveau-né.

Testez-vous

3 questions sur cette page. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quelle question aide le mieux pendant une contraction ?
  2. 2.Comment placer la ceinture de sécurité pendant le trajet ?
  3. 3.Que peut faire le coparent lors d’un peau à peau avec le nouveau-né ?
Carte savoir
Accouchement

Le peau à peau côté coparent

Quand la mère ne peut pas faire le peau à peau, le coparent peut parfois accueillir le bébé contre sa poitrine. L’équipe vérifie alors la respiration et la température.

Bébé Vallée

Gagnez cette carte dans Bébé Vallée

Répondez à 3 questions sur cette fiche, dans le jeu ou plus haut dans « Testez-vous » : avec 2 bonnes réponses, la carte « Le peau à peau côté coparent » rejoint votre album de cartes savoir.

Répondre aux 3 questions

Sources

  1. Ameli, Accouchement et retour à domicile ameli.fr
  2. Santé publique France, Les 1000 premiers jours 1000-premiers-jours.fr
  3. Haute Autorité de santé, Préparer et accompagner l’accouchement has-sante.fr
  4. Service public, Siège auto pour enfant service-public.fr
  5. Organisation mondiale de la santé, soins essentiels au nouveau-né who.int

Mis à jour le , d’après les recommandations françaises en vigueur. Ces informations générales ne remplacent pas une consultation.

À lire aussi