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Bébé Vallée
Alimentation de bébé

Lire l’étiquette d’un aliment : les mentions à vérifier

L’étiquette vous renseigne sur la composition, la quantité, la conservation et l’origine d’un aliment emballé. Pour comparer deux produits, regardez d’abord la dénomination, la liste des ingrédients, les allergènes, les dates et le tableau nutritionnel.

Mis à jour le 7 min de lecture

Sommaire10 parties
  1. La dénomination décrit réellement l’aliment
  2. La liste des ingrédients se lit dans l’ordre
  3. Les dates ne donnent pas la même information
  4. Quantité, origine et responsable du produit
  5. Le tableau nutritionnel aide à comparer
  6. Les mentions particulières à reconnaître
  7. Quand consulter ?
  8. Questions fréquentes
  9. Testez-vous
  10. Sources

La dénomination décrit réellement l’aliment

La dénomination de la denrée indique ce que contient l’emballage et, lorsque cela compte pour la sécurité ou la qualité, le traitement subi. Vous pouvez ainsi rencontrer les mentions « décongelé », « fumé », « surgelé » ou « préparé à partir de… ». Le nom commercial et la photographie servent à présenter le produit, tandis que la dénomination réglementaire donne son identité précise.

Une marque n’est pas une mention obligatoire. Elle distingue le produit dans le commerce, alors que la dénomination permet de le comparer avec un autre aliment de la même catégorie.

Pour un aliment destiné à un bébé, vérifiez aussi l’âge indiqué sur l’emballage et le cadre réglementaire du produit. Un dessert lacté, une compote et une préparation destinée aux nourrissons ne répondent pas aux mêmes règles de composition.

  • Lisez la dénomination près de la liste d’ingrédients.
  • Repérez les traitements comme « décongelé » ou « fumé ».
  • Ne confondez pas une image de présentation avec la composition réelle.

La liste des ingrédients se lit dans l’ordre

Les ingrédients sont inscrits par ordre décroissant de poids au moment de la fabrication. Celui placé en première position est donc présent en plus grande quantité que le suivant. Dans une purée de fruits, par exemple, le fruit cité en premier constitue la part majoritaire de la recette.

Lorsqu’un ingrédient apparaît dans le nom du produit, sur l’image ou dans une mention valorisante, sa proportion doit généralement être indiquée. Cette règle, appelée indication quantitative de l’ingrédient, vous aide à comparer deux recettes portant un nom proche.

Les additifs figurent également dans la liste. Leur nom de catégorie est suivi de leur nom ou de leur numéro européen, par exemple « antioxydant : acide ascorbique » ou « antioxydant : E 300 ». La présence d’un code E signifie qu’il s’agit d’un additif autorisé dans certaines conditions, sans résumer à lui seul la qualité nutritionnelle du produit.

Les allergènes réglementés doivent être mis en évidence dans la liste, par exemple en caractères gras ou avec une autre présentation clairement distincte. Les céréales contenant du gluten, le lait, l’œuf, l’arachide, le soja, les fruits à coque, le poisson et les crustacés font partie des allergènes concernés.

La mention relative aux organismes génétiquement modifiés s’applique lorsqu’un ingrédient relève de cette réglementation. Elle n’a donc pas à apparaître sur chaque étiquette.

  • Commencez par les trois premiers ingrédients.
  • Cherchez les allergènes mis en évidence.
  • Vérifiez la quantité d’un ingrédient mis en avant dans le nom.
  • Lisez les mots « sirop », « sucre », « huile » ou « amidon » dans leur contexte.

Les dates ne donnent pas la même information

La date limite de consommation, ou DLC, est introduite par « à consommer jusqu’au ». Elle concerne surtout les aliments très périssables. Après cette date, leur sécurité sanitaire ne peut plus être garantie dans les conditions prévues par le fabricant. Une fois l’emballage ouvert, la durée de conservation indiquée par le fabricant devient souvent plus courte.

La date de durabilité minimale, ou DDM, est précédée de « à consommer de préférence avant ». Elle concerne la qualité du produit, comme le goût, l’odeur ou le croustillant. Un aliment dont la DDM est dépassée peut encore être consommable s’il a été conservé correctement et si son emballage est intact, avec une qualité parfois diminuée.

La date doit être associée aux conditions de conservation lorsqu’elles influencent la sécurité du produit. Après ouverture, refermez l’emballage, placez-le dans les conditions indiquées et notez la date d’ouverture si le fabricant recommande une durée précise.

Le numéro de lot permet de retrouver une série de fabrication en cas de retrait ou de rappel. Il ne remplace ni la DLC ni la DDM.

  • « À consommer jusqu’au » correspond à une DLC.
  • « À consommer de préférence avant » correspond à une DDM.
  • Respectez la température indiquée sur l’emballage.
  • Après ouverture, suivez le délai conseillé par le fabricant.

Quantité, origine et responsable du produit

La quantité nette est exprimée en grammes, kilogrammes, millilitres ou litres selon la nature de l’aliment. Pour certains produits, l’égouttage compte aussi : le poids net et le poids net égoutté peuvent être indiqués séparément.

L’étiquette doit comporter le nom ou la raison sociale et l’adresse de l’opérateur responsable de l’information alimentaire. Cette entreprise peut être le fabricant, l’emballeur ou le vendeur établi dans l’Union européenne.

L’origine ou la provenance est obligatoire lorsqu’une omission risque d’induire le consommateur en erreur, notamment si le nom ou l’image évoque un pays particulier. Elle est aussi imposée pour certaines catégories, comme plusieurs viandes, le miel, les fruits et légumes, les œufs ou le lait selon les règles applicables.

Le lieu d’emballage ou de fabrication ne correspond pas toujours au pays d’origine de l’ingrédient. Une adresse française sur le paquet ne signifie donc pas forcément que toutes les matières premières viennent de France.

  • Comparez la quantité nette et le prix au kilogramme.
  • Distinguez l’adresse de l’entreprise et l’origine des ingrédients.
  • Cherchez le poids égoutté pour les conserves.
  • Vérifiez le lot en cas de rappel alimentaire.

Le tableau nutritionnel aide à comparer

La déclaration nutritionnelle obligatoire indique généralement l’énergie, les matières grasses, les acides gras saturés, les glucides, les sucres, les protéines et le sel pour 100 grammes ou 100 millilitres. Cette base commune permet de comparer deux produits, même si leurs portions proposées sont différentes.

La portion affichée sur le paquet peut compléter ces données, mais elle varie selon les marques. Pour une comparaison fiable, commencez par la colonne pour 100 grammes ou 100 millilitres.

Le terme « sucres » désigne les sucres naturellement présents et ceux ajoutés dans la recette. La ligne « dont sucres » ne distingue pas toujours les deux. La liste des ingrédients permet de repérer les sucres ajoutés, comme le sucre, le sirop de glucose ou le concentré de jus utilisé pour sucrer.

Le Nutri-Score, lorsqu’il est présent, fournit une information complémentaire calculée à partir de la composition nutritionnelle. Il aide à comparer des aliments d’une même catégorie et ne remplace pas la lecture des ingrédients ni l’adaptation des portions à l’âge de l’enfant.

  • Comparez les produits pour 100 grammes ou 100 millilitres.
  • Regardez les sucres et le sel avec la taille de la portion.
  • Utilisez le Nutri-Score comme repère entre produits comparables.
  • Pour un bébé, tenez compte de l’âge et des quantités servies.

Les mentions particulières à reconnaître

Certaines formulations apparaissent seulement lorsque la composition ou la conservation le justifie. « Conditionné sous atmosphère protectrice » indique que des gaz autorisés ont été utilisés pour prolonger la conservation. La mention « contient une source de phénylalanine » concerne les produits avec aspartame ou certains édulcorants associés.

La phrase « une consommation excessive peut avoir des effets laxatifs » est requise lorsque la teneur en polyols dépasse le seuil réglementaire prévu. Les polyols sont des édulcorants comme le sorbitol ou le xylitol.

Le degré alcoométrique doit être indiqué pour les boissons dont le titre dépasse 1,2 % d’alcool en volume. Cette information concerne également les boissons présentées comme aromatisées ou festives.

Le code-barres facilite l’encaissement et la gestion des stocks. Il n’est pas une mention obligatoire de l’étiquetage alimentaire et ses chiffres ne permettent pas, à eux seuls, de connaître le pays d’origine du produit. Les étiquettes de rayon indiquent le prix, le prix au kilogramme ou au litre, et parfois des informations sur les promotions.

  • Le prix au kilogramme permet de comparer des formats différents.
  • Le code-barres ne prouve pas l’origine française d’un aliment.
  • Une allégation comme « riche en calcium » doit respecter des critères réglementaires.
  • Pour les aliments vendus sans emballage, demandez les informations sur les allergènes.

Quand consulter ?

  • Après un nouvel aliment, appelez immédiatement le 15 ou le 112 si votre enfant respire difficilement, présente un gonflement rapide des lèvres ou de la langue, devient très pâle ou somnolent, ou fait un malaise.
  • Demandez rapidement un avis médical, auprès du médecin ou du 15, en cas de vomissements répétés associés à une éruption étendue ou à un état inhabituel après ingestion d’un aliment.

Questions fréquentes

Quelle différence existe entre une DLC et une DDM ?

La DLC, « à consommer jusqu’au », concerne la sécurité d’un aliment périssable. La DDM, « à consommer de préférence avant », concerne surtout sa qualité et peut être dépassée dans certaines conditions si l’emballage est intact et la conservation correcte.

Le premier ingrédient est-il toujours le plus présent ?

Oui, les ingrédients sont classés par poids décroissant au moment de la fabrication. Cette règle permet de repérer rapidement la base d’une recette.

Un code-barres commençant par 30 ou 37 prouve-t-il que le produit est français ?

Non. Ces préfixes sont associés à une organisation enregistrée en France, sans garantir le lieu de fabrication ni l’origine des ingrédients.

Faut-il lire les étiquettes des petits pots pour bébé ?

Oui. Vérifiez l’âge indiqué, la texture, les ingrédients, les allergènes, la quantité de sel ou de sucre et les conditions de conservation. Les besoins évoluent avec l’âge et les recommandations de diversification.

Testez-vous

3 questions sur cette page. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Dans quel ordre les ingrédients apparaissent-ils sur l’étiquette ?
  2. 2.Que signifie « à consommer jusqu’au » ?
  3. 3.Quelle donnée permet le mieux de comparer deux produits de formats différents ?
Carte savoir
Alimentation de bébé

Le code-barres ne donne pas l’origine

Les premiers chiffres d’un code-barres indiquent l’organisation qui l’a attribué. Ils ne prouvent ni le pays de fabrication ni l’origine des ingrédients.

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Répondez à 3 questions sur cette fiche, dans le jeu ou plus haut dans « Testez-vous » : avec 2 bonnes réponses, la carte « Le code-barres ne donne pas l’origine » rejoint votre album de cartes savoir.

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Sources

  1. EUR-Lex, règlement (UE) n° 1169/2011 concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires eur-lex.europa.eu
  2. Ministère de l’Économie, informations sur l’étiquetage des denrées alimentaires economie.gouv.fr
  3. Service public, consommation et sécurité des produits alimentaires service-public.fr
  4. Santé publique France, 1000 premiers jours 1000-premiers-jours.fr
  5. Agence nationale de sécurité sanitaire, alimentation et nutrition anses.fr

Mis à jour le , d’après les recommandations françaises en vigueur. Ces informations générales ne remplacent pas une consultation.

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