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Bébé Vallée
Projet bébé

Contraception et projet de grossesse : les repères utiles

Une grossesse peut survenir dès le premier cycle après l’arrêt de nombreuses contraceptions. La pilule, le préservatif, l’implant, le dispositif intra-utérin et les autres méthodes ont chacun leurs avantages, leurs contraintes et leur niveau d’efficacité. Voici les repères actuels pour choisir une contraception et savoir quand demander un avis médical avant ou après son arrêt.

Mis à jour le 7 min de lecture

Sommaire10 parties
  1. La contraception s’adapte à votre vie
  2. Que faut-il savoir sur les principales méthodes ?
  3. Quand la fertilité revient-elle après l’arrêt ?
  4. La contraception peut-elle réduire la fertilité future ?
  5. À quel moment demander un bilan de fertilité ?
  6. Préparer une grossesse en toute sécurité
  7. Quand consulter ?
  8. Questions fréquentes
  9. Testez-vous
  10. Sources

La contraception s’adapte à votre vie

La contraception regroupe les méthodes qui évitent temporairement une grossesse lorsque vous ne souhaitez pas concevoir. Elle concerne toute personne ayant des rapports pouvant entraîner une grossesse, dès le début de la vie sexuelle et jusqu’à la ménopause confirmée.

Aucune méthode ne convient à tout le monde. Le choix dépend de votre âge, de votre santé, de vos traitements, de vos règles, de votre vie sexuelle, de votre projet de grossesse et de votre capacité à penser régulièrement à la contraception. Une sage-femme, un médecin ou un centre de santé sexuelle peut vous présenter plusieurs options.

La pilule n’est pas la méthode la plus sûre dans toutes les situations. Son efficacité dépend de la prise régulière et des oublis, alors que l’implant et les dispositifs intra-utérins nécessitent peu d’actions au quotidien. L’efficacité est généralement exprimée pour 100 utilisatrices pendant un an, en tenant compte ou non des erreurs d’utilisation.

  • Pilule combinée ou microprogestative, à prendre selon le schéma prescrit
  • Implant progestatif, placé sous la peau du bras par un professionnel formé
  • Dispositif intra-utérin au cuivre ou hormonal, posé dans l’utérus
  • Préservatif externe ou interne, à utiliser à chaque rapport
  • Patch, anneau vaginal, injection progestative ou méthodes locales selon votre situation

Que faut-il savoir sur les principales méthodes ?

La pilule combinée associe un œstrogène et un progestatif, tandis que la pilule microprogestative contient uniquement un progestatif. Elles empêchent généralement l’ovulation, avec des mécanismes qui varient selon le type de pilule. Un oubli, des vomissements ou certaines interactions médicamenteuses peuvent réduire leur efficacité.

L’implant libère un progestatif pendant plusieurs années, selon le modèle utilisé. Il est très efficace, mais peut modifier les saignements, avec des règles irrégulières, prolongées ou parfois absentes. Une consultation permet de vérifier qu’il n’existe pas de contre-indication et de discuter des effets indésirables.

Le dispositif intra-utérin au cuivre rend les spermatozoïdes moins mobiles et empêche la fécondation. Le dispositif hormonal libère un progestatif qui épaissit les sécrétions du col de l’utérus et modifie la muqueuse utérine. Leurs effets ne reposent pas uniquement sur une prétendue nidation empêchée.

Le préservatif externe se déroule sur le pénis avant tout contact génital, et le préservatif interne se place dans le vagin avant le rapport. Ils réduisent le risque de transmission du VIH et de nombreuses infections sexuellement transmissibles. Leur protection diminue en cas de rupture, de glissement ou de mauvaise utilisation, et ils doivent être associés à une autre contraception si vous souhaitez réduire le risque de grossesse.

La contraception d’urgence peut être utilisée après un rapport non ou mal protégé. Elle se demande rapidement en pharmacie, auprès d’un professionnel de santé ou d’un centre de santé sexuelle. Le dispositif intra-utérin au cuivre est aussi une option d’urgence dans certaines situations et nécessite une pose par un professionnel.

Quand la fertilité revient-elle après l’arrêt ?

Après l’arrêt de la pilule, du patch, de l’anneau, de l’implant ou du dispositif intra-utérin, l’ovulation peut reprendre rapidement. Une grossesse est donc possible dès le premier cycle, y compris avant le retour de règles régulières. Il n’est pas nécessaire d’attendre plusieurs semaines pour essayer de concevoir.

Après le retrait d’un dispositif intra-utérin, la fertilité revient habituellement sans délai particulier. Les saignements observés après le retrait peuvent correspondre aux règles ou à un effet local, mais ils ne permettent pas à eux seuls de dater une ovulation.

Certaines méthodes rendent les cycles difficiles à interpréter pendant quelque temps. Après une contraception hormonale, la première ovulation peut survenir avant les premières règles naturelles. Après une injection progestative, le retour de l’ovulation peut être plus tardif, avec une durée variable selon les personnes.

L’absence de grossesse dans les premiers mois ne signifie pas que la contraception a diminué votre fertilité. Le délai dépend de l’âge, de la fréquence des rapports, de l’ovulation, de la qualité du sperme et de la santé reproductive des deux partenaires. La plupart des couples obtiennent une grossesse dans l’année, mais ce délai varie.

La contraception peut-elle réduire la fertilité future ?

Les méthodes contraceptives réversibles ne rendent pas stérile. La pilule, l’implant, le dispositif intra-utérin et le préservatif empêchent ou réduisent le risque de grossesse pendant leur utilisation, puis leur effet contraceptif disparaît après l’arrêt ou le retrait, selon la méthode.

La contraception peut avoir masqué un trouble qui existait déjà. Par exemple, une pilule peut régulariser les saignements sans corriger une ovulation irrégulière liée au syndrome des ovaires polykystiques. Après son arrêt, les cycles peuvent donc redevenir irréguliers et mériter un avis médical.

La fertilité diminue progressivement avec l’âge, surtout à partir de 35 ans, et plus nettement après 40 ans. Cette évolution est liée principalement à la réserve ovarienne et à la qualité des ovocytes, pas au nombre d’années passées sous pilule.

Consultez avant l’arrêt si vous avez une maladie chronique, un traitement régulier, des cycles très irréguliers, des antécédents de grossesse extra-utérine ou une difficulté connue à concevoir. Une consultation préconceptionnelle permet aussi de vérifier les vaccinations, les traitements et les habitudes de santé.

À quel moment demander un bilan de fertilité ?

Si vous avez moins de 35 ans, un bilan est généralement proposé après 12 mois de rapports réguliers sans contraception et sans grossesse. Des rapports deux à trois fois par semaine couvrent habituellement la période fertile sans imposer un calcul précis de l’ovulation.

À partir de 35 ans, consultez plutôt après six mois d’essais sans grossesse. Un avis plus précoce est indiqué en cas d’absence de règles, de cycles très espacés, de douleurs pelviennes importantes, d’endométriose connue, d’antécédent d’infection génitale, de chirurgie pelvienne ou de problème de fertilité chez le partenaire.

Le bilan concerne les deux partenaires. Il peut comprendre un entretien, un examen clinique, des analyses hormonales, une échographie et un spermogramme, selon la situation. Un résultat anormal ne permet pas toujours de conclure à lui seul, car la fertilité se mesure avec plusieurs éléments.

Préparer une grossesse en toute sécurité

Dès que vous envisagez une grossesse, prenez rendez-vous avec une sage-femme ou un médecin pour faire le point sur vos antécédents, vos traitements et vos vaccinations. Certains médicaments doivent être remplacés avant la conception, mais ne les arrêtez jamais seule.

Une supplémentation en acide folique est recommandée avant la conception et au début de la grossesse, avec une prescription ou un conseil adapté à votre situation. Le professionnel vérifie aussi l’immunité contre la rubéole et la varicelle lorsque cela est nécessaire.

Le tabac, le cannabis et l’alcool peuvent nuire à la fertilité et au développement de la grossesse. Demander de l’aide pour réduire ou arrêter une consommation est une démarche de santé, sans jugement, pour la personne qui souhaite être enceinte comme pour son partenaire.

Après l’arrêt de la contraception, notez la date des règles, les douleurs inhabituelles et la fréquence des rapports si cela vous aide. Un cycle irrégulier ne justifie pas forcément des tests d’ovulation répétés, qui peuvent augmenter la pression sans répondre à la cause du problème.

Quand consulter ?

  • Consultez rapidement un médecin, une sage-femme ou une maternité si un test de grossesse est positif et que vous avez des douleurs pelviennes, des saignements ou une douleur située d’un seul côté.
  • Appelez le 15 ou le 112 si une douleur abdominale intense s’accompagne d’un malaise, de vertiges, d’une faiblesse importante ou d’un saignement abondant.
  • Prenez rendez-vous avec un professionnel si vos règles ne reviennent pas dans les trois mois après l’arrêt d’une contraception hormonale, sauf consigne différente déjà donnée, ou si vos cycles restent très irréguliers.
  • Consultez après six à douze mois d’essais selon votre âge, ou plus tôt en cas d’antécédent d’endométriose, d’infection génitale, de chirurgie pelvienne ou de trouble connu de la fertilité.

Questions fréquentes

Puis-je tomber enceinte dès l’arrêt de la pilule ?

Oui. L’ovulation peut reprendre rapidement après l’arrêt de la pilule, parfois avant les premières règles naturelles. Une grossesse est donc possible dès le premier cycle.

Faut-il attendre trois mois après l’arrêt de la contraception ?

Non. Il n’existe pas de délai général à respecter après l’arrêt de la pilule, le retrait d’un implant ou le retrait d’un dispositif intra-utérin. Un délai particulier peut concerner certaines injections progestatives.

Le dispositif intra-utérin est-il réservé aux femmes ayant déjà eu un enfant ?

Non. Le dispositif intra-utérin peut être proposé aux adolescentes et aux femmes n’ayant jamais accouché, après évaluation médicale et choix partagé.

Quand consulter si je n’ai pas de grossesse ?

Consultez après 12 mois d’essais si vous avez moins de 35 ans, après six mois à partir de 35 ans, ou plus tôt en cas de cycles absents ou très irréguliers, de douleurs pelviennes ou d’antécédents pouvant affecter la fertilité.

Testez-vous

3 questions sur cette page. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quand une grossesse peut-elle survenir après l’arrêt de la pilule ?
  2. 2.Quelle méthode protège aussi contre le VIH et de nombreuses IST ?
  3. 3.Quand demander généralement un bilan si vous avez 37 ans ?
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La première ovulation peut surprendre

Après l’arrêt de la pilule, l’ovulation peut revenir avant les premières règles. Une grossesse est donc possible dès le premier cycle, même si vos règles ne sont pas encore régulières.

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Sources

  1. Assurance Maladie, contraception ameli.fr
  2. Haute Autorité de santé, santé sexuelle et contraception has-sante.fr
  3. Santé publique France, 1000 premiers jours 1000-premiers-jours.fr
  4. Service-Public.fr, contraception et IVG service-public.fr
  5. Organisation mondiale de la santé, santé sexuelle et reproductive who.int

Mis à jour le , d’après les recommandations françaises en vigueur. Ces informations générales ne remplacent pas une consultation.

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