Bébé est arrivé, papa est parti


Ce témoignage fait partie de notre grand dossier “Quand l’enfant paraît, le couple disparaît ?


Octobre 2008


Sabrina, maman d’Inès, élève seule sa fille depuis le départ du papa, quand celle-ci était tout bébé. Si la première année a été difficile, Inès a donné aussi à Sabrina le courage de rebondir.



Bébévallée : Vous élevez votre fille seule : est-ce un choix ?

 

Sabrina : Pas du tout ! Je me suis mariée à 28 ans, je suis tombée enceinte assez vite et mon mari et moi étions tous deux très heureux de ce bébé qui s’annonçait. J’ai eu une grossesse très épanouie. C’est à la naissance d’Inès que la situation a changé. Quand ma fille avait à peine une semaine, j’ai appris que mon mari voyait quelqu’un d’autre pendant ma grossesse et il m’a annoncé qu’il souhaitait divorcer. 

 

Vous ne vous doutiez de rien ? 

 

Non ! Pour moi, la naissance de notre fille scellait le début de notre vie de famille. Je suis tombée de haut quand mon mari a demandé le divorce. Je n’avais absolument rien vu venir. Cela a été un choc terrible. Inès avait 4 mois quand nous avons divorcé. 

 

Comment avez-vous fait face ? 

 

La première année suivant mon divorce a été très dure pour moi. Comme j’avais quitté ma ville natale pour suivre mon mari, j’ai dû retourner vivre chez mes parents dans un premier temps pour qu’ils s’occupent d’Inès pendant que je travaillais. Ce n’est pas évident de retourner habiter chez ses parents à 30 ans, quand on les a quittés à 18 ans ! Pourtant, vu les circonstances, vivre avec eux a été un facteur d’équilibre, cela m’a permis de conserver un rythme social normal, par exemple à m’asseoir à table pour les repas… Les journées se passaient plutôt bien, car je n’avais pas trop le temps de penser en travaillant. Je craquais le soir, une fois ma fille couchée. Pendant un an, j’ai pleuré tous les soirs, me demandant pourquoi cela m’était arrivé. Je me suis beaucoup questionnée pendant cette période.

 

Qu’est-ce qui vous a donné la force d’avancer ? 

 

Inès, ma fille ! C’était un bébé souriant, toujours content. Quand j’étais triste, j’ai toujours évité de le lui montrer. Je me suis dit que pour elle, je devais m’en sortir. Le déclic est venu au bout d’un an. J’ai compris qu’il ne servait à rien de pleurer tous les soirs en attendant des réponses que je n’aurai sans doute jamais ! J’ai donc décidé de réagir et de reprendre une vie normale. J’ai vu dans les week-ends où Inès était chez son père l’occasion de recommencer à sortir, à mener la vie de célibataire que j’avais avant de me marier. Je me suis un peu forcée au début, mais cela m’a fait beaucoup de bien. Quand Inès a eu 2 ans et demi, j’ai emménagé dans un appartement que j’ai entièrement rénové : c’était le début d’une nouvelle vie pour ma fille et moi. 

 

Inès a-t-elle gardé un lien avec son père ? 

 

Bien sûr. Il la prend un week-end sur deux depuis notre divorce. Pour moi, il était important qu’Inès ait une bonne image de son père, et je ne l’ai jamais critiqué devant elle, même si cela me coûtait parfois ! Père et fille ont une super relation tous les deux, et je trouve que c’est essentiel. J’ai toujours pris soin aussi d’entretenir le lien avec mon ancienne belle-famille, qui est la famille d’Inès. 

 

Comment parlez-vous de tout cela à Inès ? 

 

Je lui ai toujours beaucoup parlé et expliqué les choses, à la mesure de ce qu’elle pouvait comprendre en fonction de son âge. Aujourd’hui Inès a 6 ans, je lui explique que son papa et sa maman l’aiment tous les deux même s’ils ne sont pas ensemble. Mon ex-mari et moi entretenons de bonnes relations pour le bien de notre fille. Par exemple, nous sommes tous les deux présents à ses côtés dans les grands moments de sa vie, comme l’entrée à l’école primaire. Pour elle, qui ne nous a jamais connus ensemble, il n’y a pas eu la déchirure que représente la séparation des parents pour les enfants qui ont vécu une vraie vie de famille. Peut-être est-ce mieux ainsi ? En tous cas, c’est sa réalité, et cela n’a pas l’air de lui peser. 

 

Qu’aimeriez vous dire à des mamans qui vivent une telle séparation ? 

 

Je ne leur dirai pas que c’est facile, ce serait un mensonge ! Mais on n’a pas le choix, ni le temps de déprimer quand on a un bébé dont il faut s’occuper… On est obligé de s’en sortir ! Et la présence du bébé est aussi une source où l’on puise l’énergie pour avancer. Mon statut de mère célibataire n’était pas un choix, j’aurais préféré avoir une vie de famille normale. Mais curieusement, autour de moi, certaines de mes amies célibataires trouvent que je suis dans la situation idéale, avec un enfant mais pas de mari encombrant… Ce n’est quand même pas mon point de vue !

 

La rédaction de BébéVallée


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