L’apprentissage de la propreté : le jour et la nuit !


Ce témoignage fait partie de notre grand dossier “Comment l’aider à devenir propre ?


Août 2010


Madeleine, maman de trois enfants, a plutôt bien vécu l’apprentissage de la propreté diurne de ses enfants. La suppression des couches la nuit a posé plus de problèmes. Surtout pour son aîné !



Bébévallée : Comment votre premier enfant est-il devenu propre ?

 

Madeleine : Je me souviens que c’était une question qui me préoccupait, comme toutes les jeunes mamans, mais je ne voulais pas lui mettre la pression non plus. A la réunion de présentation de l’école, au printemps (Adam avait 2 ans et demi) la directrice a bien insisté sur l’impossibilité d’accueillir des enfants portant toujours des couches. Il y a eu un grand silence angoissé parmi les parents… J’ai commencé à lui proposer d’aller sur le pot. Au départ, il ne comprenait pas trop à quoi cela pouvait servir, il avait plutôt envie de jouer avec. Puis il a intégré le mécanisme, et s’y est mis sans trop de problèmes. J’ai pu lui enlever ses couches. En revanche, il a eu beaucoup d’accidents. Presque toujours des accidents de pipi, heureusement. Je vivais dans la hantise qu’il fasse pipi dans sa culotte, et j’avais du mal à rester zen quand accident il y avait ! C’était particulièrement stressant en voiture, quand nous faisions de longs trajets, pendant l’été ! Je lui demandais constamment : "Chéri, tu n’as pas envie de faire pipi ?"

 

Votre fils a été propre au moment d’aller à l’école ?

 

Oui, mais il avait des accidents de temps en temps, comme tous les enfants. Et cela ne posait aucun problème particulier. L’école disposait de tout un tas de vêtements de rechange prévus à cet effet. Avec le recul, je trouve que la directrice nous avait inutilement mis la pression sur ce sujet ! Et j’ai l’impression que c’est le cas dans toutes les écoles.

 

Et la propreté la nuit ? 

 

Là, cela a été beaucoup plus compliqué. Adam avait des accidents constamment, je trouvais son lit mouillé tous les matins… Il dormait profondément et l’envie de faire pipi, ou même l’accident, ne le réveillait pas. Je devais changer ses draps tous les matins : un cauchemar ! Et je ne voulais pas lui remettre de couches parce que je pensais que cela l’empêcherait d’acquérir la propreté la nuit. Quand Adam a eu 4 ans, j’ai fini par en parler à son pédiatre car je m’inquiétais vraiment. Le médecin m’a regardé d’un air blasé en me disant "un enfant peut faire pipi au lit jusqu’à 7 ans, c’est normal". Ses paroles ont complètement dégonflé mon inquiétude. J’ai décidé de lui remettre des couches pour mon confort personnel et sans angoisse pour la suite, en attendant le moment où il serait "mûr" pour passer une nuit sans accident. Et puis cela s’est fait naturellement, un peu avant 5 ans. Adam n’a pratiquement plus jamais fait pipi au lit. Il se réveille quand il a envie de faire pipi dans la nuit, et va aux toilettes sans nous appeler. 

 

Comment cela s’est-il passé avec votre fille ?

 

La propreté pendant la journée a été encore plus simple à acquérir pour Ondine que pour son frère. Elle a accepté le pot et surtout, elle n’a eu que très peu d’accidents pendant la journée. Je me sentais surtout plus décontractée devant le risque d’accident : sans doute aussi parce qu’elle en a eu moins que son frère… A moins que ce ne soit l’inverse : c’est parce que j’étais plus tranquille qu’elle en a eu moins ? En revanche, quand elle demandait à faire pipi, il fallait répondre à son besoin sur le champ. C’était galère quand nous étions au parc, par exemple ! Mais globalement, cela s’est vraiment bien passé. 

 

A-t-elle eu autant de mal que son frère à devenir propre la nuit ? 

 

Oui et non. Elle n’a plus eu de couches la nuit vers 3 ans, et cela s’est plutôt bien passé. Mais elle a recommencé à faire pipi au lit à la naissance de notre troisième enfant, quelques mois plus tard. Mais, contrairement à Adam, elle se réveillait dès qu’elle avait fait pipi au lit. Nous lui avons donc remis des couches sans nous poser de questions : gérer les tétées nocturnes plus les draps à changer en pleine nuit, ce n’était pas possible ! Cette "régression" a duré au moins 18 mois, jusqu’à ses 5 ans environ. Nous ne l’avons vraiment pas poussée à enlever les couches, car notre petit dernier a mis un an à faire ses nuits, et quand nous avons enfin pu faire des nuits complètes, nous n’avons pas du tout eu envie de nous faire réveiller par le pipi au lit d’Ondine. En plus, elle le vivait bien, n’avait pas du tout honte de porter des couches. Forte de l’expérience d’Adam, je n’étais pas du tout inquiète et je savais qu’elle arrêterait naturellement quand elle serait prête. C’est ce qui s’est passé au moment de ses 5 ans. Nous lui avons dit qu’elle était grande, qu’elle pouvait essayer de dormir sans couches, et elle a dormi sans accident à partir de ce jour. 

 

Comment s’est fait le passage du pot aux toilettes ? 

 

Cela a pris du temps, me semble-t-il. Les toilettes font peur aux enfants au début. Je leur ai laissé le temps de les apprivoiser, sans les forcer. En leur montrant juste que papa et maman, eux utilisaient les toilettes. Nous avons aussi acheté le matériel nécessaire : réducteur et marche-pied pour les aider. Chaque fois que je vidais le pot dans les toilettes, je leur disais que ce serait plus simple de faire directement dans les toilettes ! Je me souviens qu’Adam, d’un naturel très autonome, voulait absolument vider lui-même son pot dans les toilettes. Mais comme il était aussi assez maladroit, c’était à chaque fois une grande prise de risque ! 

 

Et pour votre troisième enfant ? 

 

Il n’a que 17 mois, j’ai encore un peu de temps devant moi. Je guette le moment où il pourra monter et descendre seul les escaliers : c’est, paraît-il, le signe qu’un enfant est capable de maîtriser ses sphincters. En ce moment, c’est d’ailleurs son grand jeu de grimper et tenter de descendre les escaliers. Mais il a encore besoin de mon aide. Le moment du pot n’est pas encore venu. 

 

Avez-vous un conseil à donner aux mamans qui s’inquiètent sur ce sujet ? 

 

De ne pas s’inquiéter, justement ! Tous les enfants finissent par devenir propre ! Et de ne pas se stresser pour l’entrée à l’école. Il me semble que tous les directeurs ont un discours menaçant sur le sujet, mais je n’ai jamais entendu parler d’un enfant exclu de l’école pour cette raison !
Pour la nuit, j’ai envie de rappeler ce que m’a dit mon pédiatre : les enfants peuvent faire pipi au lit jusqu’à 7 ans sans que ce soit un problème d’énurésie. Certains enfants mettent plus de temps que d’autres à acquérir la propreté nocturne. Il ne faut donc surtout pas leur mettre la pression !

La rédaction de BébéVallée


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