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Bébé Vallée
Santé

Contraception : choisir une méthode adaptée à sa vie

Préservatif, pilule, implant, dispositif intra-utérin ou contraception d’urgence : chaque méthode répond à des besoins différents. Le choix se fait avec un professionnel de santé, selon votre âge, votre état de santé, vos préférences et votre projet de grossesse.

Mis à jour le 6 min de lecture

Sommaire10 parties
  1. La contraception se choisit avec vos repères
  2. Les principales méthodes disponibles en France
  3. Préservatif et infections sexuellement transmissibles
  4. Que faire après un oubli ou un rapport à risque ?
  5. Mineures, étudiants et accès aux soins
  6. Après un accouchement ou pendant l’allaitement
  7. Quand consulter ?
  8. Questions fréquentes
  9. Testez-vous
  10. Sources

La contraception se choisit avec vos repères

Une contraception sert à éviter une grossesse lorsque vous ne souhaitez pas en avoir maintenant. Elle peut aussi accompagner une période particulière, comme les études, le post-partum, l’allaitement ou l’attente avant un projet de grossesse.

La méthode qui convient dépend de plusieurs éléments : votre âge, la fréquence des rapports, votre capacité à penser à une prise quotidienne, vos antécédents médicaux, les traitements que vous prenez et votre souhait d’avoir ou non des règles. Une consultation avec un médecin, une sage-femme ou un centre de santé sexuelle permet de faire le point sans jugement.

Vous pouvez changer de méthode si elle provoque des effets indésirables, si son utilisation devient difficile ou si votre situation évolue. Une contraception n’a pas à être conservée plusieurs années uniquement parce qu’elle avait été choisie auparavant.

  • Votre besoin de protection contre une grossesse
  • La protection contre les infections sexuellement transmissibles
  • La facilité d’utilisation au quotidien
  • Vos antécédents et vos traitements
  • Votre projet de grossesse à court ou moyen terme

Les principales méthodes disponibles en France

Le préservatif externe ou interne est la seule méthode contraceptive qui protège aussi contre la plupart des infections sexuellement transmissibles, notamment le VIH, lorsqu’il est utilisé correctement à chaque rapport. Il doit être vérifié avant l’ouverture, posé avant tout contact entre les organes génitaux et associé à un lubrifiant compatible si nécessaire.

La pilule se prend selon le schéma prévu par le professionnel qui l’a prescrite. Certaines pilules contiennent des œstrogènes et un progestatif, d’autres uniquement un progestatif. Les oublis, les vomissements ou certaines interactions médicamenteuses peuvent diminuer la protection : la notice et l’avis d’un professionnel indiquent la conduite à tenir.

L’implant contraceptif est placé sous la peau du bras par un professionnel formé. Il diffuse un progestatif pendant plusieurs années, selon le modèle utilisé. Des saignements irréguliers sont fréquents et doivent être expliqués avant la pose.

Le dispositif intra-utérin, souvent appelé stérilet, existe en version au cuivre ou hormonale. Il est placé dans l’utérus par un professionnel, y compris chez les personnes qui n’ont jamais eu d’enfant lorsque l’examen et la situation le permettent. Le modèle au cuivre peut augmenter les règles, tandis que le modèle hormonal les rend souvent moins abondantes.

Le patch, l’anneau vaginal et l’injection progestative existent également. Leur disponibilité, leurs contre-indications et leurs modalités d’utilisation varient. Les méthodes dites naturelles, comme le retrait ou le calcul des périodes fertiles, exposent à un risque de grossesse plus élevé, en particulier lorsque les cycles sont irréguliers.

Préservatif et infections sexuellement transmissibles

Une pilule, un implant ou un dispositif intra-utérin ne protège pas des infections sexuellement transmissibles. En cas de nouveau partenaire, de partenaires multiples ou de doute après un rapport, le préservatif reste recommandé jusqu’à ce qu’un dépistage adapté ait été réalisé.

Le dépistage peut concerner le VIH, la syphilis, la chlamydia, la gonorrhée ou d’autres infections selon les pratiques et les symptômes. Il est possible de demander conseil à un médecin, une sage-femme, un centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic, ou à un centre de santé sexuelle.

Après un rapport exposant à un risque de VIH, un traitement préventif d’urgence peut parfois être proposé rapidement. Rendez-vous aux urgences ou dans un service spécialisé dès que possible, idéalement dans les heures qui suivent, pour évaluer la situation.

Que faire après un oubli ou un rapport à risque ?

La contraception d’urgence peut réduire le risque de grossesse après un rapport non ou mal protégé, notamment en cas de préservatif déchiré, d’oubli de pilule ou de rapport sans contraception. Elle doit être prise le plus tôt possible, car son efficacité diminue avec le temps et dépend du produit utilisé.

En France, la contraception d’urgence hormonale est disponible gratuitement et sans ordonnance en pharmacie, pour les mineures comme pour les majeures. Le pharmacien peut poser quelques questions afin de vérifier la situation et d’expliquer la suite à donner.

Le dispositif intra-utérin au cuivre peut aussi être utilisé comme contraception d’urgence dans les jours suivant le rapport, après une consultation. Il s’agit de la méthode d’urgence la plus efficace, mais elle ne convient pas à toutes les situations.

Après une contraception d’urgence, utilisez des préservatifs jusqu’aux prochaines règles ou jusqu’à la reprise d’une méthode régulière selon les conseils reçus. Faites un test de grossesse si les règles ont plus de 5 à 7 jours de retard, si elles sont inhabituelles ou si des signes de grossesse apparaissent.

Mineures, étudiants et accès aux soins

Les adolescentes peuvent demander une contraception de façon confidentielle auprès d’un médecin, d’une sage-femme, d’un centre de santé sexuelle ou d’un centre de planification et d’éducation familiale. Dans certaines conditions, les consultations, les examens nécessaires et les contraceptifs sont pris en charge sans avance de frais.

Les infirmiers scolaires peuvent écouter, informer et orienter. Le Fil Santé Jeunes propose une écoute au 0 800 235 236, gratuitement et anonymement, tous les jours de 9 heures à 23 heures. Le site filsantejeunes.com répond aussi aux questions sur la sexualité, la contraception et les infections.

Les jeunes adultes peuvent consulter un médecin, une sage-femme ou un centre de santé sexuelle même s’ils ne sont pas encore prêts à parler de contraception avec leur entourage. La consultation permet de poser des questions sur les règles, les effets indésirables, la fertilité future et la protection contre les infections.

Après un accouchement ou pendant l’allaitement

Une grossesse peut survenir avant le retour des règles, car l’ovulation précède les premières menstruations. Une contraception peut donc être nécessaire dès la reprise des rapports, selon le délai depuis l’accouchement et le mode d’alimentation du bébé.

Certaines méthodes progestatives peuvent être utilisées rapidement après l’accouchement, y compris pendant l’allaitement, selon les recommandations du professionnel qui vous suit. Les méthodes contenant des œstrogènes sont introduites plus tard dans certaines situations, notamment en raison du risque de phlébite et de l’allaitement.

Le dispositif intra-utérin peut être posé après l’accouchement lorsque l’utérus a suffisamment récupéré, ou plus tôt dans certains établissements selon les conditions de naissance. La consultation postnatale, généralement prévue entre 6 et 8 semaines, permet de choisir ou de modifier la contraception.

Quand consulter ?

  • Consultez rapidement un médecin, une sage-femme ou un centre de santé sexuelle si vous avez un retard de règles après un rapport à risque ou si un test de grossesse est positif.
  • Appelez le 15 ou le 112 en cas de douleur abdominale intense, de malaise, d’évanouissement ou de saignement important avec un retard de règles ou un test de grossesse positif.
  • Consultez dans les jours qui suivent une pose de dispositif intra-utérin en cas de fièvre, de douleurs fortes, de pertes malodorantes ou de saignements très abondants.
  • Après un rapport exposant au VIH, rendez-vous aux urgences le plus rapidement possible pour évaluer l’accès à un traitement préventif d’urgence.

Questions fréquentes

La contraception d’urgence peut-elle rendre stérile ?

Non. Elle ne diminue pas la fertilité future. Elle peut avancer ou retarder les prochaines règles et provoquer des nausées ou des saignements légers.

Faut-il utiliser un préservatif avec une pilule ?

Le préservatif reste utile pour prévenir les infections sexuellement transmissibles. La pilule protège d’une grossesse lorsqu’elle est prise correctement, mais elle ne protège pas des infections.

Peut-on avoir un implant ou un stérilet sans avoir eu d’enfant ?

Oui. L’absence de grossesse antérieure n’interdit pas ces méthodes. Le professionnel vérifie les éventuelles contre-indications et vous explique les bénéfices, les limites et la pose.

La contraception fait-elle forcément prendre du poids ?

Non. Les effets varient selon la méthode et selon les personnes. Une prise de poids persistante ou gênante mérite une consultation afin d’en rechercher les causes et de discuter d’une autre option.

Testez-vous

3 questions sur cette page. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quelle méthode protège aussi des infections sexuellement transmissibles ?
  2. 2.Quand prendre une contraception d’urgence ?
  3. 3.Une adolescente peut-elle demander une contraception confidentielle ?
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Santé

Une ovulation avant les règles

Après un accouchement, l’ovulation peut revenir avant les premières règles. Une grossesse est donc possible avant même de constater leur retour.

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Sources

  1. ameli.fr, Contraception ameli.fr
  2. QuestionSexualité, contraception et contraception d’urgence questionsexualite.fr
  3. Service-Public.fr, contraception des mineures service-public.fr
  4. Santé publique France, vie affective et sexuelle santepubliquefrance.fr
  5. Haute Autorité de santé, recommandations sur la contraception has-sante.fr

Mis à jour le , d’après les recommandations françaises en vigueur. Ces informations générales ne remplacent pas une consultation.

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