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Bébé Vallée
Santé

Don de sang de cordon : à quoi sert-il aujourd’hui ?

Le sang restant dans le cordon et le placenta après la naissance contient des cellules souches capables de fabriquer de nouvelles cellules sanguines. En France, son don peut contribuer à certaines greffes, dans un cadre public, anonyme et gratuit, mais il ne permet pas aujourd’hui de reconstituer un organe ou de soigner toutes les maladies.

Mis à jour le 6 min de lecture

Sommaire9 parties
  1. Le sang de cordon contient des cellules souches
  2. Ce que ces cellules permettent réellement
  3. Comment se déroule un don en maternité
  4. Un don encadré par des règles françaises
  5. Banque publique ou conservation privée
  6. Le clampage du cordon reste guidé par les besoins du bébé
  7. Questions fréquentes
  8. Testez-vous
  9. Sources

Le sang de cordon contient des cellules souches

Le sang placentaire, aussi appelé sang de cordon, circule dans le cordon ombilical et le placenta pendant la grossesse. Après la naissance, il en reste parfois une quantité suffisante pour être recueillie une fois que le cordon a été clampé.

Ce sang contient des cellules souches hématopoïétiques. Elles peuvent produire les principales cellules du sang, notamment les globules rouges, certains globules blancs et les plaquettes. Leur propriété intéresse surtout la greffe de moelle osseuse et les traitements de maladies graves du sang.

Une unité de sang placentaire peut être proposée à un patient dont la moelle osseuse ne fonctionne plus correctement ou qui souffre de certaines leucémies, lymphomes, maladies immunitaires ou maladies héréditaires du sang. La décision dépend de la maladie, de l’âge, du poids et de la compatibilité entre le donneur et le receveur.

  • Le prélèvement intervient après la naissance et après le clampage du cordon.
  • Le bébé ne subit pas de prise de sang pour ce don.
  • La collecte ne modifie pas les soins urgents nécessaires à la mère ou au nouveau-né.
  • L’unité est contrôlée avant d’être conservée dans une banque publique.

Ce que ces cellules permettent réellement

Les greffes de cellules souches issues du sang de cordon sont utilisées depuis plusieurs décennies dans certaines maladies du sang et du système immunitaire. Elles peuvent remplacer une moelle osseuse malade en apportant des cellules capables de reconstruire progressivement la production sanguine.

Le sang de cordon n’est pas un traitement universel. Les cellules recueillies ne servent pas actuellement à faire repousser un cœur, un foie, une peau complète ou un organe entier chez un patient. Des recherches existent en médecine régénérative, mais une piste étudiée en laboratoire ne constitue pas un soin disponible.

Le sang de cordon du propre enfant est généralement inutilisable pour traiter une maladie génétique présente depuis la naissance, car les cellules portent la même anomalie. Pour certaines leucémies apparues chez l’enfant, elles peuvent également contenir des cellules prédisposées à la maladie. La greffe d’un donneur compatible répond alors à d’autres critères.

Comment se déroule un don en maternité

Le don repose sur le volontariat. Une équipe de maternité habilitée présente généralement l’information pendant la grossesse, recueille le consentement et vérifie que la donneuse peut participer. Le don ne peut pas être organisé dans toutes les maternités françaises.

Après l’accouchement, l’équipe s’occupe d’abord de la mère et du nouveau-né. Lorsque leur état le permet, le cordon est clampé puis le sang restant dans le placenta et le cordon est recueilli dans une poche stérile. Le geste ne demande pas de piquer le bébé et ne provoque pas de douleur supplémentaire à la mère.

Un prélèvement sanguin maternel peut être réalisé selon le protocole de la banque afin de rechercher certaines infections et de vérifier la qualité du don. Les informations médicales utiles sont également recueillies, car une maladie ou une situation particulière peut empêcher l’utilisation de l’unité.

La poche est transportée vers une banque publique. Elle est testée, traitée, caractérisée et congelée à très basse température. Une unité qui ne respecte pas les critères de volume, de qualité ou de sécurité peut être écartée, même si le prélèvement s’est déroulé correctement.

Un don encadré par des règles françaises

En France, le don de sang de cordon s’inscrit dans les principes du don d’éléments du corps humain : il est volontaire, anonyme et gratuit. La famille ne choisit pas le patient qui recevra l’unité, sauf dans le cadre particulier d’un don dirigé lorsqu’un enfant ou un proche présente une indication médicale reconnue.

Les unités sont conservées dans des banques publiques et peuvent être proposées à un patient en France ou dans un autre pays lorsque les règles de recherche et de greffe le permettent. Les équipes recherchent la meilleure compatibilité possible, notamment grâce aux marqueurs HLA, qui sont des caractéristiques immunologiques présentes sur les cellules.

Le réseau de collecte a progressé depuis les premières campagnes de sensibilisation, mais toutes les maternités ne sont pas habilitées. La possibilité de donner dépend de la maternité choisie, de l’organisation locale, du terme de la grossesse et des critères médicaux vérifiés par l’équipe.

  • Demandez à votre maternité, idéalement pendant le suivi de grossesse, si elle participe au don.
  • Lisez l’information remise par l’équipe avant de signer le consentement.
  • Prévenez l’équipe de toute maladie, infection, traitement ou événement médical important.
  • Acceptez que le prélèvement puisse être annulé si les soins de la mère ou du bébé passent en priorité.

Banque publique ou conservation privée

Une banque publique conserve une unité destinée à être utilisée pour un patient compatible. Cette organisation augmente les possibilités de trouver un greffon pour des personnes qui ne disposent pas d’un donneur familial adapté.

La conservation privée pour un usage personnel n’est pas un service médical courant recommandé en France. Pour la plupart des familles, la probabilité que l’enfant utilise son propre sang de cordon est faible, et les indications médicales sont limitées. Une unité autologue ne corrige pas une anomalie génétique présente dans les cellules de l’enfant.

La conservation dirigée peut être envisagée dans certaines situations familiales précises, lorsque le médecin identifie une maladie pouvant être traitée par une greffe et que le projet répond aux règles françaises. Cette décision se prend avec une équipe spécialisée, avant la naissance lorsque cela est possible.

Les promesses commerciales annonçant des soins futurs pour de nombreuses maladies doivent être lues avec prudence. Une cellule conservée n’est pas automatiquement utilisable : sa quantité, sa qualité, la maladie concernée et la compatibilité déterminent son intérêt réel.

Le clampage du cordon reste guidé par les besoins du bébé

Le don ne doit pas conduire à clamper le cordon plus tôt que ne le justifie la situation obstétricale. Le moment du clampage est décidé selon l’état du nouveau-né, les recommandations de l’équipe et les circonstances de l’accouchement.

Lorsque le nouveau-né a besoin de soins immédiats, l’équipe intervient sans attendre une collecte. Lorsque la situation est stable, un prélèvement peut parfois être réalisé après le clampage, mais la quantité recueillie peut varier et ne pas suffire pour une conservation.

Le projet de don mérite d’être signalé pendant la grossesse, sans être considéré comme une obligation. La priorité reste la sécurité de la mère et de l’enfant, puis la qualité des soins autour de la naissance.

Questions fréquentes

Le don de sang de cordon fait-il mal au bébé ?

Non. Le prélèvement se fait après la naissance et après le clampage du cordon, dans la partie restée reliée au placenta. Le bébé n’est pas piqué pour recueillir le sang.

Peut-on donner dans n’importe quelle maternité ?

Non. Seules certaines maternités disposent d’une organisation et d’une autorisation adaptées à la collecte. Demandez les conditions à votre maternité pendant la grossesse.

Le don est-il compatible avec un clampage retardé du cordon ?

La compatibilité dépend de la situation et du protocole de la maternité. Le clampage est d’abord déterminé par l’état du nouveau-né et les soins nécessaires. La collecte peut être impossible si le volume restant est trop faible.

Pourquoi ne pas conserver le sang de cordon uniquement pour son enfant ?

Le recours à une unité conservée pour son propre enfant est rare et limité à certaines indications. Pour une maladie génétique, les cellules de l’enfant peuvent porter la même anomalie et ne pas convenir au traitement.

Le sang de cordon peut-il fabriquer un nouvel organe ?

Les cellules du sang de cordon sont utilisées surtout pour reconstruire la production sanguine après certaines greffes. La fabrication d’organes relève encore de la recherche et ne constitue pas un traitement disponible.

Testez-vous

3 questions sur cette page. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.À quel moment le sang de cordon est-il recueilli ?
  2. 2.Quel est l’usage médical établi du sang de cordon ?
  3. 3.Quel principe s’applique au don public en France ?
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Santé

Une greffe venue du cordon

Les cellules souches du sang de cordon peuvent aider à refaire la production du sang après certaines greffes. Elles ne permettent pas aujourd’hui de fabriquer un organe entier.

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Sources

  1. Agence de la biomédecine, informations sur le don et la greffe de sang de cordon agence-biomedecine.fr
  2. Ministère de la Santé, don, greffe et bioéthique sante.gouv.fr
  3. Légifrance, Code de la santé publique legifrance.gouv.fr
  4. Haute Autorité de santé, recommandations et parcours de soins has-sante.fr

Mis à jour le , d’après les recommandations françaises en vigueur. Ces informations générales ne remplacent pas une consultation.

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