De 0 à 6 mois : du lait et des câlins !


Cet article fait partie de notre grand dossier “Les besoins nutritionnels de bébé


En un temps record, bébé va doubler son poids. Pour accompagner cette croissance rapide, deux besoins sont essentiels les six premiers mois : du lait et des câlins ! Reste à choisir le lait le plus adapté aux besoins de bébé et de la maman.


Le lait est le seul aliment qui convienne au nourrisson au moins jusqu’au 4ème mois et, de préférence, jusqu’au 6ème.

 

Le colostrum : nectar des premiers jours

 

A la naissance, si la maman allaite, bébé découvre le colostrum. C’est à partir du troisième ou du quatrième jour, que la montée laiteuse intervient.
Le colostrum est un liquide épais jaune, sucré et très nourrissant. Il est à la fois chargé de sels minéraux, de protéines et de vitamines A. Il contient, en revanche, peu de matières grasses (les lipides) et de sucre (lactose). Par sa composition, il aide au démarrage du système digestif. C’est lui qui va favoriser les premières selles et l’élimination du méconium, de couleur noire ou verdâtre, restes d’éléments absorbés in utero. Il faut une quinzaine de jours pour que le lait devienne complètement mature.

 

Le lait : la bonne dose de lipides

 

Bébé peut trouver ensuite dans le lait maternel, au même titre que tous les petits mammifères, tous les nutriments dont il a besoin pour se développer et, notamment, la bonne dose de lipides, glucides et de protéines. La proportion des acides gras insaturés est parfaitement adaptée aux besoins du cerveau de bébé. Les lipides doivent représenter près de la moitié de l’apport calorique et le calcium est indispensable à la croissance osseuse.
Les laits artificiels sont fabriqués à partir de lait de vache auquel on ajoute ou on retranche différents ingrédients pour que sa composition se rapproche le plus possible des besoins de l’enfant. C’est le lait "premier âge" le plus adapté jusqu’aux six mois de l’enfant. Le lait 2ème âge prend ensuite le relais au moment de la diversification alimentaire. Il faut savoir que le lait de vache non transformé est à la fois trop riche en protéines et en graisses animales et trop pauvre en fer et en vitamine E.
C’est souvent à la maternité que le choix du lait se fait avec le pédiatre ou la puéricultrice.
Un changement de lait peut être nécessaire, les troubles sont assez fréquents du fait de l’immaturité du système digestif. Il faut aussi composer avec les intolérances alimentaires. Tout cela génère beaucoup de stress chez les parents, alors qu’il y a toujours des solutions. 


Prématurité : lorsque le nourrisson a dépassé un stade de 32 semaines ou qu’il pèse plus d’1,5 kg, il est possible de le nourrir avec du lait spécial pour prématurés. Les laits sont plus riches en acides gras polyinsaturés, mais également en protéines, minéraux et vitamines pour répondre aux besoins spécifiques des bébés de moins de 3 kg.


Reflux : les laits anti-reflux s’adressent aux bébés ayant des régurgitations modérées. Ils diminuent les régurgitations. Ces laits sont riches en caséine et pauvres en lactose : le transit est plus lent, mais ils peuvent favoriser la constipation.


Troubles digestifs : coliques, reflux importants, constipation. Les laits probiotiques sont enrichis en ferments lactiques, restaurent la flore intestinale et améliorent la digestion du lactose. Pour les diarrhées aiguës ou pour les intolérances au lactose, c’est le lait sans lactose qui est conseillé.

Si les symptômes persistent, il est nécessaire d’en parler avec son pédiatre. Des reflux qui se prolongent, par exemple, peuvent endommager l’œsophage. Un traitement médicamenteux est souvent nécessaire à titre préventif. Quant aux diarrhées ou aux constipations chroniques, elles sont peut être le signe d’une intolérance aux protéines de lait de vache. La constipation peut, à terme, se traduire par des fissures anales.

Risques d’allergies : les protéines contenues dans le lait de vache sont responsables des allergies. Les laits hypoallergéniques sont utilisés à titre préventif pour réduire les risques d’allergies, surtout quand il y a des antécédents familiaux.

Allergies avérées : c’est l’allergie la plus précoce. Il existe des substituts de lait ou hydrolysats de protéines qui sont beaucoup mieux tolérés et apporteront tous les nutriments nécessaires. Ils peuvent être utilisés jusqu’aux neuf mois de l’enfant. La réintroduction du lait doit alors se faire sous surveillance médicale.

 

Prématurés : des besoins propres

 

A la naissance, le bébé prématuré a de plus faibles réserves en graisses, acides gras à longue chaîne, minéraux et vitamines, car elles se constituent durant le dernier trimestre de la grossesse.
Ses besoins nutritionnels sont plus importants en raison de sa forte croissance. Il est donc vulnérable à toute carence ou à tout excès d'apport nutritionnel.
Pour faire face aux besoins supplémentaires, le lait maternel est enrichi en protéines, énergie et minéraux ou, à défaut, lorsqu'on utilise un lait dédié à l'enfant prématuré, en acides gras polyinsaturés et en sels minéraux solubles.
Le lait maternel est le plus digeste car il contient une faible quantité de caséine et du "petit lait" ou lactalbumine en grande quantité : il est donc bien adapté au système digestif encore immature des bébés nés avant terme.


Ce document est extrait du livre "Mon bébé mange bien de 0 à 1 an"
Auteur : Sylvie GRAVIER
Edition Ideo



La rédaction de BébéVallée

Les laits d’animaux ou végétaux peuvent générer des carences

En cas d’intolérance au lait de vache, on peut être aussi tenté par d’autres laits d’animaux ou les laits végétaux. Cela ne peut pas se faire sans contrôle médical, car ils ne contiennent pas les mêmes éléments nutritifs que le lait de vache et sont susceptibles de générer des carences.
Le lait de chèvre comprend, par exemple, moins de fer, d’acide folique et de vitamine B, en revanche il est plus digeste que le lait de vache. Même réponse pour le jus d’amandes, qui nécessite des compléments en glucides, calcium et vitamine D. C’est le lait d’ânesse et le lait de jument qui sont les plus proches par leur composition du lait féminin, bien qu’elles ne soient pas équivalentes.
Ces laits peuvent également provoquer des allergies. Si la protéine responsable est la caséine, le bébé risque de ne pas tolérer les autres laits d’animaux. Le principe est le même pour les jus végétaux : les céréales (soja, riz) ou les oléagineux (amandes) pouvant être également responsables d’allergies.


Le saviez-vous ?

 


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