Enfant disparu : quel numéro appeler et que faire ?
Le 116 000 est le numéro européen dédié aux enfants disparus. En France, il informe et accompagne les familles confrontées à une fugue, un enlèvement parental, une disparition inquiétante ou une disparition à l’étranger.
Mis à jour le 6 min de lecture

Sommaire9 parties
Le 116 000 accompagne les familles
Le 116 000 est un numéro gratuit, accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 en France. Il s’adresse aux parents, aux proches et à toute personne qui possède une information utile sur un enfant disparu.
Le service français est assuré par Droit d’Enfance, une association spécialisée dans l’accompagnement des enfants et des familles. Les écoutants sont formés pour recueillir les faits, évaluer l’urgence et orienter rapidement vers la police, la gendarmerie, les services sociaux ou les associations adaptées.
L’appel permet de parler à un professionnel dans un moment où les décisions doivent être prises vite. L’équipe peut aider à préparer les informations utiles, expliquer les démarches et maintenir un accompagnement pendant les recherches.
Le 116 000 intervient aussi après le retour de l’enfant. Cette période peut demander un soutien psychologique, une aide sociale ou un accompagnement dans les échanges avec les institutions.
- Le numéro est gratuit depuis la France.
- L’écoute est disponible jour et nuit, toute l’année.
- Les proches peuvent appeler, même s’ils ne sont pas les représentants légaux.
- Le service peut accompagner une disparition avec un volet international.
- Le 116 000 ne remplace pas les services d’urgence.
Que faire dès que votre enfant a disparu ?
Appelez immédiatement le 17, ou le 112 depuis un téléphone mobile ou dans un contexte européen. La police ou la gendarmerie peut commencer les recherches sans attendre un délai de 24 heures, qui n’existe pas pour les mineurs disparus.
Donnez une description précise de l’enfant : prénom, âge, taille, tenue, chaussures, particularités physiques, état de santé et photographie récente. Indiquez l’heure et le lieu où il a été vu pour la dernière fois, les lieux possibles, les personnes présentes et tout véhicule éventuellement utilisé.
Conservez les objets ou vêtements qui pourraient aider les enquêteurs, sauf si les forces de l’ordre vous demandent de les déplacer. Gardez votre téléphone disponible, car les enquêteurs peuvent avoir besoin de vous joindre rapidement.
Appelez ensuite le 116 000 pour être accompagné dans les démarches et transmettre les éléments complémentaires. L’association ne déclenche pas elle-même une enquête et ne donne pas d’ordre aux forces de sécurité.
Si vous pensez que l’enfant est en danger immédiat, signalez-le clairement dès le premier appel. Une disparition après une menace, une violence, un accident, une maladie, une désorientation ou un départ avec un adulte inconnu doit être décrite avec précision.
- Appelez le 17 ou le 112 sans attendre.
- Préparez une photographie récente et une description complète.
- Notez l’heure, le lieu et les circonstances de la dernière observation.
- Restez joignable et suivez les consignes des enquêteurs.
- Contactez le 116 000 pour l’accompagnement familial.
Fugue, enlèvement parental ou disparition inquiétante
Une fugue correspond au départ volontaire d’un mineur, quelle que soit la raison du départ. Une fugue peut cacher une situation de violence, de harcèlement, d’emprise, de détresse psychologique ou de rencontre dangereuse en ligne, ce qui justifie une alerte rapide aux forces de l’ordre.
Un enlèvement parental peut survenir lorsqu’un parent garde l’enfant, le déplace ou l’emmène dans un autre lieu malgré les règles fixées par une décision de justice ou l’accord applicable entre les parents. La police, la gendarmerie et le 116 000 peuvent expliquer les démarches selon la situation familiale.
Une disparition inquiétante concerne notamment un enfant très jeune, vulnérable, malade, désorienté ou exposé à un danger particulier. L’âge, l’autonomie habituelle et les circonstances comptent dans l’évaluation de l’urgence.
Le mot utilisé pour décrire la situation ne doit pas retarder le signalement. Les enquêteurs recueillent les faits et déterminent les mesures adaptées.
- Fugue : départ volontaire d’un mineur, avec des risques variables selon le contexte.
- Enlèvement parental : déplacement ou rétention d’un enfant dans un contexte familial conflictuel ou judiciaire.
- Disparition inquiétante : absence inhabituelle associée à une vulnérabilité ou à un danger possible.
- Disparition transfrontalière : départ ou déplacement impliquant un autre pays.
Partager une photo demande quelques précautions
La police ou la gendarmerie peut vous conseiller sur la diffusion d’un avis de recherche. Une photographie récente, nette et non retouchée aide à identifier l’enfant, surtout si elle montre son apparence habituelle.
Évitez de publier seul votre adresse, votre numéro personnel, l’école de l’enfant, ses habitudes ou les informations susceptibles de permettre à quelqu’un de le localiser. Des personnes mal intentionnées peuvent utiliser ces détails.
Ne modifiez pas une affiche officielle et ne relayez pas une information dont l’origine n’est pas vérifiée. Une fausse alerte peut détourner les recherches et exposer la famille à des appels malveillants.
L’alerte enlèvement est un dispositif exceptionnel décidé par les autorités judiciaires lorsque plusieurs critères sont réunis, notamment l’existence d’un enlèvement avéré et d’un danger pour l’enfant. Une famille ne peut pas demander automatiquement son déclenchement.
Quand l’enfant est retrouvé
Prévenez immédiatement les forces de l’ordre dès que vous savez où se trouve l’enfant, même si le retour est en cours. Les enquêteurs doivent pouvoir arrêter ou réorienter les recherches.
Accueillez l’enfant avec des paroles simples et un ton calme. Après une fugue ou un enlèvement, il peut être soulagé, effrayé, honteux, silencieux ou très agité, parfois plusieurs jours après son retour.
Faites examiner rapidement l’enfant si une blessure, une intoxication, une agression, une absence prolongée, une maladie ou une détresse psychologique est possible. Appelez le 15 ou le 112 si son état semble grave ou s’il est inconscient.
Le 116 000 peut aider la famille à organiser la suite : soutien psychologique, accompagnement social, lien avec les associations et compréhension des démarches judiciaires. La police ou la gendarmerie précise les auditions et les examens nécessaires.
Un numéro utilisable dans plusieurs pays européens
Le 116 000 a été créé pour faciliter l’aide aux familles lorsqu’un enfant disparaît dans un autre pays européen ou lorsqu’un déplacement franchit une frontière. Le numéro est identique dans les pays qui l’ont mis en service, avec une organisation locale propre à chaque État.
Depuis la France, appelez le 17 ou le 112 pour une urgence immédiate sur le territoire français. Pour une situation liée à un autre pays, le 116 000 peut orienter vers les interlocuteurs compétents et expliquer les premières démarches.
L’enfant doit rester au centre des décisions, y compris lorsque les adultes sont en conflit. Les professionnels évaluent la sécurité, la santé et les besoins de l’enfant avant de privilégier la recherche d’un accord entre les parents.
Questions fréquentes
Faut-il attendre 24 heures avant de signaler la disparition d’un enfant ?
Non. Appelez immédiatement le 17 ou le 112. Aucun délai de 24 heures ne doit être observé pour signaler la disparition d’un mineur.
Le 116 000 remplace-t-il la police ou la gendarmerie ?
Non. Le 116 000 informe et accompagne les familles, tandis que la police et la gendarmerie reçoivent le signalement et conduisent les recherches. En cas de danger immédiat, appelez d’abord le 17 ou le 112.
Qui peut appeler le 116 000 ?
Un parent, un proche, un professionnel ou toute personne qui détient une information sur un enfant disparu peut appeler. Le service peut aussi accompagner la famille après le retour de l’enfant.
Que préparer avant de téléphoner ?
Préparez une photographie récente, la tenue portée, les caractéristiques physiques, l’heure et le lieu de la dernière observation, les lieux possibles, les contacts de l’enfant et toute information médicale utile.
Le 116 000 est-il ouvert la nuit ?
Oui. En France, le 116 000 est gratuit et accessible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
Testez-vous
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Le numéro européen
Le 116 000 fonctionne dans plusieurs pays européens. Il aide les familles lorsqu’un enfant disparaît, y compris quand l’affaire concerne une frontière.
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Répondre aux 3 questionsSources
- Droit d’Enfance, 116 000 Enfants Disparus droitenfance.org
- Service-Public.fr, démarches et droits des particuliers service-public.fr
- Allô 119, Enfance en danger allo119.gouv.fr
- Ministère de l’Intérieur, sécurité et signalement interieur.gouv.fr
- Commission européenne, numéros harmonisés européens commission.europa.eu
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