Bien choisir sa maternité
Cela implique de déterminer bien à l’avance ses souhaits d’accouchement, pour être en phase avec ses attentes le jour J.
Un classement des maternités
En France, les maternités sont classées en trois niveaux, selon la capacité d’accueil des enfants prématurés.
Les maternités de niveau I assurent les accouchements simples, sans complication prévisible à la naissance, ce qui est le cas pour 85% des naissances.
Les maternités de niveau II disposent d’une unité de néonatalogie permettant de dispenser des soins pédiatriques pour accueillir les prématurés.
Les maternités de niveau III sont dotées d’une unité de réanimation néonatale pour les prématurés qui souffrent de détresses respiratoires, souvent suite à une naissance très précoce : au cours du 7ème mois.
Le choix de la maternité est à évoquer avec son obstétricien. Si vous attendez des jumeaux, le risque de prématurité étant plus élevé, il vous conseillera une maternité de niveau II, voire de niveau III. Mais il est important de déterminer préalablement vos critères (1) pour bien choisir votre maternité.
Les critères de choix :
- La qualité de l’encadrement médical
- La proximité
- Le coût et le niveau de prise en charge par la sécurité sociale et la mutuelle
- Le confort des chambres
- L’équipement des salles de pré naissance : baignoires, ballons, sièges...
- La personnalisation du suivi de grossesse et de l’accouchement
- Les méthodes de préparation à l’accouchement
- Le nombre de naissances annuelles.
Un accouchement peu technicisé
Les futures mamans qui voudront éviter un environnement hyper-médicalisé se renseigneront sur les pratiques des maternités en s’informant de leurs statistiques (2) :
- Taux de déclenchements de l’accouchement
- Taux d’épisiotomies
- Taux de péridurales
- Taux de Forceps
- Taux de césariennes
- Taux d’allaitements.
Les moyennes nationales sont disponibles sur le site de la DREES : Direction de la recherche des études, de l’évaluation et des statistiques, http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/doc.htm dans les études réalisées sur la situation périnatale en France. La dernière en date remonte à mars 2005, n°383.
Elles se renseigneront également sur l’administration ou non de produits ocytociques pour accélérer les contractions. Certaines maternités proposent un monitoring sans fil pour écouter le cœur de bébé et des péridurales déambulatoires qui n’obligent pas la femme à rester allongée. Enfin, elles s’informeront de la mise en couveuse systématique ou pas des nouveau-nés.
L’accouchement à domicile
Alors que jusqu’au milieu du XXème siècle la majorité des femmes accouchaient chez elle, en France moins d’1% des femmes y ont recours (1) contre 1/3 aux Pays-Bas. La plupart des obstétriciens (3) n’y sont pas favorables estimant que les accouchements pratiqués en milieu hospitalier font courir moins de risques à la mère et à l’enfant. Il est cependant possible d’accoucher à domicile avec une sage-femme libérale qui travaille en réseau avec des hôpitaux.
Pour en savoir plus : Fédération nationale des associations de sages-femmes (FNASF) ou Association nationale des sages-femmes libérales (ANSFL) sur http://www.ordre-sages-femmes.fr/pro/orga/orgasso.htm.
(1) « Bien vivre votre grossesse », sous la direction d’Anne Théau, éditions Larousse.
(2) « Bien naître à Paris et dans sa région », Lise Bartoli, éditions Parigramme.
(3) « Votre grossesse », sous la direction du Dr Anne Deans, éditions Marabout
La rédaction de BébéVallée
Les premières maisons de naissance ont été créées aux Etats-Unis, puis au Canada. En Europe, on en trouve désormais en Allemagne, en Suisse, Autriche, Angleterre, Italie, Espagne et en Belgique. En France, les tentatives qui ont vu le jour n’ont pas abouti. La seule qui a été créée à Sarlat a fermé. L’idée est de proposer un lieu qui soit peu médicalisé pour les femmes qui n’ont pas eu de grossesses pathologiques. L’accompagnement est global : la sage-femme assure un suivi jusqu’aux suites de couches. Les moyens techniques sont limités et on n'y pratique pas de péridurale, ni d’anesthésie générale. Le retour à domicile en revanche est très rapide : en moyenne 24 heures (*).
(*) « Bien vivre votre grossesse », sous la direction d’Anne Théau, éditions Larousse.
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