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Bébé Vallée
Vivre sa grossesse

Quelle activité physique pratiquer pendant la grossesse ?

La grossesse permet généralement de continuer à bouger, en adaptant l’intensité et les activités à votre état de santé, à votre expérience et au terme. La marche, la natation, le vélo d’appartement et le renforcement musculaire doux peuvent contribuer au bien-être, au sommeil et à la prévention de certaines douleurs.

Mis à jour le 7 min de lecture

Sommaire9 parties
  1. Combien d’activité physique pendant la grossesse ?
  2. Les activités généralement adaptées
  3. Les activités à éviter ou à modifier
  4. Adapter l’effort à votre grossesse
  5. Quand arrêter la séance ?
  6. Quand consulter ?
  7. Questions fréquentes
  8. Testez-vous
  9. Sources

Combien d’activité physique pendant la grossesse ?

En l’absence de contre-indication médicale, les recommandations actuelles visent environ 150 minutes d’activité physique d’intensité modérée par semaine. Vous pouvez les répartir en cinq séances de 30 minutes, en trois séances plus longues ou en périodes de 10 minutes intégrées à votre journée.

Une intensité modérée vous fait respirer plus vite et transpirer légèrement, tout en vous permettant de parler avec une autre personne. Vous pouvez utiliser ce repère pendant la grossesse, car la fréquence cardiaque varie beaucoup selon l’âge, l’entraînement, la chaleur et le terme.

Si vous étiez sédentaire avant la grossesse, commencez par 10 à 15 minutes de marche à allure confortable, trois à cinq jours par semaine. Augmentez ensuite de quelques minutes, sans chercher à rattraper un objectif lorsque la fatigue, les nausées ou les douleurs vous obligent à ralentir.

Une activité quotidienne légère compte aussi : marcher pour un trajet court, monter quelques marches, jardiner, faire des exercices de mobilité ou interrompre une période assise toutes les heures. Ces mouvements complètent les séances prévues.

  • Marche active sur terrain régulier
  • Natation ou déplacement dans l’eau à température confortable
  • Vélo d’appartement avec une résistance légère à modérée
  • Gymnastique prénatale encadrée
  • Renforcement musculaire doux avec respiration régulière
  • Yoga prénatal adapté, sans posture douloureuse

Les activités généralement adaptées

La marche convient à la plupart des femmes enceintes. Choisissez des chaussures stables, une allure qui permet de parler et un parcours où vous pouvez vous arrêter facilement. À partir du deuxième ou du troisième trimestre, une boucle courte proche de chez vous peut être plus confortable qu’une longue randonnée.

La natation soulage souvent la sensation de pesanteur, car l’eau porte une partie du poids du corps. La brasse reste possible si elle ne provoque aucune douleur au pubis, au bassin ou au dos. Une nage sur le dos ou avec une planche peut être plus agréable selon votre mobilité.

Le vélo d’appartement réduit le risque de chute par rapport au vélo sur route. Si vous continuez le vélo extérieur, privilégiez les pistes régulières et évitez les trajets exposés aux voitures, les chemins glissants et les situations où un freinage brutal serait nécessaire.

Le renforcement musculaire peut cibler les jambes, le dos, les bras et les muscles profonds, avec une charge légère et une respiration continue. Un professionnel formé à l’accompagnement de la grossesse peut vous montrer comment vous relever du sol, protéger votre dos et adapter les exercices au fur et à mesure que le ventre s’arrondit.

La course à pied peut être poursuivie chez une femme déjà entraînée, si la grossesse se déroule normalement et si l’activité reste confortable. La limite de cinq mois donnée dans les anciens conseils ne correspond pas à une règle générale. Certaines femmes arrêtent plus tôt en raison d’une gêne pelvienne, de fuites urinaires ou de contractions, tandis que d’autres continuent avec l’accord de leur sage-femme ou de leur médecin.

Les activités à éviter ou à modifier

Les sports avec risque de chute, de choc abdominal ou de collision demandent une grande prudence. Le ski alpin, l’équitation, le VTT sur terrain accidenté, l’escalade, les sports de combat, le hockey, le handball et le basket sont généralement déconseillés pendant la grossesse.

Le tennis, le volley-ball et le jogging ne sont pas automatiquement interdits. Leur poursuite dépend du niveau antérieur, de l’équilibre, du sol, de la possibilité de chute et des symptômes ressentis. Une pratique très intense, les changements de direction rapides et les sauts peuvent devoir être réduits ou arrêtés.

La plongée sous-marine avec bouteille est contre-indiquée pendant la grossesse en raison de l’exposition aux variations de pression. Les activités en altitude importante nécessitent un avis médical, en particulier au-delà d’environ 2 500 mètres ou en cas de séjour rapide en altitude.

Évitez les environnements très chauds, les saunas, les bains très chauds et les séances qui vous donnent des vertiges. En été, marchez plutôt le matin ou en fin de journée. Portez des vêtements respirants et buvez régulièrement, avant d’avoir très soif.

Pendant les exercices au sol, ne restez pas longtemps allongée à plat sur le dos après le premier trimestre si cette position provoque malaise, nausées ou essoufflement. Tournez-vous sur le côté ou installez-vous en position semi-assise.

Adapter l’effort à votre grossesse

Avant de débuter ou de reprendre une activité, parlez-en à votre sage-femme ou à votre médecin. Cet échange est particulièrement utile si vous avez une grossesse multiple, une hypertension, une anémie, un diabète, une maladie cardiaque ou respiratoire, des douleurs pelviennes, des contractions ou une complication identifiée.

Pendant l’effort, gardez une respiration régulière et évitez de bloquer l’air pour pousser. Vous devez pouvoir ralentir ou vous arrêter sans vous sentir en échec. La fatigue habituelle de fin de grossesse peut justifier des séances plus courtes, avec davantage de pauses.

Un échauffement de cinq à dix minutes, par exemple avec une marche lente et des mouvements d’épaules, prépare progressivement le corps. Terminez par quelques minutes tranquilles plutôt que par un arrêt brutal après une séance soutenue.

Les exercices du plancher pelvien peuvent être proposés pendant la grossesse, surtout si vous avez des fuites urinaires ou une sensation de pesanteur. Ils doivent être expliqués correctement, car contracter les muscles en permanence ou pousser vers le bas peut majorer l’inconfort. Une sage-femme ou un kinésithérapeute peut vous guider.

L’activité physique ne garantit pas un accouchement plus court et ne remplace pas la préparation à la naissance. Elle peut toutefois aider à entretenir la mobilité, la force et l’endurance, et certaines femmes constatent une amélioration du sommeil, de l’humeur ou des douleurs lombaires.

Quand arrêter la séance ?

Interrompez l’activité si vous ressentez une douleur inhabituelle, des contractions régulières ou douloureuses, une perte de liquide, des saignements, des vertiges, un essoufflement qui vous empêche de parler, une douleur thoracique ou une faiblesse marquée.

Une gêne légère qui disparaît en ralentissant peut parfois être liée à la posture ou à l’effort, mais elle mérite d’être signalée si elle revient. Des fuites urinaires, une douleur du pubis, une sensation de pesanteur vaginale ou une douleur lombaire qui persiste justifient un échange avec une sage-femme ou un médecin.

Après 20 semaines d’aménorrhée, si vous percevez habituellement les mouvements de votre bébé et qu’ils diminuent nettement ou changent de façon inhabituelle, contactez rapidement votre maternité. Elle vous indiquera la conduite à tenir.

  • Buvez avant et après la séance, puis par petites quantités pendant l’effort.
  • Prévoyez une collation si vous êtes sujette aux malaises ou si le repas est éloigné.
  • Choisissez un soutien-gorge confortable et des chaussures adaptées au terrain.
  • Évitez de vous entraîner à jeun si cela vous donne des nausées ou des vertiges.
  • Gardez un téléphone et un moyen de rentrer facilement si vous marchez seule.

Quand consulter ?

  • Appelez votre maternité ou votre sage-femme le jour même en cas de saignements, de perte de liquide, de contractions régulières et douloureuses, ou de diminution nette des mouvements habituels du bébé.
  • Demandez un avis médical rapidement en cas de douleur persistante au ventre, au dos ou au pubis, de douleur thoracique, d’essoufflement inhabituel, de malaise, de vertiges répétés, de céphalée intense ou de troubles visuels.
  • Consultez rapidement pour un mollet gonflé, rouge, chaud ou douloureux d’un seul côté.
  • Appelez le 15 ou le 112 en cas de difficulté importante à respirer, de perte de connaissance, de douleur thoracique intense ou de saignement abondant.

Questions fréquentes

Puis-je commencer le sport pendant la grossesse si je n’en faisais pas avant ?

Oui, une activité douce peut généralement commencer pendant une grossesse sans complication. Débutez par 10 à 15 minutes de marche, trois à cinq fois par semaine, puis augmentez progressivement. Un avis de sage-femme ou de médecin est recommandé avant une reprise structurée.

La course à pied est-elle interdite enceinte ?

Elle n’est pas systématiquement interdite chez une femme déjà entraînée dont la grossesse se déroule normalement. Réduisez l’allure et la durée si vous ressentez une douleur pelvienne, des contractions, des fuites urinaires ou une gêne croissante, puis demandez conseil à votre professionnel de santé.

Peut-on faire des abdominaux pendant la grossesse ?

Les exercices classiques qui augmentent fortement la pression abdominale sont à éviter. Un professionnel peut proposer un travail adapté de la respiration, du transverse, du dos et du plancher pelvien, en tenant compte du terme et d’un éventuel écartement des muscles abdominaux.

Faut-il boire davantage pendant une séance ?

Oui, buvez régulièrement avant, pendant et après l’effort, surtout par temps chaud. La quantité varie selon la durée, la température, la transpiration et les conseils de votre professionnel de santé. Des urines très foncées, des maux de tête ou des vertiges peuvent évoquer un manque d’hydratation.

Testez-vous

3 questions sur cette page. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quel objectif hebdomadaire est généralement proposé pour une grossesse sans complication ?
  2. 2.Quel signe impose d’arrêter la séance et de demander un avis ?
  3. 3.Quelle activité présente un risque particulier pendant la grossesse ?
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Le bon repère d’intensité

Pendant un effort modéré, vous respirez plus vite, mais vous pouvez encore parler. Ce repère reste utile pendant la grossesse, car le rythme cardiaque varie beaucoup d’une femme à l’autre.

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Sources

  1. Haute Autorité de Santé, recommandations sur l’activité physique et la grossesse has-sante.fr
  2. Assurance Maladie, grossesse et suivi médical ameli.fr
  3. 1000 premiers jours, bouger pendant la grossesse 1000-premiers-jours.fr
  4. Organisation mondiale de la santé, activité physique who.int

Mis à jour le , d’après les recommandations françaises en vigueur. Ces informations générales ne remplacent pas une consultation.

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