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Bébé Vallée
Accouchement

Accoucher par voie basse après une césarienne

Après une césarienne, un accouchement par voie vaginale peut être envisagé dans de nombreuses situations. L’échographie de l’épaisseur de la cicatrice utérine ne suffit toutefois pas à prédire, à elle seule, la sécurité d’un travail, et la décision se prend avec l’équipe de la maternité.

Mis à jour le 7 min de lecture

Sommaire10 parties
  1. Ce que l’ancienne étude ne permet pas d’affirmer
  2. Dans quelles situations un travail peut être proposé
  3. Quels sont les bénéfices et les risques
  4. Comment la décision est-elle préparée
  5. Quand une césarienne programmée est privilégiée
  6. Les questions à poser en consultation
  7. Quand consulter ?
  8. Questions fréquentes
  9. Testez-vous
  10. Sources

Ce que l’ancienne étude ne permet pas d’affirmer

L’article d’origine évoquait une mesure échographique du segment inférieur de l’utérus entre 35 et 38 semaines d’aménorrhée, avec un seuil de 2,3 mm. Cette méthode a été étudiée pour rechercher un lien entre l’épaisseur de la cicatrice et le risque de rupture utérine pendant le travail.

Les études ultérieures ont montré que la mesure varie selon la voie utilisée, la vessie, la position du bébé, le terme et la personne qui réalise l’échographie. Les seuils proposés, dont 2,3 mm, ne sont donc pas assez reproductibles pour décider seuls d’une voie d’accouchement.

Une cicatrice mesurée comme fine ne signifie pas qu’une rupture va survenir. Une mesure plus épaisse ne supprime pas non plus le risque. En France, l’épaisseur du segment inférieur peut être discutée dans certaines situations, mais elle ne fait pas partie d’un dépistage systématique permettant d’autoriser ou d’interdire automatiquement un travail.

  • Le seuil de 2,3 mm ne constitue pas une règle française actuelle.
  • La technique de fermeture en une ou deux couches ne suffit pas à elle seule pour prévoir l’accouchement.
  • Le compte rendu opératoire de la césarienne précédente apporte des informations plus utiles.

Dans quelles situations un travail peut être proposé

Après une seule césarienne avec incision transversale dans la partie basse de l’utérus, un travail peut souvent être envisagé si la grossesse actuelle se déroule normalement et si la maternité peut réaliser une césarienne rapidement en cas de besoin. La décision est personnalisée pendant le suivi, généralement avant le troisième trimestre.

La probabilité d’un accouchement vaginal est souvent estimée entre 60 et 80 %, selon l’âge, l’indice de masse corporelle, la raison de la première césarienne, l’existence d’un accouchement vaginal antérieur, le terme et le début spontané ou déclenché du travail. Une césarienne réalisée parce que le bébé était en siège ne prédit pas la même situation qu’une césarienne faite après une stagnation de la dilatation.

Le dossier opératoire permet de vérifier le type d’incision sur l’utérus. Une incision verticale dans le corps de l’utérus, appelée incision corporéale ou classique, expose davantage à la rupture pendant le travail et conduit habituellement à proposer une césarienne programmée. Une ancienne chirurgie de l’utérus, comme une myomectomie profonde, demande aussi un avis obstétrical spécialisé.

  • Une cicatrice utérine unique et basse est généralement la situation la plus favorable.
  • Un accouchement vaginal antérieur augmente les chances de réussite.
  • Une grossesse multiple, un bébé en siège ou un placenta situé sur la cicatrice nécessitent une évaluation spécifique.
  • Une césarienne antérieure n’empêche pas automatiquement un futur accouchement vaginal.

Quels sont les bénéfices et les risques

Quand il aboutit, un accouchement vaginal évite une nouvelle chirurgie abdominale. La récupération est habituellement plus courte, avec moins de douleurs liées à l’incision et moins de risques opératoires immédiats. Il peut aussi réduire le nombre de cicatrices utérines pour les grossesses suivantes.

Une tentative de travail après césarienne, souvent appelée AVAC ou TOLAC dans les publications, comporte toutefois un risque de rupture de la cicatrice utérine. Il est généralement estimé autour de 0,5 à 1 % lors d’un travail après une césarienne transversale basse, avec des variations selon les situations et les méthodes de déclenchement.

La rupture utérine est rare, mais elle peut provoquer une hémorragie et une souffrance du bébé. Elle impose parfois une césarienne en urgence, et plus rarement une transfusion ou une chirurgie de l’utérus. Le risque augmente avec certaines cicatrices, un déclenchement médicamenteux et un intervalle court entre les grossesses.

Une césarienne programmée évite le risque de rupture pendant le travail, mais elle reste une intervention avec des risques de saignement, d’infection, de blessure d’un organe voisin et d’adhérences. Elle augmente aussi les difficultés possibles liées au placenta lors des grossesses ultérieures, surtout après plusieurs césariennes.

Comment la décision est-elle préparée

La sage-femme ou l’obstétricien examine le compte rendu de la première césarienne, le dossier de la grossesse actuelle et vos antécédents. La présentation du bébé, la position du placenta, sa croissance, votre état de santé et votre projet sont pris en compte. Une consultation avec la maternité permet de comparer clairement les deux options.

Si un travail est retenu, l’accouchement se déroule dans une maternité disposant d’une équipe obstétricale, d’un bloc opératoire et d’une anesthésie disponibles à tout moment. Une voie veineuse est généralement posée à l’arrivée et la surveillance du rythme cardiaque du bébé est continue ou très rapprochée selon le protocole de l’établissement.

La péridurale peut être utilisée après une césarienne. Elle ne masque pas à elle seule les signes d’une complication et peut apporter un soulagement efficace. La mobilité, les positions et les méthodes de déclenchement sont discutées avec l’équipe selon la situation clinique.

Le déclenchement demande une attention particulière. La maturation du col par prostaglandines, notamment le misoprostol, est généralement évitée en présence d’une cicatrice utérine en raison du risque de rupture. Une sonde mécanique ou une perfusion d’ocytocine peuvent parfois être envisagées, avec des précautions et une surveillance adaptées à la maternité.

Quand une césarienne programmée est privilégiée

Une césarienne programmée peut être recommandée si la cicatrice est corporéale, si le placenta recouvre le col, si une autre complication interdit le travail ou si l’équipe estime que le risque individuel est trop élevé. Le choix tient aussi compte de vos préférences après une information loyale sur les bénéfices et les limites de chaque option.

Lorsqu’elle est décidée sans urgence particulière, la césarienne est généralement programmée autour de 39 semaines d’aménorrhée, selon le dossier médical et les pratiques de la maternité. Une date plus précoce peut être nécessaire en cas de saignement, de placenta accreta suspecté, de prééclampsie ou d’autre complication.

Une tentative de voie vaginale peut se terminer par une césarienne sans que cela représente un échec personnel. Le col peut ne pas se dilater, le bébé peut mal tolérer les contractions ou le travail peut s’arrêter. L’équipe réévalue alors la situation pour protéger la mère et l’enfant.

Les questions à poser en consultation

Apportez, si vous l’avez, le compte rendu de votre précédente césarienne. Demandez quelle incision a été faite sur l’utérus, pour quelle raison la césarienne avait été réalisée et quelles sont les possibilités dans la maternité où vous êtes suivie.

Vous pouvez également demander le taux de réussite observé dans l’établissement, les conditions d’un déclenchement, la disponibilité de l’anesthésiste et du bloc opératoire, ainsi que le délai habituel en cas de césarienne urgente. Ces informations vous aident à construire un projet réaliste et personnel.

Votre choix peut évoluer pendant la grossesse. Une consultation rapprochée est nécessaire si une nouvelle information apparaît, comme un placenta bas, une présentation en siège, un retard de croissance ou une maladie maternelle.

Quand consulter ?

  • Pendant la grossesse, appelez rapidement la maternité en cas de saignement vaginal, de perte de liquide, de contractions régulières et douloureuses ou de douleur abdominale persistante.
  • Après 28 semaines d’aménorrhée, contactez la maternité le jour même si les mouvements du bébé diminuent nettement ou changent durablement.
  • Appelez le 15 ou le 112 en cas de douleur abdominale brutale et intense, de malaise, de perte de connaissance, de saignement abondant ou de difficulté à respirer.
  • Après l’accouchement, consultez rapidement en cas de fièvre à 38 °C ou plus, de saignements qui augmentent, de douleur abdominale importante ou de cicatrice rouge, gonflée et très douloureuse.

Questions fréquentes

Une échographie peut-elle dire si la cicatrice va tenir ?

Elle peut parfois mesurer le segment inférieur de l’utérus, mais la mesure dépend de la technique et du terme. Aucun seuil, dont 2,3 mm, ne permet à lui seul de garantir ou d’interdire un accouchement vaginal.

Peut-on avoir une voie basse après deux césariennes ?

La situation demande un avis spécialisé. Elle peut être discutée dans quelques maternités et pour certaines cicatrices, mais les données sont plus limitées et la décision dépend du type de cicatrices, des grossesses précédentes et des moyens disponibles.

La péridurale est-elle possible après une césarienne ?

Oui. Une péridurale peut soulager la douleur pendant un travail après césarienne, sauf contre-indication anesthésique particulière. Elle est organisée avec l’équipe de la maternité.

Un déclenchement est-il interdit après une césarienne ?

Il n’est pas toujours interdit, mais il augmente la surveillance nécessaire et peut modifier les chances de réussite. Certaines prostaglandines, notamment le misoprostol, sont évitées sur utérus cicatriciel.

Testez-vous

3 questions sur cette page. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Que signifie une mesure de cicatrice utérine inférieure à 2,3 mm ?
  2. 2.Dans quel lieu un travail après césarienne doit-il être organisé ?
  3. 3.Quel élément augmente généralement les chances de voie vaginale après césarienne ?
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Accouchement

Une cicatrice ne décide pas seule

Après une césarienne basse, environ 6 à 8 femmes sur 10 peuvent parfois accoucher par voie vaginale, selon leur dossier, le travail et les conditions de la maternité.

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Sources

  1. CNGOF, recommandations pour la pratique clinique en obstétrique cngof.fr
  2. HAS, recommandations et parcours de soins en maternité has-sante.fr
  3. Ameli, grossesse et accouchement ameli.fr
  4. Santé publique France, les 1000 premiers jours 1000-premiers-jours.fr
  5. OMS, recommandations sur les soins pendant l’accouchement who.int

Mis à jour le , d’après les recommandations françaises en vigueur. Ces informations générales ne remplacent pas une consultation.

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