L’entrée à l’école


Ce témoignage fait partie de notre grand dossier “Mon enfant entre à l’école


Septembre 2010


Maman de deux garçons, Anne se réjouissait de les voir entrer à l’école et découvrir un monde nouveau. Ses deux fils ont eu des expériences contrastées, mais elle-même a été frappée par leurs capacités d’adaptation. Pour Anne, quelles que soient nos peurs, il faut faire confiance à nos enfants !



Bébévallée : Comment avez-vous vécu l’entrée en maternelle de votre fils aîné ?

 

Anne : Pour moi, l’entrée à l’école signifiait un pas d’autonomie pour Sébastien, la découverte de pleins de choses nouvelles. Je n’étais pas angoissée sur le fond, au contraire ! Ayant moi-même un bon souvenir de l’école, j’avais pour mon fils la même vision positive de cette nouvelle étape. J’étais en revanche plus inquiète de la fatigue liée à la collectivité (mon fils n’avait pas fréquenté de crèche avant), et j’estimais qu’une journée entière, c’était trop pour un enfant de cet âge. J’ai gardé sa nounou et décidé qu’il n’irait que le matin, pour rentrer déjeuner et faire la sieste à la maison. Cette décision prise, je me sentais très sereine ! 

 

Vous souvenez-vous exactement du jour de sa rentrée ? 

 

Oui, bien sûr ! Je suis entrée dans la classe avec Sébastien, qui a très vite été attiré par tous les jeux disposés dans la pièce et s’est mis à jouer, sans plus s’occuper de moi. La maîtresse a saisi l’occasion et m’a dit "je crois que vous pouvez y aller, maintenant". Je me suis dit qu’elle avait raison et je suis sortie. Et je me suis retrouvée toute bête dans la rue, si vite, alors que je m’étais imaginé que les choses se feraient plus doucement ! 

 

Cette année de petite section s’est donc bien déroulée ? 

 

Oui, cette année-là a été vraiment lumineuse ! Sébastien a toujours été heureux d’aller à l’école. Au printemps, il nous a même demandé de manger à la cantine, avec ses copains ! Il avait une maîtresse très maternante, respectueuse du rythme des enfants, et cette approche me semblait vraiment adaptée à des petits. 

 

Et l’entrée en primaire ? 

 

Cela a été un peu sur la lancée de la maternelle : de nouveaux apprentissages, la découverte de la lecture -un moment magique-, de nouveaux pas vers l’autonomie, vers la connaissance de soi, l’affirmation de ses goûts. Ce qui change, c’est qu’on n’accompagne plus son enfant à l’intérieur de l’école. On le lâche devant la grille, et puis voilà. Mais je trouve que le contact avec les enseignants est facile pour peu qu’on en prenne l’initiative. 

 

Votre fils est aujourd’hui en CE2 ? 

 

Oui. Et il y a beaucoup de neuf cette année : sa classe est à double niveau (CE2/CM1) et il a deux maîtresses, dont une qui sort directement de la fac ! En plus, il n’est plus avec ses meilleurs copains. Personnellement, je trouve que cela fait un peu beaucoup, on ne sait pas trop ce que cela va donner, mais bon… il faut bien faire confiance ! Lui a l’air plutôt ravi, alors… 

 

L’entrée à l’école de votre second fils a été aussi heureuse ? 

 

Cela n’a pas été tout à fait pareil pour Maxime. Sa maîtresse avait mauvaise réputation (elle avait eu des soucis avec sa hiérarchie) et j’étais donc méfiante au départ. Je crois que je ne lui ai pas transmis autant de joie et d’enthousiasme que je l’avais fait avec Sébastien ! En revanche, je me suis impliquée dans l’association des parents d’élèves et dans les activités requérant l’aide des parents (sorties, etc.), afin de voir "de l’intérieur" de quoi il retournait. Effectivement, j’ai pu constater que la maîtresse était assez rigide et extrêmement exigeante avec ses élèves. Mais j’ai constaté aussi que mon fils avait su s’adapter : il savait se montrer docile, acceptait les consignes. L’apprentissage du respect des règles, c’est aussi positif ! Cette année, Maxime a retrouvé cette enseignante en moyenne section. Bizarrement, il a l’air ravi ! Au moins, il connaît les règles du jeu et semble avoir gagné en assurance. 

 

Faire partie de l’association des parents d’élèves, c’est important pour vous ? 

 

J’ai rejoint l’association pour avoir un contact plus étroit avec les enseignants, connaître leur pédagogie, être au fait des choses. Mais ça n’a pas fonctionné sur ce point, puisque l’APE n’est pas concernée par les questions pédagogiques. En revanche, j’ai passé du temps à l’intérieur de l’école, pour des choses toutes bêtes (coller des enveloppes…), et mon fils était tout fier de voir que j’étais présente. Mon investissement dans l’école, c’était du temps que je lui consacrais indirectement. Pour cet aspect là, c’était très positif. 

 

Qu’aimeriez vous dire aux parents dont les enfants entrent à l’école ? 

 

Je suis frappée de voir à quel point certains parents, qui se sentent mal à l’aise dans leur contact avec l’école, transmettent leurs peurs à leurs enfants. Peur de la séparation, peur des enseignants, peur de l’échec, etc... Bien sûr, quand on a soi-même une mauvaise expérience de l’école, ce n’est pas facile de faire table rase. Mais quand même ! C’st important de ne pas polluer l’enfant avec ses propres difficultés. Il faut faire confiance à l’enfant qui dispose de beaucoup de ressources pour s’adapter. Et ne pas le stresser dès le début avec l’obligation de performance. La maternelle, c’est le premier contact avec l’école, et je pense qu’il peut avoir des répercussions sur le reste de la scolarité. Alors autant tout faire pour que l’expérience soit synonyme de joie et de découvertes !

La rédaction de BébéVallée


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