Mère de famille nombreuse


Ce témoignage fait partie de notre grand dossier “Agrandir la famille


Mai 2008


Hélène Bézard est mère de 5 garçons de 10 ans à 18 mois. Malgré la fatigue et le manque de temps, elle s’efforce d’accompagner chacun de ses enfants dans son épanouissement personnel. Cet objectif éducatif, qu’elle partage avec son mari, lui procure un profond bonheur.



Bébévallée : Avez-vous toujours voulu avoir une grande famille ?

 

Hélène Bézard : Oui. Je suis moi-même issue d’une famille de six enfants. J’y ai trouvé une vitalité, une vie bouillonnante ; il y a un enrichissement mutuel entre frères et sœur. Cette ambiance m’a plu et pour moi, il était naturel d’avoir au moins quatre enfants.

 

Travaillez-vous ?

 

Non. J’ai arrêté de travailler dès mon premier enfant. Cela ne correspondait pas au départ à un choix mais l’est devenu : il se trouve je n’ai pas trouvé de poste à mi-temps là où j’habitais. Mais j’ai découvert que rester à la maison me convenait, et facilitait également l’équilibre familial et conjugal. Je le vis bien car j’ai toujours recherché et entretenu des liens sociaux autour de moi. A travers mon engagement dans des associations (de parents d’élèves, groupes chrétiens, etc.), je rencontre d’autres personnes et ne me sens ainsi pas isolée.

 

Quelle est votre organisation familiale ?

 

Mes deux premiers fils sont à l’école élémentaire, les deux suivants à la maternelle et le dernier est encore à la maison. Mon mari et moi nous levons à 6h30, nous nous occupons des enfants puis je les conduis à l’école. Ils rentrent déjeuner à la maison trois jours sur quatre. Le soir, je me partage entre les devoirs, les bains, etc. mais aussi les conduites pour les activités des plus grands (Pierre, l’aîné joue du violon et des percussions et fait de la natation, Joseph fait de l’orgue et du judo, les suivants n’ont pas encore d’activité). Les enfants dînent à 19h30 et se couchent entre 20h et 20h30. Je dîne avec mon mari quand il rentre.

 

Avez-vous du temps pour vous ?

 

J’ai une journée entière pour moi : le mardi, les enfants restent déjeuner à la cantine et Calixte, le plus jeune, est à la garderie. En théorie, je profite de cette journée pour me détendre, me promener, visiter une expo. J’y arrivais bien avec quatre enfants, mais l’arrivée du cinquième a occasionné pour moi une sérieuse surcharge de fatigue et de tâches matérielles. Désormais, j’ai du mal à faire des choses « constructives » le mardi et j’en profite surtout pour me reposer ou faire ce qui a pris du retard dans le fonctionnement de la maison (courses, lessive, etc.).

 

Est-ce que vous vous faites aider ?

 

Oui. J’ai une femme de ménage qui vient deux fois par semaine. Je fais donc peu de repassage et pratiquement pas de ménage. Je demande aussi aux grands de mettre le couvert et débarrasser puis de passer le balai après les repas, afin que je n’aie pas à tout faire seule.

 

Avez-vous instauré des règles particulières pour vous en sortir ?

 

Oui. La première est le respect des horaires, le soir notamment. Je demande aux enfants une obéissance immédiate pour que les roulements puissent se faire sans heurts. Nous avons instauré un règlement intérieur de la maison. Même s’il n’est pas suivi à la lettre, il est une référence à laquelle je peux revenir quand tout part à vau l’eau, ce qui arrive quand même de temps en temps ! Ce règlement cadre les choses matérielles, mais donne aussi des règles de vie : l’attention aux autres, savoir dire merci, rendre service, faire un compliment, ne pas parler tous en même temps… C’est essentiel, surtout dans une famille de cinq garçons, pour ne pas avoir une bande de « petits sauvages » ! Je constate malgré tout que les règles sont de plus en plus difficiles à faire respecter à mesure que grandit la famille. Les petits prennent exemple sur les grands beaucoup plus vite qu’on ne le voudrait. Félicien, à 4 ans, dit des gros mots tout à fait naturellement, par exemple...

 

Quels sont les points positifs d’une famille nombreuse ?

 

C’est la vie qui déborde ! Les enfants apportent une fraîcheur, un enthousiasme, une spontanéité que je trouve merveilleux. C’est aussi la surprise : aucune journée ne se ressemble, nous sommes toujours surpris et étonnés par nos enfants. Cela signifie qu’il faut s’adapter en permanence. J’apprécie cette remise en cause permanente, même si elle est fatigante et exigeante.
Ce qui compte pour moi, c’est surtout accompagner chaque enfant dans l’épanouissement de sa personnalité. Chacun est différent. A moi de trouver le moyen de l’éduquer en respectant son caractère. Cet aspect éducatif me passionne.

 

Y a-t-il des points négatifs ?

 

Le risque majeur est de se laisser emporter par le rythme et la charge de travail matérielle sans parvenir à prendre du recul. Il est important de bien se connaître, de mesurer ses limites pour savoir se ressourcer quand c’est nécessaire afin de retrouver l’énergie permettant de rester disponible pour les enfants.
Cela dit, cela ne m’affole pas d’être débordée par le matériel : je ne me sens pas une mauvaise mère parce que j’ai trois lessives de retard. Il faut accepter de lâcher sur ces aspects, sinon c’est invivable.
Avoir une grande famille est un bonheur qui comble une vie à condition de garder le sens profond de ce que cela signifie pour moi : accompagner chaque enfant dans sa croissance physique, intellectuelle et spirituelle.

 

Quelles sont les rapports entre vos enfants ?
Ils sont bien sûr rivaux mais je ne crois pas que ce soit le fond de leur relation. Ils sont proches, complices, jouent beaucoup ensemble. Il y a une espèce de sécurité pour eux à être ensemble. Si l’un d’entre eux est absent, il manque à la communauté.

 

Parvenez-vous à consacrer du temps à chacun de vos fils ?

 

Je dirai oui, même si ce n’est pas autant qu’eux le souhaitent. Ils me demandent souvent de jouer avec eux en tête à tête, par exemple. J’agis en fonction des besoins de chacun et de mes disponibilités. Ce qui est acquis : mon mari et moi invitons chaque enfant seul au restaurant le jour de son anniversaire.

 

Parvenez-vous à garder du temps pour votre couple ?

 

C’est de plus en plus difficile, et nous n’y parvenons pas autant que nous le souhaitons, mais cela reste une priorité pour nous deux. Nous petit-déjeunons le matin et dînons le soir tous les deux. Nous avons aussi pris un abonnement au théâtre qui nous « garantit » une soirée par mois à l’extérieur, en tête à tête ! J’ai la chance d’avoir des parents qui gardent tous les enfants, ce qui nous permet de partir en amoureux quelques jours chaque année. Ces temps à deux ne sont pas superflus car pour moi, la famille est le fruit du couple. C’est le sens de ce que l’on vit à deux qui donne envie de le prolonger avec les enfants. Même si mon mari travaille beaucoup, c’est vraiment à deux que nous portons la famille.

 

La rédaction de BébéVallée


La jalousie peut être un moteur

La jalousie est considérée comme un sentiment négatif, alors qu’elle peut être un moteur pour l’enfant, lui donner l’envie de se surpasser. Autant dire qu’il vaut mieux ne pas culpabiliser en tant que parents et éviter également de lui reprocher ouvertement.


Le saviez-vous ?

 

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