Ma fille dit toujours non


Ce témoignage fait partie de notre grand dossier “Mon petit dit toujours non


Mars 2009


Julie a tout de suite compris que sa fille Adèle, 3,5 ans, avait un caractère affirmé. Dès 18 mois, celle-ci a commencé à dire non. Sa maman a heureusement trouvé une stratégie efficace pour gérer les périodes d’opposition.



Bébévallée : Comment votre fille était-elle bébé ? 

 

Julie : Assez facile ; elle a toujours bien mangé et bien dormi. Elle ne nous a pas posé de problèmes, mais nous avons tout de suite vu qu’elle avait un caractère affirmé. Par exemple pour les aliments, on savait tout de suite ce qu’elle aimait ou n’aimait pas. C’est aussi le cas pour les vêtements. Il y a des choses qu’elle accepte de mettre, d’autres pas. 

 

A quel âge a-t-elle commencé à dire "non" ? 

 

Vers 18 mois, comme tous les enfants ! C’était "non" pour beaucoup de choses. Elle faisait des colères, hurlait et se roulait par terre dans la rue, toujours quand il y avait du "public", car elle savait que cela m’embarrassait ! 

 

Comment avez-vous réagi à ce comportement ? 

 

Je suis passée par plusieurs phases : comme j’étais enceinte de mon deuxième enfant quand elle a commencé à s’opposer à nous, je me suis dit qu’il fallait que je sois compréhensive et j’ai essayé d’être gentille. Mais cela n’a pas vraiment marché ! J’ai changé de comportement et me suis énervée… Cela a été encore pire car Adèle se braquait quand je me mettais en colère. C’est ma mère qui m’a donné le "truc" pour bien gérer les situations : l’indifférence. Quand ma fille piquait une colère, notamment quand je la récupérais chez la nourrice le soir après mon travail, je ne la grondais pas, je faisais comme si de rien n’était. En fait, je lui montrais que son comportement n’avait pas de prise sur moi. Cela a été radical : en deux jours, elle s’est calmée. Je pratique encore cette méthode aujourd’hui, quand il lui arrive de s’opposer à nous. Mon indifférence la vexe et lui fait perdre tout intérêt à se mettre en colère ! 

 

Adèle a 3.5 ans aujourd’hui : est-elle toujours dans le "non" ? 

 

Non ! Elle s’est heureusement bien calmée ! Mais elle a toujours un caractère et des goûts très affirmés. Ayant parlé très tôt et s’exprimant maintenant très bien, elle tente de discuter tout ce que nous lui disons. Elle reprend nos mots, essaie de négocier et argumente. Par exemple, quand je lui explique qu’elle va prendre le métro pour aller chez sa grand-mère, elle me répond : "Et pourquoi tu ne m’y emmènes pas toi-même ?" Ou bien à la boulangerie, quand elle me demande un pain au chocolat que je lui refuse, elle me dit : "Alors un bonbon ?". Elle se place un peu au même plan que les adultes, et nous nous efforçons en permanence de la remettre à sa place d’enfant. 

 

Comment gérez vous son caractère ? 

 

Aujourd’hui, cela va bien ! J’avoue qu’au début, c’était un peu difficile. J’imaginais ce que ce serait à l’adolescence et je me disais que nous n’y arriverions jamais ! Puis la grosse période d’opposition des 2 ans est passée, et j’ai compris que ce n’était pas si grave. Et l’arme de l’indifférence fonctionne bien, c’est déjà ça ! Bien sûr, c’est plus délicat de rester calme et détaché quand on est soi-même énervé et fatigué. Dans ces cas-là, c’est mon mari qui prend le relais, et réciproquement !
Même si c’est fatigant pour les parents, c’est aussi sympathique d’avoir un enfant qui a du caractère : Adèle est une petite fille très attachante, les échanges sont riches et on s’amuse beaucoup avec elle. 

 

Votre fils a-t-il le même caractère ? 

 

Pas du tout ! Il est doux, calme. A 18 mois, il n’est pas encore entré dans la phase d’opposition. Il accepte plutôt bien quand on lui dit "non". 

 

Qu’aimeriez vous dire aux jeunes mères qui ont aussi des enfants en pleine crise d’opposition ?

 

Déjà, que c’est une période qui ne dure pas ! Ensuite, qu’il y a des bons et des mauvais jours, et qu’une bonne nuit de sommeil remet souvent les choses en ordre. Je conseille aussi d’essayer l’indifférence, qui fonctionne bien chez nous. Je dirais enfin qu’il faut se montrer ferme sur les choses qu’on juge importantes (pour moi, c’est par exemple les repas, l’heure du coucher…) mais aussi souple sur d’autres choses pour ne pas être dans l’affrontement permanent.

La rédaction de BébéVallée


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