Aller au contenu
Bébé Vallée
Projet bébé

AMP : combien de bébés naissent grâce à la procréation médicale ?

En 2005, l’assistance médicale à la procréation avait contribué à la naissance d’environ 19 000 enfants en France, soit 2,4 % des naissances. Depuis, les techniques et l’accès à l’AMP ont évolué, avec plusieurs parcours possibles et un cadre légal élargi.

Mis à jour le 7 min de lecture

Sommaire10 parties
  1. Le chiffre de 2005 doit être replacé dans son époque
  2. Que recouvre l’assistance médicale à la procréation ?
  3. Qui peut aujourd’hui accéder à l’AMP en France ?
  4. Pourquoi le don de spermatozoïdes ou d’ovocytes peut-il prendre du temps ?
  5. Quel parcours pour un projet de grossesse ?
  6. Quand demander un avis pour infertilité ?
  7. Quand consulter ?
  8. Questions fréquentes
  9. Testez-vous
  10. Sources

Le chiffre de 2005 doit être replacé dans son époque

L’Agence de la biomédecine annonçait en 2005 environ 19 000 naissances issues d’une assistance médicale à la procréation, appelée AMP. Ce nombre représentait 2,4 % des naissances enregistrées cette année-là, et concernait les fécondations in vitro, les inséminations artificielles et d’autres techniques prises en charge dans des centres autorisés.

Le bilan historique mentionnait 105 établissements cliniques et 205 laboratoires agréés. Ces chiffres ne décrivent plus l’organisation actuelle de l’AMP, car les autorisations, les centres et les règles ont changé au fil des réformes. Ils restent utiles pour comprendre la progression de la procréation médicalement assistée en France.

Les rapports récents de l’Agence de la biomédecine situent la part des enfants nés après une AMP autour de 3 à 4 % des naissances selon l’année et la méthode de calcul. Le nombre exact varie avec le nombre total de naissances, les délais d’enregistrement et les techniques comptabilisées.

  • En 2005, environ 19 000 enfants étaient nés après une AMP.
  • La proportion annoncée cette année-là était de 2,4 % des naissances.
  • Les données actuelles se lisent dans les rapports annuels de l’Agence de la biomédecine.
  • Un chiffre national ne prédit pas les chances d’un parcours individuel.

Que recouvre l’assistance médicale à la procréation ?

L’AMP regroupe des soins destinés à aider un projet de naissance lorsqu’une grossesse ne survient pas, lorsqu’une maladie risque d’être transmise ou lorsqu’un couple de femmes ou une femme non mariée souhaite devenir parent. Le parcours commence généralement par un entretien médical, un bilan de fertilité et une discussion sur les options adaptées à la situation.

L’insémination artificielle consiste à déposer des spermatozoïdes préparés dans l’utérus au moment où l’ovulation est attendue. La fécondation se produit ensuite dans le corps. La fécondation in vitro, ou FIV, met en contact les ovocytes et les spermatozoïdes au laboratoire, puis un embryon peut être transféré dans l’utérus.

Une FIV peut utiliser les gamètes du couple ou faire intervenir un don de spermatozoïdes, d’ovocytes ou d’embryons. Le choix dépend du bilan médical, du projet parental, de la disponibilité des dons et des règles applicables au dossier. Le médecin explique aussi le nombre d’embryons transférés et les risques de grossesse multiple.

L’AMP ne garantit pas une grossesse. Les chances varient notamment avec l’âge de la personne qui fournit les ovocytes, la réserve ovarienne, la qualité des spermatozoïdes, la cause de l’infertilité et le nombre de tentatives déjà réalisées.

Qui peut aujourd’hui accéder à l’AMP en France ?

Depuis la loi de bioéthique de 2021, l’AMP est ouverte aux couples composés d’un homme et d’une femme, aux couples de femmes et aux femmes non mariées. Le projet parental doit être accompagné par une équipe autorisée, dans le respect des conditions médicales, administratives et d’âge prévues par la loi.

L’AMP avec les gamètes du couple reste la situation la plus fréquente dans les parcours de soins. Lorsque les spermatozoïdes ou les ovocytes du couple ne permettent pas d’aboutir, un don peut être proposé. Le don est gratuit et fondé sur le volontariat. Depuis 2022, les personnes nées d’un don peuvent, à leur majorité, demander l’accès à certaines informations concernant le donneur, selon les modalités prévues par la loi.

Les règles d’âge sont encadrées par le Code de la santé publique. En pratique, l’équipe tient compte de l’âge, de l’état de santé et de la faisabilité du projet. Elle présente aussi les délais possibles, car un parcours avec don peut nécessiter une attente liée au nombre de donneurs et à la disponibilité des gamètes.

Pourquoi le don de spermatozoïdes ou d’ovocytes peut-il prendre du temps ?

Le don repose sur des donneurs volontaires qui bénéficient d’un entretien, d’un examen médical et de dépistages infectieux et génétiques prévus par la réglementation. Pour les ovocytes, le don demande plusieurs rendez-vous et un traitement hormonal suivi par échographie avant le prélèvement. Pour les spermatozoïdes, plusieurs recueils sont réalisés selon le protocole du centre.

Les besoins ne sont pas toujours couverts par le nombre de dons disponibles. Les délais varient selon le centre, le type de don, la situation médicale et l’organisation régionale. L’équipe doit aussi rechercher une compatibilité avec le projet parental, sans promettre une date fixe.

Le don d’ovocytes et le don de spermatozoïdes ne sont pas des démarches commerciales. Aucune rémunération ne peut être versée au donneur en France. Les frais liés au don sont pris en charge dans le cadre prévu par le système de soins.

  • Le don est volontaire, gratuit et encadré médicalement.
  • Un bilan médical est réalisé avant l’acceptation du don.
  • Les délais varient selon les centres et le nombre de donneurs.
  • Une campagne d’information peut encourager le don, sans garantir une réduction immédiate des attentes.

Quel parcours pour un projet de grossesse ?

Une consultation peut être demandée auprès d’un médecin, d’une sage-femme ou d’un gynécologue. Le bilan recherche notamment la durée des essais, la régularité des cycles, les antécédents médicaux, les traitements, la réserve ovarienne et les caractéristiques du sperme. Les deux membres du couple sont concernés lorsque les gamètes du couple sont utilisés.

Les examens ne sont pas identiques pour tout le monde. Ils peuvent comprendre une prise de sang, une échographie pelvienne, une analyse du sperme appelée spermogramme et, selon le contexte, un examen de l’utérus ou des trompes. Le professionnel explique le but de chaque examen et la suite possible.

La prise en charge est individualisée. Une stimulation de l’ovulation, une insémination, une FIV ou un parcours avec don peuvent être proposés. Le nombre de tentatives et les modalités de remboursement dépendent des règles de l’Assurance Maladie et des critères en vigueur.

Les traitements d’AMP peuvent être éprouvants physiquement et émotionnellement. Un soutien psychologique ou une association de patients peut aider pendant les attentes, les résultats d’examens et les éventuelles interruptions de parcours.

Quand demander un avis pour infertilité ?

Une consultation est généralement proposée après 12 mois de rapports réguliers sans contraception lorsqu’une grossesse ne survient pas. Un avis peut être demandé plus tôt, notamment après 6 mois si la personne qui souhaite porter la grossesse a 35 ans ou plus, car la fertilité féminine diminue progressivement avec l’âge.

Il est préférable de consulter sans attendre en cas de cycles très irréguliers ou absents, de douleurs pelviennes importantes, d’antécédent d’endométriose, d’infection génitale, de chirurgie des ovaires ou des trompes, de grossesse extra-utérine, de traitement pouvant affecter la fertilité ou de difficulté connue concernant les spermatozoïdes.

Une consultation précoce ne signifie pas qu’une AMP sera forcément nécessaire. Elle permet de chercher une cause, de vérifier les facteurs modifiables et de choisir un délai de prise en charge adapté.

Quand consulter ?

  • Consultez après 12 mois de rapports réguliers sans contraception si aucune grossesse ne survient.
  • Demandez un avis après 6 mois lorsque la personne qui souhaite porter la grossesse a 35 ans ou plus.
  • Consultez plus tôt en cas de cycles très irréguliers ou absents, d’endométriose connue, d’antécédent de grossesse extra-utérine, de chirurgie pelvienne ou de problème connu de fertilité.
  • Prenez rendez-vous rapidement en cas de douleurs pelviennes persistantes, de saignements inhabituels ou de symptômes évoquant une infection génitale.

En cas d’urgence, de jour comme de nuit : le 15 (Samu) ou le 112.

Questions fréquentes

Combien de bébés naissent grâce à l’AMP en France ?

En 2005, environ 19 000 enfants étaient nés après une AMP, soit 2,4 % des naissances. Les rapports récents de l’Agence de la biomédecine situent la part autour de 3 à 4 % selon l’année et les méthodes de comptage.

L’AMP est-elle réservée aux couples infertiles ?

Non. Depuis la loi de bioéthique de 2021, elle est ouverte aux couples composés d’un homme et d’une femme, aux couples de femmes et aux femmes non mariées, sous réserve des conditions médicales et légales.

Combien de temps faut-il attendre pour un don de gamètes ?

Il n’existe pas de délai national unique. L’attente dépend du centre, du type de don, du nombre de donneurs disponibles et de la situation du projet parental. L’équipe d’AMP donne une estimation au cours du parcours.

L’AMP donne-t-elle toujours une grossesse ?

Non. Les chances dépendent surtout de l’âge, de la cause de l’infertilité, de la qualité des gamètes et de la technique utilisée. L’équipe présente les chances estimées pour le dossier, sans garantie de résultat.

Testez-vous

3 questions sur cette page. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quelle part des naissances l’AMP représentait-elle en France en 2005 ?
  2. 2.Que signifie FIV ?
  3. 3.Quand demande-t-on généralement un avis pour infertilité ?
Carte savoir
Projet bébé

L’AMP concerne plusieurs projets

En France, l’AMP est ouverte aux couples hétérosexuels, aux couples de femmes et aux femmes non mariées depuis la loi de bioéthique de 2021.

Bébé Vallée

Gagnez cette carte dans Bébé Vallée

Répondez à 3 questions sur cette fiche, dans le jeu ou plus haut dans « Testez-vous » : avec 2 bonnes réponses, la carte « L’AMP concerne plusieurs projets » rejoint votre album de cartes savoir.

Répondre aux 3 questions

Sources

  1. Agence de la biomédecine, assistance médicale à la procréation et rapports d’activité agence-biomedecine.fr
  2. Agence de la biomédecine, don de gamètes dondovocytes.fr
  3. Assurance Maladie, infertilité et parcours de soins ameli.fr
  4. Ministère de la Santé, loi de bioéthique et assistance médicale à la procréation sante.gouv.fr
  5. Service-Public.fr, droits liés à la procréation médicalement assistée service-public.fr

Mis à jour le , d’après les recommandations françaises en vigueur. Ces informations générales ne remplacent pas une consultation.

À lire aussi