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Bébé Vallée
Bien manger enceinte

Les lipides pendant la grossesse et chez bébé

Les lipides fournissent de l’énergie et participent à la fabrication des membranes des cellules, notamment celles du cerveau et de la rétine. Pendant la grossesse, puis lors de la diversification, la qualité des matières grasses compte davantage que leur suppression.

Mis à jour le 8 min de lecture

Sommaire10 parties
  1. À quoi servent les lipides ?
  2. Les bonnes matières grasses pendant la grossesse
  3. Les lipides dans le lait de bébé
  4. Ajouter des matières grasses lors de la diversification
  5. Quels aliments limiter ?
  6. Une assiette équilibrée au quotidien
  7. Quand consulter ?
  8. Questions fréquentes
  9. Testez-vous
  10. Sources

À quoi servent les lipides ?

Un gramme de lipides apporte environ 9 kilocalories, contre 4 pour un gramme de protéines ou de glucides. Cette énergie sert au fonctionnement quotidien du corps, à la croissance et au maintien de la température corporelle. Elle ne constitue pas un carburant spécialement réservé à l’accouchement, dont la durée et l’intensité varient beaucoup d’une femme à l’autre.

Les lipides entrent dans la composition des membranes de toutes les cellules. Certains acides gras participent aussi au développement du cerveau et de la vision du fœtus, puis du jeune enfant. Le DHA, un acide gras oméga 3, est particulièrement présent dans le cerveau et la rétine.

Les lipides aident également l’organisme à absorber les vitamines A, D, E et K, dites liposolubles. La vitamine D ne dépend toutefois pas seulement de l’alimentation : chez le nourrisson, une supplémentation peut être prescrite par le médecin ou la sage-femme selon l’âge et les recommandations en vigueur.

  • Les acides gras saturés sont présents notamment dans le beurre, la crème, les fromages et certaines viandes.
  • Les acides gras mono-insaturés se trouvent en quantité dans l’huile d’olive et l’avocat.
  • Les acides gras poly-insaturés comprennent les oméga 3 et les oméga 6.
  • L’acide alpha-linolénique, ou ALA, est un oméga 3 apporté par les huiles de colza, de noix et de lin.
  • Le DHA est surtout présent dans les poissons gras et certains aliments enrichis.

Les bonnes matières grasses pendant la grossesse

Pendant la grossesse, l’objectif consiste à conserver une alimentation variée avec des matières grasses en quantité adaptée à votre faim et à vos besoins. Une restriction importante peut réduire les apports en énergie et en acides gras utiles au développement du bébé. À l’inverse, les produits très riches en graisses, en sel ou en sucre peuvent rapidement augmenter les apports sans fournir beaucoup de vitamines ou de fibres.

Utilisez plusieurs huiles au fil de la semaine. L’huile de colza apporte de l’ALA, l’huile de noix en apporte également, et l’huile d’olive contient surtout des acides gras mono-insaturés. Vous pouvez les employer dans une vinaigrette, sur des légumes ou dans un plat refroidi. La cuisson et la conservation suivent les indications portées sur la bouteille.

Les poissons apportent des protéines, de l’iode et, pour les poissons gras, du DHA. Les recommandations françaises conseillent deux portions de poisson par semaine, dont une de poisson gras, en variant les espèces. Pendant la grossesse, évitez les poissons connus pour accumuler beaucoup de mercure, comme le requin, l’espadon, le marlin, le siki, le thon albacore et le thon obèse. Limitez le thon, notamment le thon frais ou congelé, selon les recommandations officielles.

Le poisson cru, fumé ou mariné expose aussi à des risques infectieux pendant la grossesse. Choisissez du poisson bien cuit et respectez les conseils concernant la chaîne du froid. Les femmes enceintes doivent également éviter les produits de la mer crus et certains produits réfrigérés à risque selon les recommandations alimentaires de la grossesse.

  • Assaisonnez les crudités avec une huile de colza, de noix ou d’olive.
  • Conservez les noix, noisettes et amandes dans une portion adaptée, sans sel ajouté.
  • Alternez poisson, œuf, volaille et autres sources de protéines.
  • Réservez les fritures et les produits très transformés à une consommation occasionnelle.
  • Ne supprimez pas toutes les graisses sans avis médical ou diététique.

Les lipides dans le lait de bébé

Le lait maternel contient naturellement des lipides dont la quantité et la composition évoluent au cours de la tétée et de la journée. Le lait infantile est également formulé pour couvrir les besoins nutritionnels du nourrisson lorsqu’il est utilisé selon les indications figurant sur son emballage. L’allaitement et le biberon sont deux façons de nourrir son enfant, et aucun parent ne doit être culpabilisé par son choix ou sa situation.

Avant la diversification, le lait maternel ou le lait infantile reste l’aliment principal. Jusqu’à environ 6 mois, il couvre les besoins du nourrisson lorsqu’il est donné en quantité adaptée. La diversification commence entre 4 mois révolus et 6 mois, selon le développement de l’enfant et les conseils du professionnel qui le suit.

Les préparations infantiles contiennent des matières grasses sélectionnées pour répondre aux besoins du nourrisson. Il ne faut pas ajouter d’huile, de beurre ou de céréales dans un biberon sans avis médical. Un ajout peut modifier l’équilibre nutritionnel ou la texture et augmenter le risque de fausse route.

Ajouter des matières grasses lors de la diversification

À partir du début de la diversification, une petite quantité de matière grasse peut être ajoutée aux purées et aux plats salés, généralement une cuillère à café d’huile par repas. Les recommandations françaises privilégient les huiles de colza, de noix et d’olive, utilisées seules ou en alternance. La quantité peut être ajustée selon l’âge, l’appétit, la texture du plat et les conseils du professionnel de santé.

Ajoutez l’huile après la cuisson ou au moment de servir afin de préserver au mieux ses qualités. Le beurre peut être utilisé en petite quantité, notamment dans certaines recettes. Les plats industriels destinés aux bébés suivent une réglementation spécifique et contiennent parfois déjà des matières grasses : l’étiquette permet de vérifier leur composition avant d’en ajouter.

Les matières grasses ne doivent pas être supprimées parce qu’un bébé mange peu ou parce qu’un adulte souhaite alléger le repas familial. Le jeune enfant a des besoins élevés rapportés à son poids, et les lipides contribuent à la densité énergétique de ses repas. L’évolution du poids et de la taille se juge avec la courbe du carnet de santé, pas avec l’apparence d’un seul repas.

Entre 6 et 12 mois, le lait maternel ou le lait infantile reste la base de l’alimentation. Les aliments solides complètent progressivement les prises de lait. L’eau est proposée à table et entre les repas lorsqu’il fait chaud ou lorsque l’enfant en demande. Les boissons sucrées n’apportent pas de lipides utiles et favorisent l’habitude du goût sucré.

  • Une cuillère à café d’huile peut être ajoutée au plat salé, sauf si le produit en contient déjà.
  • Variez colza, noix et olive au fil des repas.
  • Ne donnez pas de lait demi-écrémé ou écrémé comme boisson principale avant 3 ans.
  • Les produits laitiers destinés aux jeunes enfants sont généralement proposés entiers jusqu’à 3 ans.
  • Les fruits à coque entiers sont interdits avant 5 ans en raison du risque d’étouffement.

Quels aliments limiter ?

Les viennoiseries, biscuits, pâtisseries, chips, fritures et plats préparés peuvent contenir beaucoup de graisses saturées, de sel ou de sucre. Leur présence occasionnelle dans l’alimentation ne justifie aucune compensation au repas suivant. Pour les enfants, la fréquence et les portions comptent davantage qu’une interdiction générale.

Les graisses trans industrielles sont aujourd’hui fortement encadrées en Europe, mais les produits très transformés restent souvent denses en énergie. Une liste d’ingrédients longue, une forte teneur en sel ou une consommation quotidienne doivent inciter à varier les choix.

Chez l’enfant de moins de 3 ans, évitez les produits allégés en matières grasses et les régimes restrictifs sans suivi médical. Le lait entier et les aliments naturellement riches en lipides répondent mieux aux besoins de croissance que les versions allégées. Les quantités restent adaptées à l’âge, à l’appétit et aux repas proposés.

Une assiette équilibrée au quotidien

Pour un repas de diversification, associez une portion de légumes, une source de féculents, une petite quantité de matière grasse et, selon l’âge et les habitudes familiales, une portion adaptée de viande, poisson ou œuf. Les repères précis évoluent avec l’âge : demandez conseil au médecin ou à la puéricultrice si les quantités vous préoccupent.

À partir de 1 an, l’enfant peut progressivement partager les repas familiaux avec des textures adaptées, peu salées et sans aliments à risque d’étouffement. La viande, le poisson ou l’œuf sont proposés en quantité adaptée à l’âge, sans devoir en servir deux fois par jour. Le poisson peut rester présent deux fois par semaine, en variant les espèces.

Les lipides s’intègrent dans une alimentation globale. Le sommeil, l’activité physique adaptée à l’âge, la variété des aliments et le respect de l’appétit participent aussi à la santé de l’enfant. Un bébé peut manger davantage un jour et moins le lendemain sans que cela indique forcément un problème.

Quand consulter ?

  • Consultez le médecin ou la sage-femme si votre enfant refuse durablement les aliments, vomit souvent après les repas ou présente une stagnation de poids signalée sur sa courbe.
  • Prenez rapidement avis auprès d’un médecin si des selles grasses, très pâles ou difficiles à rincer persistent, surtout avec une fatigue ou une mauvaise prise de poids.
  • Appelez le 15 ou le 112 si votre enfant présente une gêne respiratoire, un malaise ou un gonflement rapide du visage après avoir mangé.

Questions fréquentes

Faut-il supprimer les matières grasses pendant la grossesse pour éviter de trop prendre de poids ?

Non. Les lipides participent au fonctionnement des cellules et à l’absorption des vitamines A, D, E et K. Variez les huiles, limitez les produits très transformés et parlez de vos apports à votre sage-femme ou à votre médecin si votre prise de poids vous inquiète.

Quelle huile choisir pour la purée de bébé ?

L’huile de colza, de noix ou d’olive convient, en alternance. Une petite quantité, souvent autour d’une cuillère à café dans le plat salé, suffit généralement. Vérifiez si une préparation du commerce contient déjà de l’huile.

Le beurre est-il interdit pour un jeune enfant ?

Non. Il peut être utilisé en petite quantité dans les repas. Les huiles de colza, de noix et d’olive apportent toutefois davantage d’acides gras insaturés, ce qui justifie leur présence régulière.

Un bébé allaité a-t-il besoin d’huile dans ses purées ?

Oui, lorsque les repas solides commencent, une petite quantité de matière grasse peut être ajoutée aux plats salés, sauf si la recette en contient déjà. Le lait maternel reste une source importante de lipides et demeure la base de l’alimentation au début de la diversification.

Testez-vous

3 questions sur cette page. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Combien d’énergie fournit 1 gramme de lipides ?
  2. 2.Quelle huile apporte particulièrement de l’acide alpha-linolénique, un oméga 3 ?
  3. 3.Quand peut-on généralement commencer la diversification alimentaire ?
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Les lipides nourrissent aussi le cerveau

Le cerveau et la rétine contiennent beaucoup de lipides. Le DHA, un oméga 3 présent notamment dans les poissons gras, participe à leur développement pendant la grossesse et les premières années.

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Sources

  1. Santé publique France, Manger Bouger, recommandations alimentaires pour les parents de jeunes enfants mangerbouger.fr
  2. 1000 premiers jours, alimentation et diversification alimentaire 1000-premiers-jours.fr
  3. Assurance Maladie, alimentation de l’enfant ameli.fr
  4. ANSES, poissons et produits de la pêche, recommandations de consommation anses.fr
  5. Santé publique France, recommandations alimentaires pendant la grossesse santepubliquefrance.fr

Mis à jour le , d’après les recommandations françaises en vigueur. Ces informations générales ne remplacent pas une consultation.

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