Retour d'expérience sur l'allaitement maternel long



Novembre 2007


Amélie Verdonck, 27 ans, deux garçons de 5.5 ans et 2.5 ans, témoigne de son expérience d’allaitement long avec ses deux fils.



Bébévallée : Vous avez allaité vos deux enfants jusqu’à plus de 2 ans : pourquoi ce choix ?

Amélie : Je n’ai pas réfléchi, cela s’est fait naturellement. J’ai commencé à allaiter à la demande, les gestes sont venus tout seuls, je n’ai jamais eu mal. J’étais juste impressionnée par la taille de mes seins ! Naturellement, j’ai aussi pratiqué le « co-sleeping » ; c’est-à-dire que j’ai fait dormir chacun de nos bébés avec nous jusqu’à deux ans. J’ai commencé à la maternité, parce que j’avais envie d’avoir mon bébé près de moi, puis j’ai continué à la maison. J’ai pratiqué un allaitement exclusif jusqu’à six mois, puis j’ai démarré la diversification alimentaire, tout en conservant plusieurs tétées par jour. Mes fils n’ont jamais bu de lait de vache avant deux ans. Je voulais que le sevrage se fasse en douceur, quand mes enfants en auraient envie. Faustin a été allaité 27 mois, son frère Gabriel, 23 mois.

 

Justement, le sevrage s’est-il bien passé ?

Oui, puisque c’est l’enfant qui a pris la décision. En fait, je suis tombée enceinte alors que j’allaitais toujours l’aîné et ma grossesse a modifié le goût du lait. Mon fils s’en est rendu compte, je lui ai expliqué que j’attendais un bébé et il a déclaré : « La tétée, c’est pour le bébé. » Et il n’a plus jamais voulu téter ! Le deuxième a lui aussi choisi son moment pour arrêter. Son papa et moi lui avons acheté un grand lit et il a voulu aller dormir dedans. Il a fallu un petit temps d’adaptation, mais très rapidement, il n’a plus eu besoin de téter : il était devenu grand.

 

Comment votre entourage a-t-il vécu ces allaitements longs ?

Le père de mes fils était plutôt très fier de les voir grandir grâce au lait de leur mère ! Avec les autres, ça a été plus difficile. Combien de fois ai-je entendu, même de la part de mes proches « Tu vas en faire un assisté ! », ou bien « Quoi, tu l’allaites encore ? Pas étonnant qu’il ne marche pas encore à 17 mois ! » Même ma mère me disait « Il est collé à toi comme la moule à son rocher ! » Cela me faisait rire, je lui répondais en riant « JE sais, je sais », mais cela ne m’empêchait pas de faire à mon idée. D’ailleurs, depuis la naissance de mes fils, j’ai toujours tout fait à l’instinct, sans suivre les conseils de mon entourage ou même des spécialistes. En revanche, j’ai cessé d’allaiter mes fils en public passé un an, parce que je sentais bien que cela dérangeait les gens ! C’est à ce moment-là que j’ai adopté l’écharpe de portage, qui permet d’allaiter un enfant à l’abri des regards.

 

Qu’appréciez vous dans l’écharpe de portage ?

Pour mon premier enfant, j’avais un porte-bébé qui me cisaillait le dos et les épaules, c’était horrible. Et puis on ne peut pas allaiter un enfant dans un porte-bébé. Les écharpes sont au contraire très confortables : comme elles sont longues, elles assurent un excellent maintien du dos et plusieurs points d’appui Je n’ai jamais eu mal nulle part avec. Elles permettent aussi d’allaiter à l’abri des regards, puisqu’on peut remonter un bout du tissu au dessus de la tête du bébé.

 

Ces écharpes sont chères, non ?

Oh oui : elles valent plus de 80 euros. Mais on n’est pas obligée d’en acheter une vraie ! Pour ma part, j’ai acheté dans un magasin une pièce de tissu de 5 m sur 70 cm, choisie dans un tissu très épais, et le tour était joué. Comme je n’avais pas de mode d’emploi (livré dans la boîte des « vraies » écharpes), j’ai trouvé sur Internet* des explications de nouage. J’ai fait des essais avec un poupon en plastique pendant quelques jours, le temps d’avoir pris le truc, et puis je me suis lancée avec mon fils. Je n’utilise que trois positions : face au monde, face à moi et dans le dos. Je porte encore l’aîné, qui fait 17 kg, sur mon dos sans problème, parfois même encore face au monde.

 

Ces allaitements longs ne vous ont-ils pas empêchée de travailler ?

Je suis restée longtemps sans activité professionnelle, puisque je n’ai repris le travail qu’en 2006, il y a un an et demi. Je suis téléprospectrice. Mais cela ne m’a pas empêché de continuer à allaiter, le matin et le soir.

Propos recueillis par Marie-Pierre Noguès-Ledru

La rédaction de BébéVallée


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