Le déni de grossesse



Pas la moindre nausée, pas le moindre petit ventre rond, des règles régulières et au hasard d’une visite médicale, voire le jour de l’accouchement, on apprend qu’on est enceinte.


Qu’est-ce qu’un déni ?


Au sens de Freud, c’est un mode de défense permettant au sujet de refuser de reconnaître une réalité considérée comme traumatisante.


Déni partiel ou total


Le déni est partiel si la grossesse est découverte pendant la grossesse et total ou absolu s’il se poursuit jusqu’à l’accouchement


L’absence de signes de grossesse


Dans les cas observés :
- Les signes habituels de la grossesse ne se manifestent pas : nausées, fatigue, changement de volume des seins.
- Les règles continuent parfois avec la prise de la pilule ou des saignements sont pris comme tels.
- La prise de poids est faible : de l’ordre de 4 à 5kg.
La future mère a pris peu de ventre et la prise de poids se concentre sur d’autres parties du corps. Chez les femmes rondes, on n’observe parfois aucun changement de taille.
- Le fœtus bouge peu et se développe comme en secret, par exemple, dans la partie supérieure de l’utérus.

 

Le rôle de l’entourage


Du fait de l’absence de signes de grossesses, l’entourage passe à côté de la grossesse. Aussi étonnant que cela puisse paraître, le compagnon ou le mari, les parents, les amis, même l’entourage très proche ne se rend compte de rien. Dans le cas de déni total, c’est seulement au moment de l’accouchement qu’il découvre la nouvelle.


Les révélateurs


Des douleurs au ventre, au dos poussent souvent la personne à consulter. Parfois, elle croit être confrontée à une colite néphrétique, une infection urinaire, une gastro-entérite, voire une appendicite ! Il arrive que le diagnostic passe à côté de la réalité de la grossesse. Alors, c’est le jour même de l’accouchement que la patiente découvre sa maternité quand elle commence à perdre les eaux ou est confrontée à des contractions ou à des saignements.


Un profil-type ?


Une étude(1) réalisée auprès de deux maternités du Nord-Pas-de- Calais auprès de 2550 femmes, a observé 56 cas de dénis de grossesse.

  • 50% étaient un déni partiel
  • 50% étaient un déni total

 

Dans près de la moitié des cas, la patiente était déjà mère d’un ou deux enfants.
Tous les milieux sociaux étaient concernés.


Selon une autre étude réalisée au CHU de Poitiers(2) portant sur 9815 accouchement dont 18 dénis massifs, les femmes les plus exposées étaient :

 

  • Jeunes : âge moyen de 22, 9 ans
  • Primipares (67,8%)
  • Célibataires (69,7%)
  • Etudiantes (21,5%) ou sans profession (41%)
  • Vivant chez leurs parents (51,8%)
  • En couple (28,6%)

 

Les causes du déni de grossesse

 

Plusieurs facteurs peuvent conduire à un déni de grossesse :

  • Une stérilité supposée
  • Des grossesses très rapprochées
  • Le contexte familial, notamment pour les adolescentes
  • L’enfant d’une liaison extraconjugale
  • Un bébé non désiré
  • Le souhait d’une grossesse non médicalisée
  • Une grossesse résultant d’une agression sexuelle.


Le risque d’infanticide


Le choc psychologique est très important, surtout quand la patiente découvre seule sa maternité au moment ou elle est en train d’accoucher et n’a pas recours à son entourage. Le travail est souvent très rapide et perçu comme un besoin d’aller à la selle : ces bébés naissent souvent dans les toilettes.
La mort du bébé peut survenir de manière accidentelle, par manque de soins, suite à un traumatisme crânien ou suite à une intervention de la mère. Cette confrontation brutale avec la réalité peut occasionner une vraie peur panique qui peut conduire à des pulsions infanticides : le néonaticide concernerait moins de 10% des dénis de grossesse. Dans certains cas, la mère croit sont enfant mort-né et s’en débarrasse alors qu’il est encore vivant. La mère se met, de son côté, fortement en danger avec les risques d’hémorragies consécutifs à l’accouchement.

 

(1) Etude C. PIERRONNE, M.A. DELANNOY, C. FLOREQUIN, M. LIBERT, réalisée en juillet 2002, Perspectives psychiatriques.
(2) Etude LAPORTE réalisée en 1993.



La rédaction de BébéVallée

Un déni de grossesse est-il fréquent ?

1 à 3 cas pour 1 000 naissances, c’est le taux de dénis de grossesse en France. Ce qui représente 800 à 2400 dénis de grossesse par an. Ce taux est proche de la moyenne européenne et de celle observée aux Etats-Unis. Cette proportion est stable depuis au moins trente ans.


Le saviez-vous ?

 


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