Cinq techniques pour réagir aux provocations
Vous rentrez du bureau épuisée, votre enfant multiplie les provocations, voici cinq techniques qui vous aideront à éviter la fessée.
1- Calmer le jeu
L’une des méthodes, selon le pédiatre T. B. Brazelton (1), consiste à prendre l’enfant et à le tenir fermement contre soi, de s’asseoir et de le bercer calmement en lui expliquant que l’on est très en colère et que chacun doit se calmer.
2- La porte fermée
Pour le pédopsychiatre Gisèle George (2), il ne faut en aucun cas céder à la provocation. Pour qu’il y ait provocation, il faut un provocateur et un provoqué. C’est la raison pour laquelle, il faut garder son calme. Elle préconise un petit séjour systématique du parent dans sa chambre devenue inaccessible pour laisser le provocateur seul devant une porte afin que cela devienne nettement moins intéressant.
3- La mise à l’écart
La chambre de l’enfant : si les provocations continuent malgré les explications, T.B. Brazelton conseille également l’isolement de l’enfant dans sa chambre pour qu’il se calme, suivi d’une brève réconciliation accompagnée d’explications.
Le couloir :
Eviter les placards : le pédiatre Aldo Naouri (4) opte également pour l’isolement dans un endroit où l’on est sûr qu’il ne pourra pas être effrayé, ce qu’il exclut les lieux obscurs et les placards. Il recommande également une certaine gravité pour les retrouvailles.
4- Le feed-back
Il s’agit de montrer à l’enfant que vous comprenez ce qu’il ressent, mais que vous gardez le cap, explique l’éducateur et psychologue Dr Dodson (5). Exemple : il refuse de partir du bac à sable, vous lui dites : "je sais que tu ne veux pas partir, tu t’amuses si bien dans le sable", mais malgré ses nouvelles protestations vous partez, tout en ayant respecté son droit à avoir des sentiments.
5- La menace
C’est une action préventive pour éviter l’enchaînement des événements indésirables en rappelant les limites. Mais l’enfant doit être sûr de votre détermination pour qu’elle soit efficace (2).
(1) « Ecoutez votre enfant », T. Berry Brazelton, éditions Payot.
(2) « Mon enfant s’oppose », Gisèle George, éditions Odile Jacob.
(3) « Se faire obéir sans crier », Jerry Wyckoff et Barbara Unell, éditions Marabout.
(4) « Eduquer ses enfants », Aldo Naouri, éditions Odile Jacob.
(5) « Le père et son enfant », Docteur Fitzhugh Dodson, éditions Marabout.
La rédaction de BébéVallée
Depuis 2000, un certain nombre d’organisations internationales ont condamné la fessée. La dernière en date est l’ONU en 2006 qui engageait tous les États à interdire, quel que soit le contexte, toutes les formes de violence à l'encontre des enfants, y compris tous les châtiments corporels, et ce, avant la fin de l’année 2009. Seuls 23 des 192 pays membres, dont 18 européens l’ont déjà interdit comme la Suède, la Finlande, la Norvège, l’Allemagne, l’Autriche la Grèce, le Portugal, l’Espagne, l’Italie.
Le saviez-vous ?
fessée
, colère
, opposition_enfant
-
Rechercher sur BébéVallée
-
-
- Deux ans : pourquoi mon enfant s’oppose ?
Fiches conseils
- Pour ou contre la fessée ?
- Cinq techniques pour réagir aux provocations
- Ne pas céder à la provocation
Témoignage d'expert
- Ma fille dit toujours non
Testé-Vécu