Les contraceptions déconseillées par les médecins
Trop tôt pour certains ou aléatoires pour d’autres, un certain nombre de moyens de contraception sont éliminés par le corps médical après l’accouchement.
Les pilules classiques oestroprogestatives : risques d’effets secondaires
Elles ne sont prescrites que quatre semaines après l’accouchement, en raison des risques d’effets secondaires majorés : risques thrombo-emboliques (caillot dans le sang) (1).
Les contraceptions locales : trop tôt
Pour le gynécologue Alain Tamborini, en raison des modifications de l’utérus, le stérilet, le diaphragme et l’anneau vaginal ne sont pas recommandés en suites de couches. Il est préférable d’attendre environ deux à trois mois pour que l'utérus ait repris sa taille et sa consistance normales.
L’allaitement : une méthode naturelle, mais sous conditions
L’hormone secrétée par l’allaitement, la prolactine, bloque l’ovulation.
Selon le Docteur Martin Winckler (2), Généraliste, elle serait efficace à 98%. Il évoque le consensus de Bellagio rédigé par un groupe de chercheurs en 1989 et confirmé par des études de l’Organisation mondiale de la santé.
Il stipule que l’allaitement est efficace sous réserve :
- d’allaiter moins de six mois
- de manière exclusive jusqu’à cinq ou six fois par jour : si la fréquence de la succion diminue, la sécrétion de prolactine aussi et l’ovulation peut se produire.
- pas de retour de couches.
Peu de médecins la conseillent cependant, car ils la considèrent comme aléatoire.
Le retrait : échec élevé
Il s’agit d’interrompre le rapport juste avant l’éjaculation.
Avantage : une méthode naturelle.
Inconvénients : parfois mal vécu, car frustrant ; difficile à contrôler ; un taux d’échec élevé : 25%
La méthode Ogino ou observation du cycle : impossible
L’ovulation se produit de façon complètement imprévisible après l’accouchement !
De même, le suivi de la courbe de température est aléatoire durant cette période avant la première ovulation (3).
(1) "Contraception et sexualité", Dr Roland Cachelou, Editions In Press.
(2) "Choisir sa contraception", Dr Martin Winckler, Editions Fleurus.
(3) "Bien vivre votre grossesse", Dr Anne Théau, Editions Larousse.
La rédaction de BébéVallée
Quatre siècles avant Jésus-Christ, Aristote conseillait d’utiliser un mélange d’huile de cèdre et d’encens dans de l’huile d’olive. Quant à Cléopâtre, elle confectionnait une pâte vaginale composée de miel, de carbonate de soude et d’excréments de crocodiles séchés. Au 19ème, on utilisait encore des éponges vinaigrées ou imbibées de jus de citron. Il faudra attendre la fin des années 70, pour que les spermicides soient plus largement utilisés comme mode de contraception dans leur composition d’aujourd’hui (*).
(*) "Questions de femmes", Dr Anne de Kervasdoué, éditions Odile Jacob.
Le saviez-vous ?
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