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Bébé Vallée
Bien manger enceinte

Glucides pendant la grossesse : lesquels choisir ?

Pendant la grossesse, le glucose fournit une grande partie de l’énergie utilisée par le fœtus et le placenta. Les féculents, les fruits, les légumes et les légumineuses ont leur place dans une alimentation variée, avec une préférence pour les aliments peu ou pas sucrés.

Mis à jour le 7 min de lecture

Sommaire10 parties
  1. À quoi servent les glucides pendant la grossesse ?
  2. Glucides simples, complexes et fibres : comment s’y retrouver ?
  3. Quelle place donner aux féculents ?
  4. Fruits, légumes et produits sucrés
  5. Répartir les prises pour éviter les longues périodes à jeun
  6. En cas de diabète gestationnel
  7. Quand consulter ?
  8. Questions fréquentes
  9. Testez-vous
  10. Sources

À quoi servent les glucides pendant la grossesse ?

Les glucides sont transformés en glucose lors de la digestion. Un gramme de glucides apporte environ 4 kilocalories, et le glucose passe au placenta pour répondre aux besoins énergétiques du fœtus.

Le cerveau utilise principalement le glucose comme carburant. Le fœtus en reçoit en continu grâce aux échanges placentaires, même lorsque la mère reste plusieurs heures sans manger.

L’organisme maternel s’adapte au fil de la grossesse. Après un repas, l’insuline agit parfois moins efficacement, surtout au deuxième et au troisième trimestre, afin de laisser davantage de glucose disponible pour le fœtus. Cette adaptation peut favoriser un diabète gestationnel chez certaines femmes.

Une sensation de faiblesse, des tremblements ou des sueurs après un long intervalle sans repas peuvent correspondre à une baisse de la glycémie, mais ces signes ont aussi d’autres causes. S’ils se répètent, parlez-en à votre sage-femme ou à votre médecin.

  • Le glucose traverse le placenta et nourrit les tissus fœtaux.
  • Un gramme de glucides fournit environ 4 kilocalories.
  • L’insulinorésistance augmente souvent en deuxième partie de grossesse.
  • Les besoins varient selon l’activité, l’appétit, le terme et l’état de santé.

Glucides simples, complexes et fibres : comment s’y retrouver ?

Les glucides simples comprennent notamment le glucose, le fructose des fruits, le lactose du lait et le saccharose du sucre de table. Ils sont aussi présents dans les jus, les sodas, les confiseries, les biscuits et de nombreux desserts.

Les glucides complexes se trouvent surtout dans les céréales, le pain, les pâtes, le riz, la semoule, les pommes de terre, le maïs et les légumineuses. Leur digestion fournit du glucose progressivement, surtout lorsqu’ils sont complets ou semi-complets et associés à des fibres.

Les fibres sont des glucides que l’intestin digère peu ou pas. Elles ralentissent l’absorption des sucres, soutiennent le transit et contribuent à la satiété. On en trouve dans les légumes, les fruits entiers, les légumineuses, les noix et les céréales complètes.

Le terme sucre lent, encore fréquent dans les anciens conseils, simplifie trop la réalité. La vitesse d’élévation de la glycémie dépend aussi de la cuisson, du degré de transformation, de la quantité servie et de la présence de fibres, de protéines ou de matières grasses.

  • Féculents : pain, riz, pâtes, semoule, pommes de terre et céréales.
  • Légumineuses : lentilles, pois chiches, haricots secs et pois cassés.
  • Sucres naturellement présents : fruits entiers et lait.
  • Sucres ajoutés : boissons sucrées, confiseries, pâtisseries et biscuits.

Quelle place donner aux féculents ?

Vous pouvez manger un féculent à chaque repas selon votre faim, votre activité et la composition du menu. Une assiette peut associer une portion de pâtes, de riz, de pommes de terre, de semoule ou de pain avec des légumes et une source de protéines.

Les versions complètes ou semi-complètes apportent davantage de fibres. Si vous en mangez rarement, introduisez-les progressivement et buvez régulièrement pour limiter les ballonnements et l’inconfort digestif.

Les légumineuses peuvent remplacer la viande, le poisson ou les œufs dans certains repas. Les recommandations françaises invitent à en consommer au moins deux fois par semaine, par exemple avec des lentilles, des pois chiches ou des haricots.

Aucune quantité unique ne convient à toutes les femmes enceintes. Une personne très active, une personne ayant peu d’appétit ou une personne suivie pour un diabète gestationnel aura des repères différents. Votre faim et les conseils de votre professionnel de santé guident les portions.

  • Ajoutez du pain si le repas contient peu ou pas d’autre féculent.
  • Alternez pommes de terre, riz, pâtes, semoule, quinoa et légumineuses.
  • Préférez régulièrement les céréales complètes ou semi-complètes.
  • Adaptez la portion à votre faim sans supprimer les féculents.

Fruits, légumes et produits sucrés

Les fruits et les légumes fournissent des glucides, des fibres, des vitamines et des minéraux. Visez au moins cinq portions par jour, en variant les couleurs et les formes, avec du cru et du cuit selon votre tolérance digestive.

Un fruit entier cale davantage qu’un jus, même lorsque le jus est fait maison. Le pressage réduit les fibres et facilite la consommation de plusieurs fruits en quelques minutes. Gardez les jus pour une consommation occasionnelle.

Les produits sucrés peuvent être présents dans une alimentation de grossesse, avec des quantités modestes et une fréquence limitée. Les boissons sucrées, elles, augmentent rapidement les apports en sucre sans rassasier et sont à réserver aux occasions exceptionnelles.

Le sucre n’a pas besoin d’être supprimé pour une grossesse habituelle. Remplacer systématiquement les aliments par des produits allégés ou des édulcorants n’apporte pas forcément un bénéfice. Une alimentation variée, avec de l’eau comme boisson principale, reste le repère le plus simple.

  • Choisissez le fruit entier plutôt qu’un jus.
  • Ajoutez des légumes au déjeuner et au dîner.
  • Buvez principalement de l’eau, plate ou gazeuse.
  • Réservez sodas, sirops, confiseries et pâtisseries aux occasions ponctuelles.

Répartir les prises pour éviter les longues périodes à jeun

Trois repas réguliers conviennent à beaucoup de femmes enceintes. Une collation peut être utile si vous avez faim entre deux repas, si les nausées rendent les repas difficiles ou si votre équipe de suivi vous l’a conseillée.

Associer un glucide à un aliment rassasiant aide à tenir plus longtemps. Vous pouvez choisir une tranche de pain avec un morceau de fromage, un yaourt nature avec quelques flocons d’avoine, ou un fruit avec une poignée de noix non salées.

Les nausées et les vomissements peuvent rendre certains aliments difficiles à supporter. Mangez alors de petites quantités plus souvent, selon ce que vous tolérez, et signalez à votre sage-femme ou à votre médecin toute perte de poids ou toute difficulté à boire.

Sauter régulièrement des repas ne protège pas du diabète gestationnel et peut accentuer la fatigue. Une restriction importante des glucides peut aussi provoquer une alimentation déséquilibrée et des apports insuffisants.

  • Gardez des horaires souples, avec trois repas lorsque cela vous convient.
  • Prévoyez une collation si la faim apparaît entre deux repas.
  • Associez souvent féculent, fibres et source de protéines.
  • Évitez les régimes très pauvres en glucides sans suivi médical.

En cas de diabète gestationnel

Le diabète gestationnel correspond à une hyperglycémie apparue ou diagnostiquée pendant la grossesse. Il est recherché selon les facteurs de risque et le parcours de soins, souvent par une prise de sang ou une hyperglycémie provoquée entre 24 et 28 semaines d’aménorrhée lorsque cela est indiqué.

Le traitement commence généralement par une organisation des repas, une répartition des glucides dans la journée et une activité physique adaptée lorsque la grossesse le permet. Les objectifs glycémiques et les quantités sont personnalisés par l’équipe qui vous suit.

Ne supprimez pas seule le pain, les fruits, les féculents ou le lait. Le suivi vise à équilibrer la glycémie tout en couvrant vos besoins et ceux du fœtus. Une diététicienne, une sage-femme, un médecin ou une équipe spécialisée peut vous accompagner.

Une glycémie élevée ne signifie pas que vous avez mangé un aliment interdit. Le diabète gestationnel dépend de plusieurs facteurs, dont les modifications hormonales de la grossesse, la prédisposition familiale et la sensibilité à l’insuline.

Quand consulter ?

  • Appelez rapidement votre sage-femme ou votre médecin si des malaises avec tremblements, sueurs, confusion ou perte de connaissance se répètent.
  • Contactez votre médecin ou votre maternité dans la journée si des vomissements vous empêchent de garder les boissons ou les aliments, si vos urines deviennent très rares ou si vous perdez du poids.
  • Si vous êtes suivie pour un diabète gestationnel et que vos glycémies dépassent souvent les objectifs indiqués, contactez l’équipe qui vous suit sans modifier seule votre alimentation.
  • Appelez le 15 ou le 112 en cas de perte de connaissance prolongée, de confusion importante, de difficulté à respirer ou de malaise sévère.

Questions fréquentes

Faut-il manger du pain à chaque repas pendant la grossesse ?

Le pain peut accompagner chaque repas, surtout lorsqu’il n’y a pas d’autre féculent. La quantité dépend de votre faim, du reste du menu et de votre activité. Vous pouvez alterner pain, riz, pâtes, pommes de terre, semoule et légumineuses.

Les fruits sont-ils déconseillés à cause de leur sucre ?

Les fruits entiers ont leur place dans une alimentation de grossesse. Leurs fibres ralentissent l’absorption des sucres et ils apportent des vitamines. Les jus, même sans sucre ajouté, sont moins rassasiants et doivent rester occasionnels.

Peut-on manger des féculents le soir ?

Oui, un féculent peut être consommé au dîner. Associez-le à des légumes et à une source de protéines, puis adaptez la portion à votre faim. L’heure du repas ne transforme pas les féculents en aliment interdit.

Que faire si un diabète gestationnel est diagnostiqué ?

Suivez les objectifs donnés par votre équipe et répartissez les glucides comme elle vous l’a expliqué. Ne commencez pas de régime restrictif seule. Contactez votre sage-femme, votre médecin ou l’équipe de maternité si vos glycémies restent souvent au-dessus des objectifs.

Testez-vous

3 questions sur cette page. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quel aliment apporte principalement des glucides complexes ?
  2. 2.Quelle boisson est à privilégier au quotidien pendant la grossesse ?
  3. 3.Que faire en cas de diabète gestationnel ?
Carte savoir
Bien manger enceinte

Le glucose traverse le placenta

Le glucose maternel traverse le placenta pour nourrir le fœtus. Le placenta laisse passer le glucose, mais régule très peu sa quantité : la glycémie maternelle compte donc beaucoup.

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Sources

  1. Manger Bouger, recommandations alimentaires pour les adultes mangerbouger.fr
  2. Santé publique France, site 1000 premiers jours 1000-premiers-jours.fr
  3. Assurance Maladie, informations sur le diabète gestationnel ameli.fr
  4. Haute Autorité de Santé, recommandations de santé has-sante.fr
  5. Organisation mondiale de la santé, nutrition who.int

Mis à jour le , d’après les recommandations françaises en vigueur. Ces informations générales ne remplacent pas une consultation.

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